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    Afrique

    Deux artistes africains parmi les lauréats du prix Praemium Imperiale

    media Une installation d’El Anatsui exposée à l’intérieur du Palais des Papes à Avignon. Grégory Quittard

    Deux monstres sacrés de la culture en Afrique figurent parmi les cinq lauréats du prestigieux prix Praemium Imperiale. Ce sont les deux premiers Africains honorés par ce « Nobel des arts », créé en 1989 par la Japan Art Association et doté de 15 millions yens (114 000 euros) pour chacune des cinq disciplines. Annoncé ce mardi 12 septembre, le Ghanéen El Anatsui a été distingué dans le domaine de la sculpture, le Sénégalais Youssou N’Dour a reçu le prix dans la catégorie musique.

    Sa voix en or l’avait propulsé sur la scène internationale. Tout le monde se souvient du succès planétaire de Seven Seconds, chanté en duo avec Neneh Cherry. Depuis, Youssou N’Dour est vénéré comme le « griot moderne » du Sénégal, lui, né en1959 à Dakar, dans une famille de conteurs africains traditionnels. Chanteur charismatique et homme d’affaires à succès, il voulait même être président du Sénégal, mais a dû se contenter d’être un éphémère ministre de la Culture avant de sortir en 2016 son 34e album, Africa Rekk. Le chantre de la musique sans frontières est alors le premier Sénégalais à recevoir l’honneur du Praemium Imperiale et il l’aura avant tous les géants de la musique avec lesquels il a joué sur scène – de Paul Simon en passant par Peter Gabriel jusqu’à Sting.

    El Anatsui, surnommé « l’artiste le plus cher d’Afrique », collectionne les prix prestigieux pour ses célèbres tapisseries en métal. Déjà couronné par le Lion d’or de Venise en 2015, il obtient aujourd’hui le Praemium Imperiale dans la catégorie sculpture. Né en 1944 au Ghana, il vit aujourd’hui au Nigeria. Il adore travailler avec des capsules aplaties de bouteilles d’alcool, traces fatales du colonialisme. À Afriques Capitales, à Lille, il avait présenté Metas II, une toile-mur faisant apparaître aussi bien les blessures et les résiliences.

    Shirin Neshat, Rafael Moneo, Mikhail Baryshnikov au palmarès 2017

    La distinction des deux premiers artistes africains est certes la sensation de cette 29e édition du Praemium Imperiale et confirme l'importance grandissante des artistes africains sur la scène internationale. En revanche, il ne faut pas oublier les autres lauréats. Née en 1957 à Wazvin, l’artiste-cinéaste Shirin Neshat a quitté l’Iran à l’âge de 17 ans pour étudier aux États-Unis. Depuis, elle travaille souvent sur les femmes musulmanes et a remporté avec ses installations photo et vidéo très controversées le prix de la Peinture. L’Espagnol Rafael Moneo a remporté la catégorie Architecture pour son travail exceptionnel à la fois écologique et esthétique, connu par la gare madrilène d’Atocha et l’extension du musée du Prado. Mikhail Baryshnikov, né en 1948 en Lettonie, a fui la Russie en 1974 au cours d'une tournée, avant d'être naturalisé américain et devenir en 2017 citoyen de la République de Lettonie. Il est considéré comme l’un des plus grands danseurs du XXe siècle et a reçu le prix dans la catégorie Théâtre/Cinéma. Une occasion d’honorer aussi sa très riche carrière en tant qu’acteur à Broadway et dans de très nombreux rôles dans le cinéma et à la télévision.

    La dramathérapie de la compagnie Zoukak

    Le prix d’encouragement jeunes artistes a été décerné à une troupe de théâtre et association libanaise. Créée en 2006, juste avant les attaques israéliennes au Liban, la compagnie et association culturelle Zoukak a commencé avec des ateliers de dramathérapie. Aujourd’hui, elle aide aussi les réfugiés palestiniens, syriens, soudanais et irakiens, mais monte aussi des pièces de théâtre sur l’Histoire oubliée du Liban.

    Les prix, créés pour que le Japon puisse promouvoir la paix dans le monde à travers les arts, seront remis par un membre de la famille de l’empereur japonais Akihito lors d’une cérémonie le 18 octobre à Tokyo.

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