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    Afrique

    Ouverture du Fipadoc: «cela va être le Cannes du documentaire»

    media «Pas à pas», documentaire de Marie Lachaud, France, sélectionné au Festival international du documentaire (Fipadoc) à Biarritz. Fipadoc 2019

    Le Fipadoc, nouveau grand festival généraliste du « meilleur du documentaire », ouvre ce mardi 22 janvier ses portes à Biarritz, en France. Avec la sélection de plus d’une centaine de films venus des quatre coins du monde, ce Festival international du documentaire souhaite s’imposer comme une référence dans son genre. Et Christine Camdessus, directrice générale du Fipadoc, lance déjà « un appel aux cinéastes africains d’inscrire leurs films ». Entretien sur ce rendez-vous censé devenir indispensable pour les professionnels et le grand public, invité à regarder, à discuter et à construire le rôle et l’avenir du documentaire.

    RFI : En 2019, l’ancien et très réputé Festival international de programmes audiovisuels (Fipa) se transforme en Fipadoc. Certains nommaient le Fipa « le Cannes de la télévision ». Quelles sont votre exigence et votre ambition pour le Fipadoc ?

    Christine Camdessus : Cela va être le « Cannes » du documentaire. L’idée est de faire un grand festival généraliste du documentaire. Dans ce grand pays de production et de diffusion de documentaires qui est la France, il y a une chose qui manquait : un grand festival de tous les documentaires, les courts, les moyens, les longs, pour les grands écrans, pour la télévision, les téléphones, le cinéma…

    Il existe déjà beaucoup de festivals en France montrant des documentaires : le Festival international du cinéma de Marseille, le Festival international du film à Nancy, le festival international du court métrage à Clermont-Ferrand, le Cinéma du réel à Paris, les États généraux du film documentaire à Lussas… Pourquoi le Fipadoc est-il indispensable ?

    J’aime beaucoup ces festivals, mais, ce qu’on n’avait pas par rapport à tous les grands pays européens, c’est un grand festival avec l’ambition d’un grand festival européen, dédié à 100% aux documentaires. Donc, un endroit où peuvent se retrouver à la fois tous les créateurs, les professionnels et le grand public, pour voir du documentaire, construire du documentaire, fabriquer du documentaire et permettre aux documentaires d’avoir ses lettres de noblesse.

    Un documentaire britannique fera ce soir l’ouverture du Fipadoc, John and Yoko, Above Us Only Sky, de Michael Epstein. Un film emblématique pour cette première édition ?

    Il est emblématique pour plusieurs raisons. D’abord, c’est un vrai documentaire qui peut toucher toutes les générations. Et puis, commencer un nouveau festival avec une chanson comme Imagine, cela nous met de bonne humeur, cela donne envie !

    Le Fipadoc propose un focus sur l’Allemagne, selon vous « l’un des piliers du documentaire européen ». La France et les autres pays européens, que peuvent-ils apprendre du système documentaire allemand ?

    Dans la diversité européenne, il y a aussi une diversité dans la production. Nos amis allemands, ils racontent des histoires qui sont assez proches de nous, mais ils ne les racontent pas de la même façon. Ensuite, grâce à l’existence d’Arte, il existe une habitude, en France et en Allemagne, de voir des films qui viennent de l’un côté ou de l’autre du Rhin. Et le renforcement de la coopération franco-allemande – y compris en coproduction documentaire – nous paraît un enjeu très important pour le développement de la production européenne.

    « Mbi Na Mo », documentaire de Rafiki Fariala (France, République Centrafricaine), sélectionné au Festival international du documentaire (Fipadoc) à Biarritz. Fipadoc 2019

    Parmi les innovations présentées par le Fipadoc, il y a une « Compétition impact ». Pourriez-vous citer l’exemple d’un documentaire qui a eu un impact sur la société en France ?

    L’exemple le plus souvent cité est Demain [documentaire français sorti en 2015, de Cyril Dion et Mélanie Laurent, plus d'un million de spectateurs en France, distribué dans 27 pays, César 2016 du meilleur documentaire, ndlr]. Ce film a fait beaucoup réfléchir les gens à la façon dont chacun s’occupe de notre planète. L’idée de cette sélection et l’idée de l’« impact producing », c'est d’identifier certains films qui sont un peu plus que des films, parce qu’ils ont la capacité et l’ambition de faire bouger les gens et faire bouger les choses. Cette compétition est là pour cela. Cette année, elle va mettre en avant les deux personnes qui ont reçu le prix Nobel de la Paix [Sahra Mani : « A Thousand Girls Like Me », et Angèle Diabang : « Congo, un médecin pour sauver les femmes », ndlr], donc des personnalités positives montrant qu’on peut changer le monde et le rendre meilleur pour y habiter ensemble.

    L’ancien Smart-Fipa se transforme en Smart-Fipadoc proposant des documentaires en réalité virtuelle et augmentée. Quels sont les effets de la technologie sur le genre des documentaires ?

    Quand il y a de nouveaux outils, ils permettent de nouvelles narrations. Dans le Smart-Fipadoc, les expériences numériques sont principalement des documentaires. Le documentaire se prête beaucoup à se projeter dans l’univers de l’autre. L’expérience numérique - notamment la VR ou la VR 360 - permet non seulement de vous proposer un récit, mais de participer à ce récit. Et quand ce récit est basé sur une histoire réelle, elle vous permet de vivre cette expérience. Pour nous, c’est très important d’être à la pointe de ces nouvelles expériences. Elles ne vont pas remplacer les autres formes de narration, elles vont coexister. Et pour certains sujets, elles sont plus adaptées.

    Dans le programme du Fipadoc apparaissent onze films qui parlent de près ou de loin de l’Afrique. Est-ce que cela reflète une prise de conscience pour ce continent par le documentaire ?

    Ce qui est très étonnant, quand vous faites une sélection, de vous rendre compte [après] comment certaines thématiques s’imposent plus que d’autres. On n’a pas choisi les films par thématiques, mais par leur qualité. Ce qu’on aime aussi beaucoup, c’est « la fenêtre sur le monde ». Ce grand continent à côté de nous, on n’y rencontre pas que des histoires tristes, on y rencontre aussi des histoires joyeuses. Et avoir un regard sur cette Afrique proche de nous, oui, c’est très important pour nous. Ce n’était pas prémédité, ce sont des films qui se sont imposés.

    En même temps, il y figure seulement deux réalisateurs africains, Rafiki Fariala et Angèle Diabang. Est-ce que le Fipadoc s’adresse plutôt à des réalisateurs occidentaux ?

    On est tout à fait ouvert et c’est même une des thématiques auxquelles on va réfléchir pour l’année prochaine. C’est une première édition. On fait la sélection sur la base des films qui s’inscrivent. Donc, appel aux cinéastes africains d’inscrire leurs films au Fipadoc pour l’édition 2020. On sera ravi de les accueillir.

    ► Lire aussi : Fipa 2018: «La télévision a encore de beaux jours devant elle», rfi, 23/1/2018

    Fipadoc, Festival international du documentaire, du 22 au 27 janvier à Biarritz.

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