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    Afrique

    Le chorégraphe congolais DeLaVallet Bidiefono: «Les monstres c’est nous»

    media « Monstres, on ne danse pas pour rien », chorégraphie de DeLaVallet Bidiefono. Christophe Péan / Francophonies en Limousin

    « Monstres, on ne danse pas pour rien », est la dernière création du chorégraphe congolais DeLaVallet Bidiefono. La pièce évoque l’idée de la construction, celui d’un lieu comme le centre chorégraphique que vient d’achever l’artiste chez lui, à Brazzaville, mais aussi la construction de la danse ou d’un geste. Co-produite par le Festival des Francophonies en Limousin, le spectacle est actuellement en tournée dans toute la France et présenté ce vendredi 19 janvier au Théâtre de Saint-Nazaire et le 22 et 23 janvier au Grand T à Nantes.

    RFI : Monstres, on ne danse pas pour rien est le titre de votre dernière création. Qui sont ces monstres ?

    DeLaVallet Bidiefono : Pour moi, les monstres c’est nous. Mais c’est aussi les dirigeants qui nous dirigent dans nos pays et en Afrique, par-ci par-là. Parce que tu peux être un monstre positif, mais aussi un monstre négatif. Ce que je voulais vraiment montrer dans cette pièce, ce sont les monstres positifs que nous sommes. Nous, les artistes, nous créons nos lieux, nous nous débrouillons pour que les choses avancent.

    Ce n’est pas facile. Et ce n’est pas à nous de créer des lieux de théâtre. Ce n’est pas à nous de créer les lieux de spectacle. Ce n’est pas à nous d’implanter la culture dans un pays. La culture c’est la base d’un pays. Sans la culture on est par terre. Et moi, je n’ai pas envie de rester par terre. Je veux rester debout. D’où cet affrontement-là contre les monstres négatifs qui sont les monstres, les dirigeants, tout ça… Nous, les artistes, comme Dieudonné Niangouna, il y en a plein qui se débrouillent à faire des festivals, à être à la place des institutions. Nous, les monstres positifs, on est obligés de se transformer. Et la transformation n’est pas facile. Du coup, tu deviens différent et la différence fait peur. Eh bien, quand ça fait peur, c’est compliqué. Mais on assume la chose.

    Dans cette pièce vous intégrez aussi le texte et notamment le travail d’une comédienne extraordinaire, une performeuse ; Rébecca Chaillon. Comment est venu ce travail entre la danse, les mots et le théâtre ?

    Dans ce corps-là, il y a de la danse. Il y a du souffle. Rébecca c’est un corps massif, comme ça… Elle est puissante, elle est Haïtienne, elle est noire… Dans ce spectacle elle s’est mise à poil. Elle est très engagée dans un truc. Elle est tellement monstrueuse, mais dans la positivité. Positivement. Elle a un rapport avec des objets, elle roule par terre, elle se transforme en sirène. Elle est sans limites cette fille !

    Dans la pièce, elle arrive pour faire du pain. Et elle est elle-même la pâte. La matière même.

    Oui ! On avait envie de faire un lien avec le meunier qui dort, la chanson des enfants. Et le rapport avec le pain, pour nourrir les danseurs. Ce rapport d’Afrique ; les gens qui travaillent ne mangent pas… C’est très beau, parce que le pain, c’est elle. C’est ça qui est magnifique. Elle arrive avec son corps… Elle est habillée en robe et au final elle s’est mise nue et elle pétrit la farine sur son corps. Elle nous prépare du pain. Et en fait elle ne prépare pas du pain, mais elle se prépare pour qu’on la mange. Je trouve ça très beau.

    En tout cas le public était saisi.

    Oui.

    La musique se fait sur scène, sur un échafaudage. On est en pleine construction, là encore. On a des apports musicaux extrêmement variés. Ça va du chant de castrat au chant africain.

    Cette pièce est constituée d’artistes qui viennent de partout. C’est ça qui est génial. C’est quasiment tous des francophones. Il y a des Français, des Africains, Rébecca est Haïtienne... Elle est Française bien sûr, mais elle est Haïtienne. Ce qui m’intéresse dans cette pièce est ce mélange-là. Chacun apporte une partie de sa culture à lui, pour partager ça.

    Raphaël, le chanteur qui est avec moi, a une voix lyrique magnifique. Du coup, tous ces mélanges-là créent ce corps de monstre qui arrive, mais qui vient de partout. Ce sont des petits morceaux de corps qui se rencontrent, se croisent et qui créent une tête, des yeux, des oreilles… Hop ! Ça finit par devenir un gros monstre. C’est très punk comme spectacle. C’est très rock et c’est joyeux. C’est une fête.

    « Monstres, on ne danse pas pour rien », chorégraphie de DeLaVallet Bidiefono. Christophe Péan / Francophonies en Limousin

    Cliquez pour connaître les dates de la tournée de Monstres, on ne danse pas pour rien, du chorégraphe congolais DeLaVallet Bidiefono.

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