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    Culture

    Festival du Bout du Monde: Michael Kiwanuka, sensation soul

    media Michael Kiwanuka derrière la grande scène du Festival du Bout du Monde où il a interprété son deuxième album, «Love and Hate», salué par la critique et le public, à Crozon, le 4 août 2017. RFI/Sébastien Jédor

    Il est le nouveau prodige de la musique soul, à 30 ans et en seulement deux albums… Le Britannique d’origine ougandaise Michael Kiwanuka a fait l’ouverture du Festival du Bout du Monde à Crozon, dans l’ouest de la France ce vendredi 4 août. Sur scène, sur la prairie de Landaouec, il a déclenché un torrent d'émotions. Dans sa loge, il a accordé une interview exclusive à RFI.

    De notre envoyé spécial à Crozon,

    A l’âge de 22 ans, Michael Kiwanuka, qui a étudié la guitare, commence à écrire des chansons. Et comme il ne trouve personne pour les chanter, il le fait lui-même. Ses textes expriment des océans de doutes, une beauté fragile.

    « Quand tu écris des chansons, tu peux y mettre des choses que tu ne pourrais pas dire dans la vraie vie. Certains trucs, ça passe quand tu les chantes… mais si tu les dis à quelqu’un en face, il risque de te trouver vraiment bizarre… », reconnaît Michael Kiwanuka.

    Sa chanson Black Man in a White World, (Un homme noir dans un monde blanc), a résonné très fort aux Etats-Unis, en écho aux violences policières dénoncées par le mouvement Black Lives Matter. Cependant, Michael Kiwanuka ne veut pas en faire un hymne. Plutôt timide et pas vraiment militant, l'homme est en revanche très croyant, et il se réfugie dans la spiritualité.

    « L'émotion, la spiritualité, c’est ça qui fait que la musique existe », confie le chanteur à la somptueuse coiffure afro. « J’utilise ça sur scène, quand j’écris, quand on enregistre. C’est ce que je préfère dans la vie : faire de la musique, écrire, être sur scène, chanter. Toutes ces choses donnent de l’amour », conclut-il.

    Aujourd’hui, l’un des rêves de Michael Kiwanuka serait de chanter en Ouganda, le pays que ses parents ont fui pour échapper à la dictature d’Idi Amin Dada.

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