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    Asie-Pacifique

    «Au nom du peuple», la série chinoise qui s’attaque à la corruption

    media Zhou Meisen, ici en mai 2017, réalisateur de la série chinoise « Au nom du peuple », mettant fin à dix ans de silence sur la question de la corruption en Chine. Greg Baker / AFP

    La série de 55 épisodes produite à la demande du Parti communiste chinois (PCC) vient de remporter deux prix au Shanghai Television Festival, pour les meilleurs seconds rôles. « Au nom du peuple » met fin à dix ans de silence sur la question de la corruption en Chine.

    Par Nathan Chaudet,

    Dans une maison luxueuse de la province fictive de Bianxi appartenant à un haut fonctionnaire, des policiers découvrent des millions de yuans dormants dans un frigo, sous un lit ou derrière un faux mur. Tout ceci n’est que fiction, ou presque. La série chinoise Au nom du peuple qui plonge dans l’univers méconnu de la lutte anti-corruption à travers l’enquête du jeune inspecteur Hou Liangping est criante de vérité. Quelques années avant sa production, plus de 200 millions de yuans (l’équivalent de 30 millions d’euros) étaient retrouvés au domicile de Wei Pengyuan, le vice-président du Bureau national d’administration des ressources minières.

    La fin d’un tabou

    « Pendant longtemps, les gens fermaient les yeux sur la corruption, pour se convaincre qu'elle n'existait pas » raconte le scénariste Zhou Meisen – ancien romancier - à l’AFP, « pour la première fois depuis longtemps, une série montre la réalité telle qu'elle est ». Et cela plaît. Depuis sa première diffusion, la série aurait enregistré plus de 3 milliards de vues sur la chaine HunanTv et les plateformes de vidéo.

    Parfois comparée au hit House Of Cards, la série marque un tournant majeur dans la politique chinoise et son rapport à la corruption qui gangrène le pays. Cela faisait dix ans que le parti communiste interdisait toute production sur ce sujet extrêmement sensible pour ne pas trop discréditer le parti et ses membres. Pour rappel, 1,2 million de fonctionnaires ont déjà été condamnés pour corruption depuis le début de la campagne menée par le président Xi Jinping en 2012.

    « Ce qui est extraordinaire à propos de la série, rapporteleSouth China Morning Post, c'est qu'elle a rompu l'interdiction qui existait depuis une décennie de diffuser des feuilletons sur le thème de l'anti-corruption en prime time et qu'elle soit la première série télévisée à dépeindre un leader communiste de niveau "député d'Etat" dans le rôle d'un méchant ».

    Légitimer la lutte anti-corruption de Xi Jinping

    Pékin a donc décidé de lever le voile sur cette pratique, mais surtout de mettre en avant l’efficacité du combat anti-corruption et le dévouement de ceux qui le mènent. Pour ce faire le Parquet populaire suprême a financé le projet à hauteur de 16 millions d’euros. Le visionnage de la série a même été rendu obligatoire dans certaines administrations, selon des médias locaux.

    Pourtant le scénariste se défend d’une quelconque censure : « la seule consigne donnée par le Parquet, c'était de créer un feuilleton sur la campagne anticorruption, parce qu'il n'y en avait pas. À part ça, ils ne se sont pas mêlés de l'écriture de mon scénario ». Il s’est même dit surpris par la liberté qui lui a été donnée.

    Un outil de propagande ?

    Mais pour certains, la série n’est ni plus ni moins qu’un outil de propagande, une opération de communication. Elle voit le jour à quelques mois seulement du 19e congrès du PCC. Un rendez-vous d’importance majeure pour le parti au pouvoir et pour son leader qui espère être reconduit. Elle sonne donc comme un avertissement pour les hauts fonctionnaires corrompus ou pour ceux qui s’opposent au président.

    La dernière fois que le sujet de la corruption avait été traité à la télévision chinoise, c’était dans la série documentaire Toujours sur la route, diffusée il y a un an, juste avant le sixième plénum du Comité central du Parti qui dressait un bilan des 36 mois de campagne anti-corruption lancée par Xi Jinping en 2013.

    ► Lire aussi : Chine: la lutte anti-corruption au cœur de la série documentaire « Toujours sur la route », rfi, 26/10/2016

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