GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 18 Novembre
Dimanche 19 Novembre
Lundi 20 Novembre
Mardi 21 Novembre
Aujourd'hui
Jeudi 23 Novembre
Vendredi 24 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    Décryptage avec nos invités, Liesl Louw Vaudran et Stéphanie Wolters, de l'Institut d'études et de sécurité de Pretoria -ISS-, Daniel Compagnon, professeur à l'Institut d'études politiques de Bordeaux (Centre d'études d'Afrique noire), Jean-Baptiste Placca, éditorialiste à RFI, et nos envoyés spéciaux à Harare et correspondants régionaux.

    Europe

    Le prix Nobel de littérature décerné au Britannique Kazuo Ishiguro

    media Kazuo Ishiguro, écrivain britannique d'origine japonaise, ici en 2005, a remporté le prix Nobel de littérature 2017. REUTERS/Mike Segar/File Photo

    Après avoir fait gagner l’année dernière pour la première fois un chanteur avec Bob Dylan, la plus haute distinction de la littérature revient cette année de nouveau à un écrivain. Kazuo Ishiguro, Britannique d’origine japonaise, a remporté ce jeudi 5 octobre le prix Nobel de littérature 2017 pour son œuvre « d’une grande force émotionnelle, l’abîme sous l’illusion que nous avons de notre relation au monde », a déclaré l’Académie suédoise.

    Les premiers mots du lauréat ? « C'est un honneur magnifique. » Et c’est l’histoire d’un retour annoncé et jamais réalisé. Kazuo Ishiguro, né en 1954 à Nagasaki, a 5 ans quand ses parents partent avec lui de sa ville natale pour que son père puisse honorer un poste d'océanographe en Angleterre. Prévu à l’origine comme un épisode transitoire de la vie, le Royaume-Uni sera sa nouvelle patrie, mais la sensibilité de sa langue et son empathie pour sa culture d’origine seront pour toujours ancrées dans son expression littéraire. À l’image de Quand nous étions orphelins (2000), où son héros s’efforce de quitter son enfance pour retrouver ses parents disparus dans un monde qui va de plus en plus mal.

    Kazuo Ishiguro : du Booker Prize au prix Nobel de littérature

    Diplômé en littérature, après avoir rêvé d'une carrière de guitariste-chanteur, Kazuo Ishiguro a fait sa première grande apparition sur la scène littéraire en 1986 avec le prix Whitbread Book pour son deuxième roman, Un artiste du monde flottant, où il évoque le nationalisme menaçant. Il enchaîne avec le prestigieux Booker Prize dont il était quatre fois finaliste et une fois l’heureux lauréat. C’était en 1989, avec Les Vestiges du jour où il revient en filigrane sur ses origines et le principe d’une loyauté sans faille envers son maître. Un roman brillamment adapté au cinéma en 1993 par le réalisateur James Ivory. Son roman Auprès de moi toujours, publié en 2005 et vendu à près d'un million d'exemplaires, sera également porté au grand écran, par le réalisateur Mark Romanek, avec Charlotte Rampling et Carey Mulligan à l'affiche.

    Signe extérieur de la richesse artistique de son écriture, Kazuo Ishiguro a aussi souvent touché à la musique. D'abord littéralement, dans sa jeunesse quand il composait des chansons avec sa guitare. Et puis dans ses livres, peuplés de musiciens et de morceaux de musique. En 2007, il a même signé les paroles de quatre chansons de l’album Breakfast on The Morning Tram de la chanteuse de jazz américaine Stacey Kent. Avec Le Géant enfoui, son œuvre la plus récente dans le champ littéraire, publié en 2015, il raconte sous forme d’allégorie l’histoire d’un curieux voyage d’un vieux couple à la recherche de leur fils pour creuser l’univers de la mémoire et de l’oubli, de la vengeance et de la justice.

    Le critique littéraire Alexandre Fillon sur le prix Nobel de littérature 2017, Kazuo Ishiguro. 05/10/2017 - par Catherine Fruchon-Toussaint Écouter

    Le 29e prix Nobel de littérature écrivant en langue anglaise

    « Si on mêle Jane Austen et Kafka, on obtient Kazuo Ishiguro » a commenté la secrétaire perpétuelle de l’Académie suédoise, Sara Danius. Écrivain britannique d’origine japonaise, Ishiguro s’intègre parfaitement dans la majorité de la longue liste des prix Nobel. À bientôt 63 ans, il se situe près de la moyenne de 65 ans des lauréats. Jusqu’ici, c’est Rudyard Kipling, couronné en 1907, à l’âge de 41 ans, le plus jeune lauréat et Doris Lessing, honorée en 2007, à 88 ans, tient le rôle de la doyenne.

    Ishiguro ne fait pas non plus partie ni de la minorité de femmes (14 lauréates), ni des huit écrivains ayant dû partager leur prix avec un autre confrère (le dernier prix partagé avait lieu en 1974 avec Eyvind Johnson et Harry Martinson). Et comme les deux tiers des heureux élus jusqu’ici, il s’exprime en prose et, à l’instar de 29 autres prix Nobel de littérature, en langue anglaise. On est donc loin de la promesse faite en 1987 par l’Académie suédoise de porter dorénavant plus d’attention aux écrivains non européens pour attendre le but d’une « distribution globale ».

    Les langues des prix Nobel de littérature (1901 - 2017)
    Les langues des prix Nobel de littérature (1901 - 2017). RFI

    ► Lire aussi : Les langues oubliées du prix Nobel de littérature

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.