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    France

    France: Nîmes s’offre son musée de la Romanité

    media Le musée de la Romanité à Nîmes. Wade Zimmermann

    Situé en face des arènes bimillénaires, ce bâtiment à l’architecture futuriste ne fait pas l’unanimité. Mais le musée de la Romanité constitue la nouvelle vitrine de Nîmes à l’international alors que la ville espère son classement au patrimoine mondial de l’Unesco.

    3 500 mètres carrés de surface d’exposition, un jardin, une terrasse panoramique... A Nîmes, le musée de la Romanité a ouvert ses portes début juin. Jouant sur des effets de reflets et de transparence, ce bâtiment contemporain, situé en plein cœur historique de la ville, se compose d'une mosaïque de 7 000 lames de verre translucide qui ondule comme le drapé d'une toge romaine.

    Ce projet à 60 millions d'euros a été confié à l'architecte Elizabeth de Portzamparc qui avait la lourde tâche de faire cohabiter deux bâtiments séparés par 2 000 ans d'histoire : « Tout dialogue par mimétisme est néfaste pour les deux bâtiments. J’ai donc établi un dialogue par les forces complémentaires. J’ai conçu un musée en lévitation qui s’oppose à l’ancrage au sol des arènes. J’ai opposé deux matériaux : le verre et le minéral et deux géométries : l’une carrée, l’autre circulaire. Je reçois des compliments très chaleureux de la part des Nîmois », assure l’architecte et urbaniste franco-brésilienne.

    Si certains Nîmois sont enthousiastes, d’autres, au contraire, crient à l'hérésie et dénoncent la pollution visuelle de ce nouveau musée presque collé à l'amphithéâtre romain, l’un des mieux conservés au monde. Le débat n'est pas nouveau à Nîmes. En 1993, la construction du Musée d'art moderne en face de la Maison Carrée, un temple romain édifié, comme les arènes, au Ier siècle de notre ère, avait suscité les mêmes réactions.

    Nîmes la romaine

    Le musée de la Romanité permet d'admirer des vestiges gallo-romains découverts pour l'essentiel dans le département du Gard, notamment la mosaïque de Penthée, mise à jour en 2006. Une mosaïque géante de 35 mètres carrés dans un état de conservation exceptionnelle qui devait orner le sol d'une opulente domus, une maison antique. L'autre pièce maîtresse se situe à l'entrée du musée. Il s'agit d'une reconstitution du fronton de l’entrée monumentale du sanctuaire de la Source, symbole des origines de la ville de Nîmes.

    À l’intérieur du musée de la Romanité à Nîmes. Musée de la romanité

    En tout, 5 000 pièces archéologiques sont exposées dans une scénographie innovante et astucieuse avec carte interactive, animations graphiques, réalité virtuelle... des dispositifs multimédias qui donnent du sens à des inscriptions ou des fresques inaccessibles au profane. « Par exemple, nous n’avons pas conservé les fresques du décor des murs d’une maison antique, mais, à partir de fragments découverts lors de la fouille, nous sommes en mesure de présenter des restitutions virtuelles de ces peintures. Il faut aller vers le public et faciliter son approche de documents qui, il faut bien le reconnaître, sont parfois un peu difficiles », plaide Dominique Darde, la conservatrice en chef du musée.

    Vers un classement au patrimoine mondial ?

    Ce musée de la Romanité s'inscrit dans une démarche d'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco de Nîmes dont la candidature a pour thème « L’Antiquité au présent ». Jusqu'ici à l’étroit dans un bâtiment du XIXe siècle, les riches collections archéologiques trouvent avec ce musée un écrin à leur hauteur. Une manière de mettre en valeur l’héritage gallo-romain de la ville qui se verrait bien rejoindre ses voisines Arles, Pont-du-Gard ou Orange, classés au patrimoine mondial dès le début des années 1980. « Je pense que nous aurions dû être classés depuis très longtemps ! Cela fait 2 000 ans que nous avons un patrimoine exceptionnel, mais l’Unesco n’existait pas encore… » ironise Daniel-Jean Valade, le maire-adjoint à la culture. « Il est prouvé que les villes labellisées Unesco ont la chance d’attirer 30 % de plus de tourisme culturel. Or, le tourisme culturel est la principale économie de Nîmes. Vu du monde entier, ce label est une preuve d’exigence recherchée par des visiteurs à haute valeur ajoutée économique et que nous serions heureux d’accueillir ici ».

    Cependant, les augures ne semblent pas favorables aux Nîmois. L'Icomos, un groupe d'experts sur le patrimoine dont l'avis est consultatif, a rendu un jugement assez sévère sur cette candidature évoquant notamment la proximité entre le musée et les arènes comme étant « une menace grave pour l'intégrité » du patrimoine de Nîmes. Le verdict de l'Unesco est attendu entre le 24 juin et le 4 juillet, période de sa session annuelle à Bahreïn.

    Le musée de la Romanité à Nîmes

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