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    Paul Bocuse, chef lyonnais natif de Collonges-au-Mont-d’Or en 1926 est mort ce samedi 20 janvier à 10h du matin dans sa célèbre auberge à l'âge de 91 ans. Il avait reçu sa troisième étoile au guide Michelin en 1965; celui qui fut élu «cuisinier du siècle» s’était bâti une importante renommée à l’international avec une cuisine du terroir riche et marquée d'une grande simplicité. Ancien maire de Lyon, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a tenu à rendre hommage au prestigieux chef sur son compte Twitter.

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    Culture

    Cinéma: «A fabrica de nada», le travail et après?

    media «L'Usine de rien», un film en poupées russes, qui raconte le monde du travail, ses transformations et ses résistances. Vasco Viana

    Sorti cette semaine sur les écrans français, L'usine de rien (titre français du film) est une chronique d'aujourd'hui sur le monde du travail. Un travail et des machines confisqués par des patrons voyous. C'est aussi une réflexion sur le devenir du travail, nourrie de l'expérience de ces ouvriers qui ne fabriquent plus rien. Un film osé, en trois temps, trois dimensions et trois heures réalisé et joué par un collectif d'acteurs en majorité non professionnels, dirigé par Pedro Pinho, récompensé au dernier Festival de Cannes par le prix de la critique internationale (Fipresci).

    Ce sont trois chroniques qui se mêlent et interagissent : celle de la prise en mains de leur usine par des ouvriers licenciés, celle d'un amour qui se cherche, et celle d'un film en train de se faire. Soit, formulé autrement, comment fabriquer un outil de travail, comment faire un film sur le travail et comment vivre un amour quand il y a crise du travail... Un film gigogne où les temps se superposent et s'interposent quand le metteur en scène à la barbe et à la crinière toute marxiste ou marxienne règle la chorégraphie des ouvriers en grève façon Opéra de Quat'sous ou demande au piquet de grève au coin du feu de faire preuve d'un peu de vivacité (cinématographique) dans ses échanges.

    Zeca, du punk et mestre Cartola

    Un film mille-feuilles donc, dans lequel l'histoire familiale de Zé et Carla et du grand-père apporte une note intimiste, même si le propos social ou politique n'est jamais bien loin. Ainsi quand le grand-père déterre ses vieux fusils parce que dans les révolutions nécessaires à venir, les « oeillets ne seront plus suffisants ». Clin d'oeil à la révolution des capitaines d'avril 1974 dont le musicien emblématique, Zeca Afonso clôt le film avec la ballade « Já o tempo se habitua ». Une chanson nostalgique sur le temps qui passe et efface tout jusqu'au parfum des roses.

    La révolte, elle, ne passe peut-être plus par la révolution mais par la musique comme le punk rageur du groupe de Zé, interprété par José Smith Vargas, auteur de nombre de musiques du film. Un comédien non professionnel, comme la plupart des autres interprètes de ce long-métrage produit par le collectif Terratreme Filmes dont le réalisateur Pedro Pinho est l'une des chevilles ouvrières, et dont c'est le premier long-métrage de fiction. « Et on allait être quoi : les personnages d'une comédie musicale néo-réaliste ? Pour que tu ailles la montrer à tes potes du cinéma en France ? », demande Zé en colère au réalisateur barbu. Clin d'oeil à ces longues séquences où les personnages, alternant le français et le portugais, parfois mâtiné d'un fort accent français, glosent sur l'autogestion, la lutte des classes, la crise du capitalisme et la nécessité ou non de prendre les armes.

    Renoncer aux portables et aux Tupperware ?

    Un Portugal à l'envers de la carte postale. Un paysage d'usines abandonnées, de trains de banlieue, d'hiver et de bruine qui trouble les ciels. Un Portugal en crise devenu laboratoire des luttes sociales et des mondes à inventer comme le fut l'Argentine après la crise de 2001 pour la gauche mondiale. L'Argentine où le réalisateur barbu est aussi allé filmer des expériences d'usines autogérées, les fameuses fabricas tomadas qui donnèrent lieu à une production cinématographique et documentaire importante. L'Argentine d'où, pour les besoins du film, le salut viendra pour l'entreprise de Zé. Quand la fiction une fois de plus s'immisce et tord le bras à la réalité.

    « Ça te paraît dégoûtant mais nous sommes le capitalisme, nous les ouvriers », assène Zé. La division n'est plus entre la gauche et la droite, elle est entre ceux qui acceptent le monde tel qu'il est et ceux qui renoncent à tout. Mais qui est prêt à renoncer aux Tupperware ?

    → Voir la bande-annonce de L'Usine de rien

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