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    Le nouveau musée du KGB à New York

    media Le rouge à lèvres… du baiser de la mort. Un des 3 500 objets exposés dans le musée du KGB à New York. Timothy A. Clary / AFP

    La guerre froide en plein cœur de New York… Non, il ne s’agit pas d’un nouveau développement dans le scandale sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle américaine, mais d’un nouveau musée. Le musée du KGB a pris ses quartiers en plein cœur de Chelsea, au début du mois de janvier dernier. Un quartier plus habitué aux galeries d’art contemporain qu’aux méthodes d’espionnage des services de renseignement russe. Et pourtant, le succès est au rendez-vous…

    « KGB, ce sont les initiales pour Komitet gossoudarstvennoï bezopasnosti, le Comité pour la Sécurité de l'État. » Bienvenue au musée du KGB, les (parfois tristement) célèbres services de renseignement de l’ère soviétique… un improbable bric-à-brac qui réunit 3 500 objets utilisés par les espions de l’époque. Mais attention, pas question d’en révéler tous les secrets.

    « Tous ces objets viennent tous de l’ex-URSS, explique Daniel Putiv, le directeur du lieu. Ils ont été très probablement récupérés auprès d’anciens espions ou bien ce sont des objets volés il y a 20, 30 ans… »

    Parmi les objets présentés : un télégraphe pour envoyer des SOS, une réplique du « parapluie bulgare » qui a permis d’éliminer à Londres un dissident grâce à une seringue remplie de ricine, une machine à écrire cryptée Enigma, un détecteur de battements cardiaques et de nombreux appareils d’espionnage vidéo, ainsi que l’arme la plus célèbre du KGB : « Le rouge à lèvres… du baiser de la mort. C’était vraiment l’arme typique au KGB : l’une pour l’attaque et l’autre pour la protection et ça ressemble à un rouge à lèvres classique, mais quand vous l’ouvrez et le tournez, il tire une balle. »

    Un musée apolitique sur la « guerre froide »?

    Depuis son ouverture, 2 000 visiteurs sont déjà venus découvrir les méthodes d’espionnage des Soviétiques. Il faut dire que le musée profite d’un contexte politique favorable avec les nouvelles tensions entre Moscou et Washington.

    « En ce moment, aux États-Unis, je pense que c’est toujours dans un coin de la tête, remarque Kelly, historienne, mais je serais a priori tout de même venue, même sans ces nombreux échanges entre Trump et la Russie. Mais c’est sûr que ça ajoute un peu de piquant à cette visite. »

    Karl, lui, est né en Allemagne, dans la ville de Kaliningrad, devenue depuis 1945 une enclave russe. Sa quête est toute personnelle : « je suis venu voir combien ils ont maltraité les gens. J’imagine. Je ne sais pas trop…! »

    Le musée se dit pourtant apolitique. Le terme « guerre froide » n’est d’ailleurs pas mentionné une seule fois. Mais signe que les tensions sont toujours aussi vives entre les deux pays, le musée de l’espionnage à Washington a décidé d’attaquer en justice le musée du KGB à New York pour contrefaçon…

    KGB Spy Museum, le musée du KGB, à New York, Etats-Unis.

    Écouter le reportage sur le musée du KGB à New York.

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