GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 16 Mai
Jeudi 17 Mai
Vendredi 18 Mai
Samedi 19 Mai
Aujourd'hui
Lundi 21 Mai
Mardi 22 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Afrique

    Karim Moussaoui: «En attendant les hirondelles, le printemps des individus»

    media Le cinéaste algérien Karim Moussaoui a présenté le film «En attendant les hirondelles» au Festival de Cannes 2017. Siegfried Forster / RFI

    C’est son premier long métrage : à 40 ans, le cinéaste algérien Karim Moussaoui a percé dans la sélection officielle de Cannes, le plus grand festival de cinéma au monde. « En attendant les hirondelles » raconte la réalité de l’Algérie d’aujourd’hui à travers trois histoires : celle du promoteur immobilier Mourad, de la jeune fille Aïcha et celle du passé lourd du neurologue Dahman. Entretien.

    RFI : Votre film montre les dégâts provoqués par la politique et la société chez les individus en Algérie. Le titre En attendant les hirondelles, est-ce aussi une allusion au Printemps arabe qui n’a jamais eu lieu en Algérie ?

    Karim Moussaoui : Pas du tout. Ce n’est pas une allusion au Printemps arabe. C’est un titre que j’avais trouvé avant. J’avais commencé le scénario en 2009. Je parle du printemps des individus, peut-être d’un pays, en attendant que de meilleurs jours arrivent, que des choses soient un peu meilleures. Donc, je raconte ce qui se passe, le cheminement des individus au sein d’une société. Un cheminement naturel que je considère comme nécessaire. C’est une étape dans la vie de tout le monde pour évoluer. Au final, il s’agit de l’évolution d’un pays, d’un territoire.

    Au début du film, on voit un fils qui n’a pas de projet pour sa vie, on voit une voiture en panne, et on entend dire une femme : « j’ai l’impression que tout est arrêté. » Voulez-vous montrer le temps suspendu où rien ne se passe et en même temps tout change ?

    Oui, c’est ça. Je raconte cette étape où les personnages arrivent au bout de leur logique, au bout de leurs désirs, parfois aussi au bout de leurs illusions. Ils ne savent plus comment se renouveler, comment se réinventer. Donc tout est à cet endroit-là du questionnement : comment refaire les choses ? Est-ce qu’on les referait de la même manière ? C’est un sujet qui m’intéresse énormément, parce que c’est le processus même de l’évolution, du changement qui s’opère à ce moment-là.

    On a aussi droit aux rêves et aux déceptions d’une jeune fille, Aïcha. Elle est tiraillée et déchirée entre deux amours : l’une de raison, l’autre de passion. Vous exprimez cela dans le film surtout par la danse, par exemple avec une chorégraphie sur les gravats. Quel est le rôle de la danse dans votre film ?

    La danse est l’expression du corps, du désir. Je préfère de montrer la danse que de faire parler les personnages. Chaque fois, la danse exprime la libération du corps.

    Mehdi Ramdani (Fjalil) et Hania Amar (Aïcha) dans « En attendant les hirondelles » de Karim Moussaoui. Festival de Cannes

    Et aussi les non-dits ?

    Je ne suis pas sûr qu’il y ait des non-dits. Justement, ce film ne traite pas les non-dits. En fait, tout est dit. Le problème est à un autre niveau, c’est au niveau des décisions que doivent prendre ces personnages. Ils doivent faire des choix. Ce ne sont pas des personnages qui subissent. Je n’ai montré à aucun moment qu’Aïcha est contrainte de quoi que ce soit. Elle décide elle-même, sauf qu’elle est effectivement tiraillée entre un monde et une relation où les choses sont moins certaines. Elle préfère peut-être une illusion de sécurité. Moi, je ne crois pas à la sécurité. Je ne crois pas à la stabilité.

    Vous êtes aussi un réalisateur engagé pour les autres cinéastes en Algérie. Vous êtes membre fondateur de l’association culturelle de promotion du cinéma Chrysalide à Alger. Comment va aujourd’hui le cinéma en Algérie. Est-ce qu’il y a assez de salles et assez de public pour des films comme le vôtre ?

    Des spectateurs, oui. Bien sûr, il n’y a pas encore assez de salles. J’espère que d’ici quelques années, on pourra trouver de plus en plus de salles qui vont faire naître de plus en plus de distributeurs et de producteurs et de réalisateurs et peut-être même des écoles de cinéma.

    Et plus de subventions d’Etat ?

    La subvention d’Etat est nécessaire, mais je pense qu’il y a aussi une économie à créer : par la billetterie, etc. C’est vraiment un enjeu très important de fabriquer des images qui viennent de l’Algérie. Peu importe la nature des images. Il s’agit de raconter la vie qui se passe là-bas et c’est dommage que cet aspect de l’Algérie n’apparaisse pas souvent.

    RFI au Festival de Cannes 2017 : nos articles, éditions, émissions, photos et vidéos

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.