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    Culture

    Face à Amazon, les librairies indépendantes font de la résistance

    media La librairie "Ici" ouvre ce vendredi 26 octobre sur les Grands Boulevards à Paris. RFI/David Pauget

    La librairie indépendante « Ici », qui ouvre ce vendredi 26 octobre à Paris, est la plus grande créée en vingt ans dans la capitale. Face à la concurrence du commerce en ligne, ce secteur parvient à tirer son épingle du jeu, mais reste fragile.

    « C’est bien une ouverture, pas une fermeture ! » La plaisanterie lancée à la librairie « Ici », en plein travaux à la veille de son ouverture sur les Grands Boulevards à Paris, fait sourire. Elle résume pourtant ce pari audacieux, dans un secteur souvent décrit comme étant en crise.

    Sur plus de 500 m2 sur deux niveaux, on y trouve un café, un espace enfants avec des coussins, une scène avec des gradins au sous-sol pour les rencontres. Et surtout plus de 40 000 livres, tous genres confondus : littérature, sciences humaines, bandes dessinées, parascolaire, etc.

    L'une des plus grandes librairies indépendantes

    « On a voulu créé un espace de vie où les gens se sentent comme chez eux », s'enthousiasment les deux associées, Anne-Laure Vial et Delphine Bouétard, ayant chacune près de vingt ans d'expérience dans l'édition et le commerce du livre.

    « Sur 500 m2, dont 450 m2 dédiés à la vente, c'est la plus grande librairie indépendante ouverte d'emblée avec une telle surface dans la capitale », selon le magazine professionnel Livres hebdo. L'atout selon les deux libraires ? Le contact humain: « On est convaincues que les gens attendent des lieux physiques, des lieux de découverte. Les lecteurs vont pouvoir rencontrer des libraires qui ont lu les livres, et pourront conseiller », explique Anne-Laure Vial.

    Un secteur fragile

    Ce projet relève pourtant de la gageure. « Ouvrir un magasin de cette taille, c'est audacieux », commente Xavier Moni, président du Syndicat de la librairie française (SLF). Pour ne pas dire suicidaire, comme certains discours fatalistes l'affirment, face à Amazon et aux livres numériques ? « Je n'ai jamais adhéré à ces discours, je les combats. Mais c'est un modèle économique fragile: la rentabilité est seulement de 0,3 % en moyenne. C'est le commerce de détail le moins rentable », répond, Xavier Moni.

    Ces problématiques ne sont pas ignorées à la librairie « Ici ». « Le prix du loyer est le souci principal, car les marges sont très faibles. Quand le libraire doit gérer un loyer élevé, c'est là où toute son économie est mise à mal », explique Delphine Bouétard.

    Avec un investissement supérieur à 1 million d'euros, les deux associées ont pu bénéficier d'une subvention de la ville de Paris, de 80 000 euros, pour les aider à financer les travaux. Elles ont également obtenu un prêt à taux zéro, notamment de l'Adelc (Association pour le développement de la librairie de création).

    Des atouts certains

    Si les difficultés sont nombreuses, elles ne signifient pas pour autant que le métier de libraire est condamné, selon Vincent Chabault, sociologue, maître de conférences à l'Université Paris Descartes. Dans son livre Vers la fin des librairies ?, il répond à la question par la négative. « Insister sur le lien, le conseil et l’animation constitue une stratégie positive qui montre à la fois la qualité et la singularité de leur travail. Tout l’enjeu est de convertir ces investissements en retombées économiques. »

    La librairie reste donc un commerce culturel de proximité attractif, où certains s'y rendent presque par militantisme. « C’est soutenir un univers culturel et commercial de qualité, éloigné des plateformes, de l’algocratie [société administrée par des algorithmes] et de la distribution de masse », analyse Vincent Chabault. Avant d'ajouter : « On assiste à la une remise en cause des hypermarchés avec le succès des magasins bio et des circuits courts. Il est temps d’appliquer ce raisonnement au livre ! »

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