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    France

    Netflix en très grande forme au Festival de Cannes avec «Okja» et «Meyerowitz»

    media « Okja » (à g.) de Bong Joon Ho et « The Meyerowitz Stories » de Noah Baumbach sont les deux films Netflix en lice pour la Palme d’Or. Festival de Cannes 2017

    Avec «Okja» de Bong Joon Ho et «The Meyerowitz Stories» de Noah Baumbach, Netflix, la plateforme américaine de vidéo à la demande a offert au Festival de Cannes jusqu’ici deux des meilleurs films en compétition, assortis de stars qui ont tenu leurs promesses : de Tilda Swinton en passant par Ben Stiller et Adam Sandler jusqu’à Dustin Hoffman. Cela ne sera peut-être pas le scénario « catastrophe » si redouté par les organisateurs du Festival de Cannes - une Palme d’or pour Netflix – mais la probabilité d’un prix pour ces films qui seront uniquement visibles en streaming et ne sortiront pas en salles en France devient de plus en plus grande.

    Il y a bien eu quelques hués dans la salle quand le sigle de Netflix est apparu pour la première fois sur grand écran au Festival de Cannes. En revanche, après la séance d’Okja, la très grande majorité du public s’est probablement plus transformée en végétarien qu’en activiste anti-Netflix. Très peu de spectateurs semblent être réellement fâchés contre le Cheval de Troie qui profite du plus grand rendez-vous mondial du cinéma sans faire profiter les spectateurs de ses films dans les salles en France.

    « Netflix n’est pas un problème pour moi »

    « En ce qui me concerne, je ne mangerai plus jamais de cochon, réagit un habitué de la Croisette après avoir vu comment Okja a échappé du terrible abattoir industriel pour porcs géants génétiquement modifiés. Quant au débat sur Netflix : cela existe depuis longtemps. Moi, j’ai 50 ans de Festival, et en 50 ans, il y a beaucoup de films qui n’ont jamais été projetés en France. » « Ce film est très commercial et n’a pas une très grande valeur artistique, remarque un journaliste italien, mais Netflix a le droit de participer et on doit tous s’habituer aux nouveaux moyens techniques. »

    « Je ne pense pas que Netflix soit un risque pour le cinéma. Cela fait maintenant partie des gens, affirme une spectatrice américaine. Le scénario est magnifique, les images sont esthétiques, l’histoire est grandiose, alors où est le problème ? » « Je n’aime pas Netflix, ce film devrait être regardé sur un grand écran et non pas sur un ordinateur ou un téléphone portable, » rajoute un spectateur japonais. « « Je viens de l’Amérique du Sud et Netflix n’est pas un problème pour moi. C’est une plateforme qui fait partie du nouveau monde et on doit l’accepter. S’ils peuvent produire et ouvrir de nouveaux horizons pour les cinéastes, c’est bien. »

    « Okja », tourné en coréen et à hauteur d’enfant

    De toute façon, le réalisateur sud-coréen Bong Joon Ho a gagné son pari d’accepter les 50 millions de dollars de Netflix pour faire « le film que je voulais faire ». Le résultat est impressionnant, engagé et touchant. L’histoire raconte le destin d’Okja, une truie grosse comme un éléphant et meilleure amie de Mija, une petite fille vivant dans les montagnes coréennes. Leurs aventures dans ce paradis naturel rappellent vaguement le Livre de la jungle, mais, très vite, cette comparaison devient caduque. Car l’animal géant est la création génétiquement modifiée d’une multinationale agroalimentaire.

    Tilda Swinton incarne Lucy, la narcissique et égocentrique directrice de cette société agroalimentaire sans scrupules nommée Mirando qui veut récupérer son animal pour en faire des saucisses « naturelles » à haute valeur ajoutée. Donc la jeune Mija, incarnée avec beaucoup de cœur par An Seo Hyun, essaie de sauver son amie avec l’aide d’une radicale organisation de libération des animaux. Un film remarquable, tourné en coréen et à hauteur d’enfant. Néanmoins, la cruauté des scènes au laboratoire et dans l’abattoir de la multinationale risque de choquer le public familial visé beaucoup plus que le fait de retrouver ce long métrage avec ses merveilleuses images panoramiques seulement en ligne.

    « The Meyerowitz Stories », un jeu d’acteur exceptionnel

    Au Festival de Cannes, la « révolte » contre le géant du streaming semble s’effriter. Ce dimanche, deux jours après la séance plutôt mouvementé d’Okja, le mécontentement contre Netflix restait très circonscrit lors de la projection de The Meyerowitz Stories. C’est certainement aussi dû au jeu d’acteur exceptionnel des protagonistes sous la direction de Noah Baumbach. Le réalisateur de 47 ans est l’une des figures de proue du cinéma américain indépendant et voue une admiration sans faille à Woody Allen.

    Dustin Hoffman interprète avec barbe et aplomb Harold, le patriarche frustré et fauché de la famille Meyerowitz. Ce professeur d’art retraité et sculpteur, délaissé par le marché de l’art, vit avec ses névroses, sa quatrième épouse et son caniche à New York quand un accident l'oblige à être hospitalisé. Autour du lit d’hôpital s’entrechoquent alors les non-dits, les jalousies et blessures entre ses trois enfants.

    La symphonie d’une vie familiale

    Adam Sandler joue Danny, un musicien raté devenu homme au foyer et divorcé dont la seule fierté sont les vidéos porno-trash que sa fille Eliza commence à tourner. Elizabeth Marvel donne vie à Jean, la fille introvertie restée toute sa vie dans l’ombre de son père ; et puis Ben Stiller donne vie au brillant demi-frère Matthew, le fils adoré qui a réussi à fuir le carcan familial et monter son propre cabinet à Los Angeles pour faire du business.

    Il n’y a pas une grande chose, mais plein de petites choses qui vont chambouler la famille et la vie de chacun. Avoir orchestré ce ballet de petits événements insignifiants avec des dialogues ciselés, drôles et cruels, des gestes à la fois beaux et banals, pour en faire sortir la symphonie d’une vie familiale reste le grand exploit de The Meyerowitz Stories.

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