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    Culture

    Exposition: le Japon au-delà des clichés

    media «Japon-Japonismes: objets inspirés» (1867-2018) au musée des Arts décoratifs jusqu’au 3 mars 2019. RFI/Silvano Mendes

    Le musée des Arts décoratifs de Paris vient d’ouvrir l’exposition « Japon-Japonismes : objets inspirés ». Loin d’être une simple balade chronologique dans la culture du pays du Soleil Levant, l’événement propose un regard croisé entre l’art japonais ancien et contemporain et des créations occidentales japonistes.

    Le défi était de taille : choisir dans les fonds d’art japonais du musée parisien, l’un des plus importants en France, des pièces capables de résumer, le temps d’une exposition, des relations artistiques foisonnantes entre le Japon et l’Europe dans le domaine des Arts décoratifs. « C’était un choix difficile. Mais on savait qu’on ne voulait pas faire une exposition chronologique », explique Béatrice Quette, conservatrice des collections asiatiques de l’institution et une des commissaires de l’exposition. Pour elle, le but n’était pas de raconter l’histoire d’une civilisation, chose déjà faite entre autres par ses collègues du musée Guimet. « Nous avons des collections japonaises qui racontent plutôt des aspects techniques, des savoir-faire, des motifs, de formes, d’usages, des fonctions. Et c’est ça que nous avons voulu raconter, à travers des thématiques qui laissaient très ouvert le champ de l’exploration et qui permettaient aussi de montrer le Japon et le japonisme ».

    Béatrice Quette, conservatrice des collections asiatiques. RFI/Silvano Mendes

    Il faut savoir que depuis sa fondation, en 1864, le musée des Arts décoratifs – qui maintenant préfère se faire appeler MAD, a été le pionnier dans l’initiative de conserver et présenter l’art japonais en France. Les fonds se sont enrichis au fil des années et plusieurs événements autour du Japon ont eu lieu dans ses murs depuis sa première exposition d’art oriental, et notamment japonais, organisée en 1869. Mais pour répondre aux cinq thématiques choisies cette fois-ci (les acteurs de la découverte, la nature, le temps, le mouvement et l’innovation), le musée a fait aussi appel à d’autres institutions, ainsi qu’à deux commissaires invités: Noriko Kawakami, directrice-associée de l’espace 21_21 Design Sight, la très dynamique fondation d’Issey Miyake à Tokyo, et Masanori Moroyama, commissaire en chef honoraire du musée national d’Art moderne de Tokyo, ainsi que la créatrice de mode Junko Koshino, en tant que conseillère scientifique.

    Une place importante pour la mode

    Le résultat est un ensemble d’environ 1 400 œuvres, distribuées sur les trois étages du musée, couvrant une large palette de médiums artistiques, des objets d’art au design, en passant par les arts graphiques. Ainsi, le fauteuil « Cabbage » de Sato Oki, datant de 2008, côtoie la chaise longue basculante de Charlotte Perriand, imaginée en 1940, tandis que des affiches du XXe siècle dialoguent avec jouets ou de la porcelaine. « On voulait pouvoir avoir une total liberté dans l’espace, mais également dans le temps, avec des mises en regard d’objets anciens et d’objets très contemporains pour que l’on voit que cette inspiration n’est pas quelque chose de passé et finie», défend la commissaire de cette exposition, qui représente l’un des moments phares de la saison culturelle «Japonismes 2018 : les âmes en résonance ».

    Des vêtements ponctuent tout le parcours, rappelant que le MAD est aussi l’un des musées de la mode de Paris. « Nous avons depuis les années 1970 constitué des collections très importantes de mode d’acteurs japonais, installés en France ou pas, en achetant des pièces de Issey Miyake et Kenzo très tôt », souligne Béatrice Quette. « C’était très important de montrer que l’histoire de notre institution avec le Japon c’était dans le design, dans le graphisme, mais également dans la mode ».

    Exposition Japonismes 2018 RFI/Silvano Mendes

    La jeune création mise à l’honneur

    Les vêtements sont parfois installés dans les mises en scène très intimistes, « comme si on arrivait presque dans la garde-robe de quelqu’un qui ait pu quitter les lieux et qui reviendrait quelques temps plus tard s’asseoir dans le fauteuil à côté », explique la conservatrice. Par ailleurs, des jeunes créateurs de mode ont également était invités, afin de montrer la création contemporaine va bien au-delà des clichés sur les kimonos ou le noir et blanc minimaliste des stylistes japonais qui ont fait trembler la mode occidentale dans les années 1970-80.

    C’est ainsi que Tatehana nous impressionne avec ses chaussures à plateforme dans la salle rouge du deuxième niveau, tandis que la créatrice Saint-Martin mène une réflexion sur le corps avec ses bodies second peaux en couleur terre. Le trio de jeunes stylistes est complété par Nakazato, dont les créations posent des questions de fond, comme l’avenir de la mode, l’usage du patrimoine comme source d’inspiration ou encore le recyclage. « J’avais envie que cette conclusion ne soit pas un bilan fermé, mais quelque chose d’ouvert vers le futur, qui laisse la place, le plus possible, à des jeunes créateurs japonais pour qu’ils se sentent aussi concernés par ces échanges », résume la commissaire.

    Japon-Japonismes : Objets inspirés (1867-2018), Musée des Arts Décoratifs – MAD, jusqu’au 3 mars 2019

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