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    Ouverture du Festival des Francophonies, «creuset de la création théâtrale»

    media Scène de la pièce « Attendre » de Mokhallad Rasem qui sera présentée au 34e Festival des Francophonies en Limousin. Saadi Braheem

    Ce festival devenu indispensable pour la scène francophone se situe « au croisement de l’engagement et de la création », affirme Marie-Agnès Sevestre, la directrice des Francophonies en Limousin. Du mercredi 20 au samedi 30 septembre, des créateurs de toutes les disciplines, originaires aussi bien de la France, de la Suisse, de la Belgique, de la Roumanie, du Congo, du Burkina Faso, de la Tunisie, du Canada ou de l’Irak, se donnent rendez-vous à Limoges pour rencontrer et épater le public avec leurs rêves et visions artistiques. Et ici sera décerné ce dimanche 24 septembre le prix RFI-Théâtre 2017. Entretien.

    RFI : Les Francophonies en Limousin 2017 rassemblent une trentaine de spectacles, dont cinq créations. Quel est le fil rouge de cette 34e édition ?

    Marie-Agnès Sevestre : La Tunisie est le pays d’où vient le plus grand nombre d’artistes. Pour ce programme Tunisie aujourd'hui, nous avons été beaucoup dans ce pays pour rencontrer des auteurs, des photographes et bien sûr aussi des hommes et des femmes de théâtre, de musique et de danse. La deuxième semaine du Festival sera très marquée par la présence, par exemple, du Théâtre national de Tunis, sous la direction de Fadhel Jaïbi, avec deux spectacles, Violence(s) et Peur(s), dont un en création. J’ai voulu que cette équipe formidable soit vraiment à l’honneur. Mais il y a bien d’autres entrées dans le Festival…

    Y avait-il une urgence pour mettre en avant cette année la Tunisie au Festival ?

    Un Festival ne se construit pas à chaud sur l’actualité. Il faut au moins un ou deux ans pour préparer une édition. Donc, on ne peut pas présager ce qui va se passer dans tel ou tel endroit. Il faut être réactif pour pouvoir réagir, être un peu sur la brèche. Dans les jours qui sont les nôtres, la Tunisie connaît actuellement un moment extrêmement particulier autour des phénomènes d’amnistie. Nous savions qu’il y a eu ces luttes politiques et démocratiques depuis un an, notamment avec le processus « Vérité et Dignité » qui a été retardé, interrompu, repris, etc. Mais notre travail à nous, c’est être proche des artistes et de leurs initiatives. Cela résonne, parfois à contretemps, parfois en même temps.

    Vous montrez entre autres une exposition intitulée Sous le jasmin. Histoire d’une répression en Tunisie, du photographe Augustin Le Gall. 34 portraits de « combattants » de la liberté. Est-ce cela aussi la mission des Francophonies, de soutenir les artistes dans leurs combats pour une démocratie ?

    Oui, toutes nos initiatives, pas seulement du Festival des Francophonies. Tous ceux entre nous qui dirigeons des lieux des festivals, nous sommes attentifs à la liberté de création et d’expression. Augustin Le Gall est allé à la rencontre de ceux qui ont été emprisonnés ou qui ont subi la torture. Son travail fait œuvre de création, parce que, là aussi, il faut être attentif de ne pas tomber dans le militantisme pur et dur. Mais de partir d’un engagement personnel comme celui d’Augustin, d’une création photographique d’une grande force, c’est effectivement ce qui nous intéresse, au croisement de l’engagement et de la création.

    Dans la première partie du Festival nous attendent une pièce et une rencontre avec Jean-Marie Piemme. Qui est ce monstre sacré du théâtre francophone contemporain ?

    Jean-Marie Piemme est un écrivain, un auteur de théâtre majeur de Belgique. Il a écrit de nombreuses pièces qui ont été jouées et traduites dans toute l’Europe. Sa nouvelle pièce, mise en scène par Armel Roussel, s’appelle Eddy Merckx a marché sur la lune. C’est une œuvre assez caustique, assez drôle, mais sur des sujets assez graves. Le 21 juillet 1969, Eddy Merckx a gagné le Tour de France et Neil Armstrong a marché sur la lune – d’où le titre. Depuis cette année 1969, que sont devenues nos utopies, nos manières de vivre et de penser ? Est-ce que la nostalgie vaut mode de vie ? Est-ce qu’on a inventé de nouvelles choses très intéressantes depuis ? Toute la troupe belge d’Armel Roussel vient de défendre ce spectacle en création à Limoges.

    Vous dirigez les Francophonies en Limousin depuis 2006. Pour vous, qu’est-ce qu'une édition réussie ? Est-ce la langue française déclinée en toutes les langues pour arriver aux Francophonies ?

    [Rires] Ce n’est pas forcément les mêmes critères que pour le public ou les politiques. Je dirais, une édition réussie est une édition où les rencontres entre artistes pendant le Festival se cristallisent et produisent des projets nouveaux. C’est-à-dire quand le Festival est un creuset, un moment de laboratoire et d’échange qui permet finalement à des gens très éloignés géographiquement d’avoir des choses à se dire, effectivement, en français. Et chaque année, nous sommes très heureux de voir des projets qui sont nés d’éditions antérieures ou de rencontres que nous avons suscitées ou encouragées par le Festival. C’est un peu la fécondité ultérieure de l’édition actuelle qui nous intéresse.

    Le programme du 34e Festival des Francophonies en Limousin, à Limoges, du 20 au 30 septembre 2017.

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