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    Amériques

    «BlacKKKlansman» à Cannes: Spike Lee se moque du Ku Klux Klan et cible Trump

    media Spike Lee, réalisateur de « BlacKKKlansman », au Festival de Cannes. REUTERS/Stephane Mahe

    Très attendu, Spike Lee a réussi son retour au Festival de Cannes avec « BlacKKKlansman ». Dans ce film inclassable, entre policier, comédie et pamphlet politique, le réalisateur américain se moque de l’idéologie aussi idiote que meurtrière du Ku Klux Klan et cible aussi le président américain Donald Trump. Ce long métrage en lice pour la Palme d’Or est surtout un hommage cinématographique à un policier afro-américain, Ron Stallworth, qui avait enquêté dans les années 1970 sur l’organisation suprémaciste blanche.

    Au lieu d’une attaque frontale, Spike Lee a décidé de montrer et ridiculiser les idées racistes du Ku Klux Klan. À l’image d’un Charlie Chaplin, qui avait lancé en 1940 avec son film satirique Le Dictateur une puissante offensive cinématographique contre Hitler, avec pour seule arme la dérision, Spike Lee pousse avec BlacKKKlansman un cri d’alarme pour alerter contre la virulence persistante du racisme aux États-Unis.

    L’histoire imagée du Ku Klux Klan

    Parmi les premières images figurent des extraits de Birth of a Nation, réalisé en 1915 par D.W. Griffith, œuvre ouvertement raciste ayant fait l’apologie du Ku Klux Klan. Les dernières images documentaires sont dédiées aux violences perpétrées par des groupuscules d’extrême droite à Charlottesville, en Virginie, en août 2017, avec des images choc d’une voiture d’un militant néonazi percutant volontairement des militants antiracistes.

    Ron Stallworth, interprété par John David Washington et Adam Driver

    Le film narre l’aventure incroyable d’un policier afro-américain, Ron Stallworth. Celui-ci avait réussi à infiltrer le Ku Klux Klan jusqu’aux plus hautes sphères de l’organisation. Pour réaliser son projet dangereux, il avait lui-même contacté le KKK, mais laissé à un policier blanc, son double, les actions d’infiltration sur le terrain. Ce duo de policiers agissant sous la même identité est incarné avec une charge humoristique incroyable et des scènes hilarantes par John David Washington (son père Denzel Washington avait interprété en 1992 le Malcolm X de Spike Lee) et Adam Driver donnant vie au policier blanc et juif, l’alter ego de Ron Stallworth. Grâce à ce stratagème, ce duo parvient même à faire la connaissance d’un certain David Duke, homme politique et ancien membre du KKK.

    David Duke et Donald Trump dans le film de Spike Lee

    L’actualité brûlante de cette histoire se déroulant à la fin des années 1970 est palpable quand Spike Lee quitte le terrain du « documentaire » fictionnalisé et établit un parallèle évident entre l’idéologie de cet ancien grand sorcier du KKK, David Duke (« rendre sa grandeur à l’Amérique », « America first »), et les slogans de campagne présidentielle de Donald Trump (« Make America Great Again »).

    Pour raconter cette histoire inouïe autour de Ron Stallworth et la restituer dans son époque, Spike Lee a décidé de montrer en parallèle les actions du mouvement Black Power et du Ku Klux Klan. Entre autres, il a laissé dans son film une place énorme à la vocifération du Ku Klux Klan où chaque phrase des protagonistes est truffée de termes racistes, mais aussi antisémites.

    Un cinéaste-défenseur de la communauté afro-américaine

    Le drapeau américain finira dans BlacKKKlansman à l’envers et en noir et blanc. Cinématographiquement parlant, l'œuvre n'apporte pas de véritable innovation, mais Spike Lee, à l'âge de 61 ans, souhaite visiblement de nouveau se hisser à la première place des cinéastes-défenseurs de la communauté afro-américaine contre le racisme. Au Festival de Cannes, il a trouvé une chambre d’écho mondiale à sa cause.

    Adam Driver et John David Washington dans «BlacKKKlansman» de Spike Lee. Universal Pictures

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