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    Culture

    La saga des Frères Lehman, de l’Alabama à Wall Street

    media Les Frères Lehman revisite l’histoire de l’économie moderne sous forme d’un long poème épique, 30 000 vers libres courant sur 864 pages. @Editions du Globe.

    Avec Les frères Lehman, le dramaturge italien Stefano Massini livre une fresque inclassable où il raconte avec humour et finesse l’ascension d’une famille hors du commun de son arrivée à New York en 1844 à la faillite le 15 septembre 2008 - il y a 10 ans aujourd'hui - de la banque Lehman Brothers qui entraîna les bourses mondiales dans sa chute. Eclairages sur l'épopée.

    « Fils d’un marchand de bestiaux / Juif circoncis / muni d’une unique valise / planté là / comme un poteau télégraphique / sur le quai number four du port de New York. / Rendons grâce à Dieu d’être arrivé. / Baroukh HaShem ! »

    Ainsi commence la saga des frères Lehman dont Stefano Massini a tiré un feuilleton radiophonique. Cruel, drôle et tendre à la fois, ce roman truculent publié aux éditions du Globe à l’occasion du 10e anniversaire de la crise des subprimes, revisite l’histoire de l’économie moderne sous forme d’un long poème épique, 30 000 vers libres courant sur 864 pages. Une comédie dramatique aux accents bibliques teintés de lyrisme italien. Alliant documentaire, polar historique, western spaghetti et conte initiatique, ce livre raconte comment ces immigrés juifs allemands venus de Rimpar en Bavière via Le Havre sont passés en 150 ans du commerce de biens - coton, café, charbon, acier, pétrole, armes, tabac, télévisions, ordinateurs… - à la finance. Ou plutôt à l’insensé de la finance.

    Pour éviter toute équivoque, il est utile de préciser que l’expansion américaine n’a pas été le seul fait des familles juives. La nuance est palpable dans cet ouvrage passionnant où on voit les Lehman travailler dur pour s’intégrer dans l’Alabama des planteurs esclavagistes [partie très instructive]. Surfant au sommet de la vague, ils vont traverser les crises et les guerres fratricides de l’Amérique jusqu’à incarner plus que tout autre ses rêves de puissance et de suprématie au-delà même des frontières.

    Massini met à nu les ressorts d’un système toujours triomphant mais qui court inexorablement à sa perte et finit par échapper à ceux-là mêmes qui l’ont créé. Si les Lehman surmontent leur première chute après la Guerre de Sécession puis leur deuxième après le crash boursier de 1929, chaque étape de leur course infernale, sans retour arrière possible, les conduit un peu plus vers le drame final.

    Stefano Massini @DR

    1. Du bétail au coton de l’Alabama

    Nous sommes le 11 septembre 1844 et après quarante-cinq jours de traversée, Heyum Lehmann note d’une main tremblante l’heure affichée sur la tour du port : 7h25 am. L’officier qui consigne son identité sur un registre lui fait répéter ses nom et prénom. L’intéressé simplifie. Il s’appellera Henry Lehman avec un seul « n ». C’est l’argent qui l’amène à New York et ce jour-là, « l’Amérique a des airs de carillon », écrit le romancier qui exhume page après page ce monde oublié qui a engendré notre monde d’aujourd’hui.

    « Dans la terrible puanteur faite d’avoine, de fumée et de moisissure », raconte Massini, au milieu des étals de poisson, ses « amis » engagent Henry dans un mélange de yiddish et d’anglais à aller saluer le rabbin Kassovitz. Le jeune homme sait que la nourriture est un bon gagne-pain : les hommes ont toujours faim. « On gagne de l’argent avec ce qu’on est bien obligé d’acheter », dit le vieil homme qui lui conseille d’aller « là où l’on peut nager ». Un petit poisson ne sort pas de l’eau sous peine de mort. De la mer, par où il est arrivé, il peut gagner un fleuve, puis un canal, un lac, un étang... Et parcourir le continent de long en large.

    Acheter, revendre

    Henry Lehman, 26 ans, ouvre boutique à Montgomery au bord de l’Alabama River, là où tout repose sur le coton. Au-dessus de la porte, un grand écriteau : « H. LEHMAN, Tissus et habits ». La boutique lui appartient. Gris, marron, blanc, noir ; chapeaux, gants, corsets, tabliers, chemises, jupons, pantalons, vareuses ; sous l’étale, tissus et étoffes enroulées, chintz, toile à chapeau… Henry trime derrière son comptoir. Un sou est un sou. Il ferme tout juste pour shabbat. « Il faut jeter le hametz (levain) et après on verra », dit le Talmud. Sa marchandise est first choice. Le docteur Everson qui soigne les enfants d’esclaves atteints de la rougeole l’a entendu dire à sa consultation.

    Deux de ses frères rejoignent Henry dit « le cerveau ». Emmanuel « le bras » et Mayer dit « la patate », le diplomate de l’équipe. Sur l’enseigne aux caractères jaunes sur fond noir, on lit maintenant « TISSUS ET HABITS LEHMAN BROTHERS ». Ils vendent aussi le nécessaire pour cultiver le coton : graines, outils, charrots. « Le plus proche vendeur se trouve de l’autre côté du Tenessee ! » leur a dit Crâne rond Degoo, un esclave demi-pallier (métis), chef de plantation chez Smith and Gowces, qui leur livre le brut.

    Un soir de Hanoukka, Crâne-rond les appelle au secours pour éteindre le feu qui a pris dans les plantations. La récolte est perdue et les planteurs ont besoin de matériel neuf. Henry fait crédit contre un tiers de la prochaine récolte payable en coton brut. « Tu me payes en coton aujourd’hui ce que je toucherai demain en billets de banque… » Pour stocker l’or de l’Alabama, le petit entrepôt dans l’arrière-boutique ne suffit plus. On en trouve un plus vaste où « les chapeaux de paille des plantations » croisent maintenant « les cigares allumés des industriels ». Ils revendent le coton brut aux « industries » du nord qui l’achètent à prix d’or pour le transformer en « produits ».

    Teddy Wilkinson Mains-de-soie a fait visiter à Emmanuel son « entreprise », la Wilkinson Cotton, qui a sa «  main-d’œuvre ». Des « salariés » pas des esclaves. Il achète tout le coton que les Lehman proposent. Et les frères affichent une nouvelle pancarte : « ACHAT ET VENTE. COTTON LEHMAN BROTHERS ». Sur le marché qui se porte bien, ils passent pour être meilleurs que Marcus Goldman et même que Joseph Sachs. Ils achètent dans 5 plantations et revendent 400 chariots. Gain fixe : 12 dollars le chariot. Insuffisant selon eux au vu du coût du transport… Ils visent le double.

    Mariages d’affaires

    Dix ans après son arrivée à Montgomery, Henry meurt foudroyé par la rougeole. Massini décrit les circonstances des noces américaines qu’il avait offertes à Miss Wolf, Rose Wolf devenue Rose Lehman, pour qui il avait abandonné Süsser Bertha, sa promise en Bavière. Une « rencontre entre deux cerveaux, aussi terrible que divine » d’où sont nés quatre enfants. Les deux frères décident alors de se séparer. Mayer à Montgomery au milieu du coton. Emmanuel à New York, « là où le coton se mue en billets de banque ». Il ouvre une filiale au 119 Liberty Street, la « LEHMAN BROTHERS COTTON FROM MONTGOMERY ALABAMA ».

    De part et d’autre, l’heure est aux mariages d’affaires. Mayer séduit le père de Babette Nowgass en lui proposant de vendre son « coton avant qu’il ne soit du tissu. C’est un métier que nous avons inventé, plaide-t-il. Intermédiaires. Nous sommes au milieu... » Des fiançailles au mariage (720 jours), le prétendant passe contrat avec 24 fournisseurs jusqu’à La Nouvelle-Orléans ; 2 500 charrettes par an ; 50 000 dollars de gains. De son côté, pour courtiser Pauline, la fille de Louis Sondheim, en quelques semaines, Emmanuel invite à son siège une centaine d’industriels les plus riches de la place. Le King Cotton devient un des Juifs les plus influents de New York. Il a des liasses de billets de banque au coffre ; en plus des 24 fournisseurs de coton au Sud, il a 51 acheteurs au Nord.

    Benjamin, le frère de Babette, ouvre alors la porte de la Louisiane. Une autre mine d’or aux yeux d’Emmanuel. Au Sugarland, « le souverain » lui fait goûter « le meilleur sucre de Bâton Rouge ». Il a « des centaines de milliers d’esclaves ». On signe le contrat au salon tandis qu’une fillette joue un air de Chopin au piano. Mais les frères sentent venir un « vent glacial » qui risque de tout détruire : la guerre civile entre le Nord et le Sud, Jefferson Davis pour la Confédération et Abraham Lincoln pour l’Union. Où trouver le milieu ? Louis Sondheim et Isaac Newgass ne sont pas dans le même camp. Pauline interdit à Emmanuel de dire qu’ils ont un siège « dans cet endroit infâme où l’on enchaîne les Noirs et où il se peut que ta belle-sœur les fouette ». Il est vrai que pour s’intégrer, Mayer a plongé dans le système.

    La Guerre de Sécession aura des conséquences durables. Les vainqueurs nordistes libèrent tous les esclaves. Sucre ou coton, le marché est à plat. Au Nord comme au Sud, plantations et industries ont été incendiées ou ont fait faillite. Rideaux tirés. Plus rien ne fonctionne à Montgomery et à New York. « Le sale coton n’existe plus », dit un jour Emmanuel à Mayer.

    2. La grande course à l’industrie

    Construire. Inventer. Mayer qui s’englue dans son Sud d’adoption propose au Gouverneur de reconstruire l’Alabama avec l’argent que l’Etat confiera à sa banque. « Ayez confiance », lui dit l’homme d’affaires qui accouche de la LEHMAN BROTHERS BANK FOR ALABAMA. De son côté, Emmanuel flaire les tendances, visite d’autres espaces et se lance dans le café. Mexique, Nicaragua, Panama, Brésil... « Les indigènes crachent leur sang pour une gamelle de soupe et une cabane », lui dit cynique Miguel Munoz, « ours mexicain portant plus d’or qu’une Vierge en procession ». Il lui vend à son prix des sacs acheminés par bateau, prêts à être revendus. En échange, le marché lui appartient de la Floride au Canada...

    Membre fondateur de la Bourse du coton et de la Bourse du café à New York, Emmanuel se lance dans la grande course à l’industrie, « celle qui rend vraiment riche » et qui est totalement à financer. Les Lehman proposent des matières premières aux industries qui les transforment. Ils peuvent aussi construire les usines. « Il faut remplir l’Amérique de hangars et d’usines textiles, mécaniques, chimiques, pharmaceutiques, des distilleries, des forges pour la sidérurgie », raconte Massini. Pour ce faire, Emmanuel a besoin de Mayer à New York où il crée la « LEHMAN BROTHERS BANK ». Désormais, l’argent de la Banque sert à l’industrie. « Les gens donnent de l’argent mais en échange, nous ne leur donnons rien », précise-t-il. C’est le jeu.

    « Mystère sidérurgique »

    A 60 ans, Emmanuel met le pied à l’étrier à ses enfants et neveux. D’abord, ceux de Henry et Tante Rose, Dawid et Dreidel, avec qui la découverte de nouvelles sphères d’influence va prendre un tour initiatique. A New York, où tout est énergie et action, le mot d’ordre est « combustible ». Il investit dans le charbon avec le turbulent Dawid, « cheval emballé », « tourbillon incessant », qui l’accompagne chez Mister Wilcock. A Black Hole, la plus grande mine d’anthracite de toute l’Amérique, le Seigneur du charbon signe avec lui le premier contrat du secteur. Du charbon, il passe à l’acier, ce « mystère sidérurgique » dont la robustesse tient à la précision de son alliage : il ne faut pas ajouter plus de 2 % de carbone au fer, infime proportion qui sépare l’acier de la vulgaire fonte et augmente sa résistance de plus de 26 %.

    « Oxydations, carbon-coke, températures de fusion »…. Poésie des mots et des chiffres du capitalisme montant. Evidence du progrès. Le langage de l’évolution technique « devrait être celui d’une banque moderne », pense Emmanuel, qui emmène Dreidel dans le Temple sacré des combustibles, là où il y a de l’énergie à revendre : le pétrole, l’or noir. De l’Oklahoma au Tennessee à l’Ontario et la Californie, ils financeront la construction de puits et foreuses...

    Le succès du business du charbon le fait s’engager dans la branche des transports, pas seulement les chemins de fer, mais les navires et la marine marchande. Il sait que l’industrie repose sur les infrastructures et les liaisons. Il faut des ponts pour atteindre l’autre rive. Miser sur les trains. Emmanuel peut dormir tranquille avec son fils Philip. Dans la locomotive immatriculée Lehman Brothers, en bon chef de gare, il a emporté le marché auprès de la United Railways pour financer les voies ferrées. Il s’agit d’émettre 10 millions de dollars en obligations. Un capital qui sera rendu aux souscripteurs avec un petit intérêt tandis que le capital fourni à la compagnie sera rendu avec un intérêt considérable. Là résident les gains.

    3. les marchés transitent par Wall Street

    A la fin du XIXe siècle, l’industrie est lancée, les usines poussent par centaines dans la frénésie générale. Qu’il s’agisse de café ou de charbon, de gaz, de pétrole, de fer, de nickel ou de cuivre, Emmanuel applique « la loi de base de l’industrie en vertu de laquelle l’offre s’adapte à la demande et à la clientèle ». Les banques ne sont dans aucune branche. A New York où les gens se droguent de mots, on crée un endroit neuf, gigantesque, le Stock Exchange, qui réunit l’ensemble des bourses existantes : café, coton, fer…. Une Bourse unique où des gens disent, parlent, négocient du matin au soir sans interruption. Dans cet « échange des matières premières qui n’y sont pas, ce qui compte, c’est la valeur, pas l’argent », dit Massini.

    Archive Libération. Wall Street 1987. @ Archive Antoinette D.

    La Bourse est « une sorte de cabinet médical où l’on examine chaque jour des pieds à la tête les banques et les entreprises cotées », note Emmanuel. Ce qui compte, c’est le « degré de confiance que chacun acquiert sur le marché. » « Tous les marchés transitent par Wall Street, ajoute l’auteur. Soudain, le monde s’est contracté en un bouton dont New York est la boutonnière. » Faire. Etre. Oser. « Un geste minuscule, nous serons les maîtres du monde », pensent les Lehman. Débats sur un fil dans ce Temple des mots. Avalanches de mots. « Et il se peut que l’air soufflé par toutes ces bouches finisse par créer une tempête… »

    Up and down

    Le vieux Mayer qui chemine avec ses guêtres rayées sur le trottoir de Wall Street pense à Philipp, « cet engin parlant » né à New York sans une goutte de sang ni d’Allemagne ni d’Alabama et qui « rêve de prospérité bancaire » tout en jouant au tennis. Quant à Sigmund, fils de Mayer, il « n’aurait jamais imaginé un endroit au monde où les mathématiques se muaient en religion et où ses rites chantés tout haut n’étaient que des refrains numériques ».

    « Salut Charles. » « Bonjour Goldafen. » « Tu appliques le 1270 ? » « Le 1410 ! »… Le café est stable, la branche ferroviaire oscille… Les nombres bondissent. Up and down. De quoi attirer aussi son frère Arthur, qui a l’obsession des chiffres et qui fut aussi le premier à expérimenter le téléphone de monsieur Bell, l’Ecossais qui lui a montré une boîte en fer dotée d’un fil et d’un cornet à l’Exposition universelle.

    Jeudi noir

    Philipp, devenu septuagénaire, dirige Lehman à Wall Street depuis cinquante ans et il n’est jamais tombé. Dernière note sur son agenda : « LEHMAN CORPORATION ». Cela signifie « fonds commun d’investissement » destiné aux classes moyennes qui misent leur argent pour empocher le double. De la finance pure. Investir de l’argent pour gagner de l’argent. Adrénaline. Frisson. Risque. Cotation. Emission de titres... Holding...

    Arthur a défini la Richesse selon une formule mathématique : « un résultat qui dépend de la croissance simultanée du Risque (X), de l’Ambition (A), de la Productivité (Pr) multiplié par un paramètre décisif appelé CF soit conditions favorables. R = CF x f(X, A, Pr) ». Les conditions favorables étant dans ce cas les politiques et leur générosité à ne pas contrôler les groupes financiers.

    Mais ce matin-là, le jeudi 24 octobre de l’année 1929, « on dirait que le temps s’est figé », écrit le dramaturge. « Teddy est le premier agent de change à se supprimer. Il se tire une balle dans la bouche à 9h17 du matin dans les toilettes de Wall Street. » Dans la salle de transaction voisine, « tout le monde vendait, vendait, vendait »… Vernon à 10h32 fait de même… « Ils veulent voir l’argent, du vrai argent, pas les cotations. » Le réveil est brutal pour ces employés qui comprennent qu’ils ont atteint le terminus. Plus de transactions. L’Amérique a ouvert les yeux. C’est le crash.

    « Noé avait six cents ans quand arriva le déluge. »
    Genèse, 7,6

    Les frères Lehman, par Stefano Massini. Paris, Editions du Globe (Ecole des Loisirs), 2018. 840 pages.

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