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    Culture

    Le théâtre, terre d’asile pour les migrants en France

    media Le BAAM (Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des Migrants) à Paris propose des ateliers théâtre pour réfugiés, migrants, demandeurs d’asile, chaque mercredi. David Pauget / RFI

    À l'occasion de la journée internationale des migrants ce mardi 18 décembre, nous nous intéressons aux initiatives théâtrales, nombreuses en France, offrant aux réfugiés, migrants, demandeurs d’asile, un espace d’accueil et d’expression, à l’opposé de leur isolement au quotidien. Une partie du monde de la culture dénonce un désengagement de l’Etat dans le traitement de la question et prône une société de l’hospitalité comme une forme de résistance à des politiques jugées soit absentes, soit répressives.

    Au pied du Musée de l’Histoire de l’Immigration à Paris, les toiles blanches des deux dômes géodésiques gisent toujours au sol. C’est ici que le Good Chance Theatre, un théâtre itinérant par et pour les migrants, prend ses quartiers dans deux jours, le 16 octobre, jusqu’au 17 novembre. Au programme, des ateliers variés comme de l’escrime de théâtre, de l’improvisation, mais aussi de la peinture ou de la musique. Une restitution gratuite des ateliers auprès du public est prévue chaque samedi avec le « Hope Show », ou littéralement « show de l’espoir ».

    Béret gris, barbe de trois jours, t-shirt blanc au logo orange du Good Chance, Cemil Yildiz, réfugié turc de 29 ans, est venu aider à installer la structure d’une vingtaine de mètres de diamètre. « Dans la vie, quand tu es réfugié, tu es invisible aux yeux des gens. Mais quand ils nous voient sur scène, ils nous respectent », lance-t-il avec un soupir, les yeux levés vers le Palais de la porte Dorée, construit à l’occasion de l’Exposition coloniale de 1931.

    « Allier théâtre et défense des droits humains »

    Cemil a quitté la Turquie l’an dernier, après une tentative d’enlèvement. « Deux hommes sont sortis d’une voiture et m’ont attrapé pour que je monte avec eux. J’ai pu les repousser. Ils devaient travailler pour la police », témoigne-t-il. Cet amoureux de Shakespeare et Molière, ayant suivi une formation d’ingénieur, est avant tout vu un défenseur des droits humains. Et un opposant au régime de Recep Tayyip Erdogan.

    Son dernier coup d’éclat avant de quitter le pays : « Greetings from the Palace », une pièce qu’il a lui-même écrite et jouée à Istanbul en 2016, en cachette dans des appartements et des petits théâtres. Il y incarne un dictateur, mélange de Lénine, Hitler, et Erdogan. Ce qui lui vaut de multiplier les séjours en prison, près d’une vingtaine de fois. Pour 1 ou 2 jours, presque à chaque fois torturé à l’électricité. Dans un précédent spectacle, en 2015, il incarnait un transsexuel pour dénoncer les violences contre les minorités. « La police m’a dit d’arrêter de jouer, sinon ils me tueraient. J’ai beaucoup d’amis qui sont morts en prison, soi-disant à cause d’une crise cardiaque. » Expliquant chercher toujours à « allier théâtre et défense des droits humains », Cemil a rapidement entendu parler du Good Chance Theater à son arrivée en France.

    Cemil, réfugié turc, devant les dômes en cours de construction du Good Chance Theatre, au Musée national de l'Histoire de l'Immigration de Paris, le 14 octobre. David Pauget / RFI

    Cette association est le fruit de deux dramaturges britanniques, Joe Robertson et Joe Murphy. Les « deux Joe », comme on les surnomme, ont créé en 2015 un théâtre éphémère dans la « Jungle de Calais », où des milliers d’exilés vivaient alors dans l’espoir de rejoindre l’Angleterre. La jungle évacuée, ils ont monté une pièce outre-Manche avec ceux ayant réussi à les rejoindre. Le Good Chance Theater est revenu provisoirement en France en 2017 pour suivre les migrants en région parisienne, à Aubervilliers et à porte de la Chapelle, puis place des Fêtes à l’été 2018.

    « La tragédie est toujours présente dans nos vies. On en rit sur scène. »

    Le 9 octobre, pour faire la transition entre la saison estivale et la nouvelle au musée de l’Histoire de l’Immigration, le Good Chance Theatre présente un spectacle à La Générale, dans le 11e arrondissement de la capitale. Dans cet ancien poste de transformation électrique, devenu un espace de création artistique, plus de cent personnes attendent autour de la scène. Les derniers retardataires se pressent. A mesure que le brouhaha diminue, on reconnaît la musique diffusée sur les haut-parleurs. « Comme ils disent », de Charles Aznavour, décédé une semaine plus tôt.

    Les 10 acteurs amateurs de la troupe, dont 7 migrants et demandeurs d’asile, entrent sur scène sous les applaudissements, pour un peu plus d’une heure de saynètes, de chants, et de lectures de textes écrits par eux. Sur un registre souvent burlesque, chacun évoque des situations qu’il rencontre depuis son arrivée en France. Casque à visière, brassard orange « police », sweat-shirt gris à capuche : pour dénoncer les violences policières, Corentin Fila, acteur français d'origine congolaise, a choisi de se déguiser en Alexandre Benalla, ancien collaborateur d’Emmanuel Macron mis en examen après avoir frappé des manifestants le 1er mai dernier à Paris.

    Cemil surgit la main ensanglantée. « On a coupé mon zizi ! », lance-t-il au public amusé. Derrière l’humour, la tragédie : il est question de la sexualité des sans-papiers, ou plutôt de son absence, un plaisir empêché à cause de l’isolement social et de la peur qu’une partie de la société ressent envers eux.

    Mais le théâtre est-il vraiment une priorité pour ces personnes souvent en difficulté financière, sans logement ? « On est conscient que notre action vient en complément des associations, qui assurent les besoins primaires comme le logement, les procédures administratives, la nourriture. Mais elle est essentielle selon nous », défend Louise Bernard, directrice du Good Chance Theatre, qui voit sur scène un espace de liberté et de reconstruction de liens. « Ces personnes sont souvent mal accompagnées, certaines sont isolées, ont vécu des traumatismes. Le théâtre permet d’utiliser le corps, la voix, l’écriture. Elles ont parfois perdu l’habitude de les utiliser. »

    Un constat partagé par Cemil : « Sur scène, tu pleures, tu ris, tu joues avec toutes ces émotions. Alors tu te rappelles que tu es humain. Ça te rend plus humain. Tu gagnes en confiance et tu es plus heureux. » Et surtout, le théâtre permet selon lui de rendre une « dignité » aux migrants : « La France me verse 440 euros, je dois nettoyer des toilettes, travailler dans la restauration et la construction, là où je peux gagner un peu d’argent. Les femmes te fuient car tu fais peur comme j’ai montré sur scène en parlant de l’absence de relations sexuelles. La tragédie est toujours présente dans nos vies. On en rit sur scène. »

    Les initiatives du milieu culturel nombreuses

    Des sans-papiers sur les planches ou hébergés dans théâtres solidaires, des réfugiés racontant leur exil, des ateliers pour apprendre le français : les initiatives du monde théâtre, en faveur de l’intégration des migrants, sont nombreuses.

    Hussein, Soudanais 22 ans, en pleines répétitions aux ateliers théâtre du BAAM, à l’Espace Jemmapes, à Paris. David Pauget / RFI

    Le théâtre, comme espace d’accueil pour les migrants. Mais aussi un lieu de vocations. C’est le cas de Mahmoud, 17 ans. Cela fait un an qu’il a quitté la Guinée pour la France. Pour cause de « problèmes familiaux », sa famille refusant qu’il tente sa chance en Europe pour trouver un meilleur avenir.

    A peine arrivé en région parisienne, Mahmoud s’est inscrit aux ateliers théâtre du BAAM (Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des Migrants) de Paris, conseillés par des amis migrants. Chaque mercredi après-midi, il fait 1h30 de trajet en RER et métro depuis Cergy pour jouer sur scène pendant la même durée à l’Espace Jemmapes, situé au bord du canal Saint-Martin. Avec comme « rêve » de devenir acteur.

    « Il y a des Asiatiques, des Indiens, des Africains…on a tous une origine différente, des religions différentes, mais je ne le vois pas. Seul le théâtre permet tous de nous réunir. Comme le foot ! Cela me rend heureux », confie-t-il. Autre utilité selon lui : « l’art permet de changer la vision qu’ont les gens du monde, de s’évader de ce monde pourri, d’oublier les soucis. »

    Le BAAM, une association créée en 2015 suite à l’évacuation de 900 migrants d’un lycée du 19e arrondissement, a fait sienne la phrase de Heiner Müller : « D’une certaine façon, l’art est une pratique aveugle. Je vois là une possibilité : utiliser le théâtre pour de tout petits groupes (…) afin de produire des espaces d’imagination, des lieux de liberté pour l’imagination. »

    Une philosophie que partage Pénélope Lamoureux, directrice de l’association culturelle Les Libres Filmeurs, à Angers, qui fait monter régulièrement les réfugiés sur scène. Selon elle, le théâtre - et l’art en général - est « la clé du dialogue avec les réfugiés » : « On quitte le traitement idéologique de la question des réfugiés pour un traitement artistique, à hauteur de vécu. Ça crée moins de crispation dans le dialogue. On est dans des enjeux humains que tout le monde peut comprendre, ressentir, ce qui permet de créer une vraie empathie », analyse-t-elle.

    Un accès à la culture française

    Omar Abou-Nabout, 22 ans, est à l’initiative de la dernière pièce de théâtre organisée par Les Libres Filmeurs -où il effectue un service civique- qui a fait monter sur les planches une quinzaine de réfugiés. Le jeune homme est un réfugié syrien, ayant fui son pays en 2017 avec sa mère et ses frères et sœurs. Son père, professeur de français, a passé plusieurs mois dans les geôles du régime de Damas. Il est mort lors d’un bombardement russe sur le domicile familial, qu’il avait transformé en école clandestine.

    « Quand je suis arrivé, je parlais moins bien français. La vie des migrants et des réfugiés est souvent très dure, mais je pense que j’ai eu beaucoup de chance : Angers est une ville calme, et les Français de l’association ont été bons avec moi, sans créer de sentiment de distinction », témoigne-t-il.

    La conviction d’Omar : c’est par la culture que l’on accueille et intègre les réfugiés. « Ils découvrent la culture française grâce au théâtre. Ça leur permet de prendre confiance en eux, et d’être à l’aise avec les Français. »

    Omar Abou-Nabout, réfugié syrien, est à l’initiative d'une pièce de théâtre à Angers, jouée par des réfugiés. David Pauget / RFI

    L’Etat accusé de ne pas jouer son rôle

    Mais si le secteur culturel a résolument ouvert ses portes aux migrants, nombreux sont ceux qui s’agacent de pas être assez – voire pas du tout - soutenus. En février dernier, des directeurs et directrices de théâtres et d’institutions, des personnalités du monde de la culture, ont écrit une tribune dans l’Humanité, pour réagir aux propos de l’ex-ministre de la Culture, Françoise Nyssen. « C’est par la culture que nous accueillons », avait-elle déclaré plus tôt pour saluer l'engagement de onze établissements culturels dans un programme d'insertion en faveur des réfugiés (programme HOPE). Des mots prononcés au lendemain de la présentation du projet de loi controversé sur l'asile et l'immigration, jugé répressif. « Nous vous appelons à soutenir nos actions en permettant qu’elles ne soient pas annihilées par des contre-mesures de répression d’État et à peser de tout votre poids pour cela », écrivent en réaction les auteurs de la tribune.

    Pour Louise Bernard, directrice du Good Chance Theatre, ce manque d’accompagnement de l’Etat met en péril les initiatives culturelles : « Nous ne survivons que par des dons individuels, ce n’est pas normal. L’Etat voit toujours notre action comme quelque chose de superflu, inutile. On espère les faire changer d’avis. Ils devraient participer à notre travail. », soupire-t-elle. Sans subventions, ni aides françaises ou européennes, le Good Chance Theatre a dû lancer une campagne de crowdfunding qui s’est terminé le 24 novembre, avec succès, 9 140 euros ayant été récoltés.

    Aurélien Taché, député LREM, le reconnaît : « le rôle de la culture a été sous-estimé. Les acteurs du monde culturel sont ceux qui se sont le plus et mieux mobilisés pour l’accueil et intégration des migrants et réfugiés. ». Mais il rejette les critiques sur une supposée « hypocrisie » au sommet de l’Etat : « En France, contrairement à d’autres pays comme l’Allemagne ou le Canada, on fait trop reposer l’intégration sur l’Etat et ses actions. »

    Auteur d'un rapport sur l'intégration des étrangers arrivant en France, il avait proposé de créer un « portail national numérique » pour répertorier toutes les initiatives du monde culturel et de la société civile pour les migrants, qui n’en ont parfois pas connaissance. « C’était un vrai sujet de répertorier l’offre. Mais cela n’a pas été créé », regrette-t-il.

    « Désengagement de l’État »

    Il y a là pourtant un risque d’abandon de l’Etat sur la question de l’accueil des migrants, à en croire Quentin Fondu, doctorant en sociologie à l’EHESS, spécialiste des politiques culturelles, enseignant à Paris 3 - Sorbonne Nouvelle : « On peut observer, ces quinze dernières années, que les activités culturelles sont de plus en plus amenées à jouer un rôle social et donc à pallier culturellement un désengagement de l’État », explique-t-il.

    Cette évolution participe selon lui par une « municipalisation de la culture ». Non sans effets pervers : « Cela entraîne l’impossibilité de mener des politiques culturelles nationales ambitieuses, et contribue à inféoder les artistes et les animateurs culturels à une commande sociale qu'ils ne maîtrisent pas forcément, avec un risque d’instrumentalisation qu’ils dénoncent parfois », analyse-t-il.

    Une logique qui selon lui « met à mal selon lui les principes de continuité de territoriale », certaines collectivités territoriales, n’ayant pas forcément les moyens de soutenir des initiatives culturelles, ou d’en faire une priorité. Au Congrès des maires, qui s’est tenu du 20 au 22 novembre 2018, François Baroin, président de l'Association des maires de France, a ainsi fustigé la baisse de moyens des collectivités. « Les moyens affectés aux collectivités territoriales, contrairement à ce qui avait été dit, ont été amputés encore plus d’un tiers à l’échelle de la perspective de la législature », a-t-il dénoncé.

    « Des contre-mesures » de l’Etat

    Pour Vincent Moisselin, directeur du Syndeac, le syndicat des entreprises artistiques et culturelles, ce sentiment d’abandon de la part de l’Etat est largement partagé dans le monde de la culture : « C’est certain, le secteur associatif, le local, agit mieux que l’Etat central…mais il ne faut pas qu’il se défausse de ses responsabilités. »

    Dénonçant les mesures qu’il juge répressives du ministère de l’Intérieur, il invite par ailleurs le gouvernement à changer de modèle de politique culturelle : « Il faut qu’ils arrêtent de sortir des dispositifs successifs tout aussi inutiles les uns que les autres, comme « la culture près de chez vous » [plan d’action présenté par Françoise Nyssen en mars dernier], ou le pass Culture ». Face à un Etat en retrait, le Syndéac a ouvert une réflexion pour comprendre comment les lieux de culture peuvent devenir encore plus des lieux « de la transformation sociale », pour proposer de nouveaux projets collectifs, afin de refaire société.

    Il s’agit là du sujet de prédilection de Marie-José Malis, présidente du Syndeac et directrice du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, à l’origine de l’École des Actes, créée début 2017. Cette école se veut ouverte à tous, quels que soient l’âge et la nationalité, que ses participants soient étrangers, sans-papiers, déscolarisés, marginaux. « Beaucoup de gens vivant dans ce pays ne sont comptés pour rien ou ne sont comptés que comme problèmes », explique Emilie Heriteau, à la mise en scène de « Sur la grand’ route », d’après le texte d’Anton Tchekhov, le premier spectacle de la troupe de l’Ecole des Actes joué du 20 au 25 novembre 2018.

    « Faire cité » dans les théâtres

    La taverne dans la pièce, refuge salutaire de pèlerins, fait écho aux squats ou centres d’hébergement des 9 acteurs migrants, venant de pays comme la Côte d’Ivoire, le Congo, ou la Mauritanie. « Pour beaucoup de jeunes ici, les théâtres ne sont pas des lieux destinés à eux, mais des trucs de vieux blancs. Notre travail, à l’Ecole des Actes, est un travail de pensée collective, associant tous les participants », insiste Emilie Heriteau.

    Créée en 2015, la pièce « 81 avenue Victor-Hugo » (mise en scène par Olivier Coulon-Jablonka), du nom d’un collectif de sans-papiers d’Aubervilliers, est l’une des plus connues, et reconnues, de la Commune. Une œuvre documentaire qui offrait un espace d’expression à des sans-papiers d’Aubervilliers, qui racontaient leur traversée périlleuse de la Méditerranée, ainsi que la violence des passeurs, et celle de l’Etat français.

    Les 8 acteurs ont par la suite pu être régularisés, tout comme les deux tiers des 89 sans-papiers du collectif. L'arrivée en janvier 2016 d'une nouvelle préfète signa la fin au processus de régularisation, entraînant le rejet des 21 dossiers restants ainsi que l’évacuation du squat du 81, avenue Victor Hugo.

    Près de trois ans plus tard, le travail de la Commune se construit plus que jamais en opposition aux actions de l’Etat, selon Emilie Heriteau : « ce n’est pas qu’il ne joue pas son rôle. Il travaille contre des pans entiers de la population de ce pays. » Avant d’asséner : « Les idées nouvelles, ce ne sont pas les hommes politiques qui les portent, mais nous, les gens de ce pays, qui décidons de compter tout le monde dans la situation, et qui organisons le travail de la rencontre et de la discussion. »

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