GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 13 Août
Mercredi 14 Août
Jeudi 15 Août
Vendredi 16 Août
Aujourd'hui
Dimanche 18 Août
Lundi 19 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Culture

    Mode et cinéma muet se rencontrent à nouveau à Paris

    media Le film «Le Coup de Foudre» de Clarence Bagder est à l'origine de l'expression «It Girl». Fondation Jérôme Seydoux-Pathé © Droits Réservés

    La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé célèbre pendant le mois de mai à Paris la relation entre la mode et le cinéma muet. Une sélection de films met à l’honneur les liens précoces entre le septième art et les créateurs de mode, dans un dialogue qui inspire ces deux industries jusqu’aujourd’hui.

    La mode au grand écran est une histoire ancienne. Bien avant Phantom Thread ou Le Diable s’habille en Prada, les cinéastes s’intéressent au monde des podiums et vice-versa. Un dialogue qui commence avant même l’arrivée de la parole dans les productions cinématographiques, quand tout était bon pour faire passer le message uniquement avec des images.

    Dès les années 1920, les grands couturiers, qui habillaient déjà les comédiens au théâtre, élargissent leur collaboration au cinéma. En 1923, Paul Poiret s’amusait en mettant ses créations en scène dans L’Autre Aile, d’Henri Andréani, tandis qu’en 1925, Jeanne Lanvin habillait la gitane de Séville dans Carmen, de Jacques Fayder.

    C’est à cette époque qui se consacre en ce moment la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, avec un programme spécial de projections intitulé Couture, haute couture et cinéma muet. Jusqu’au 21 mai, il est possible de voir et revoir quelques-uns des classiques du septième art où la mode joue un rôle important, pour ne pas dire central dans certains cas.

    Les coulisses d’un métier

    Au-delà de leur rôle dans la composition des costumes de cinéma, les couturiers ont vu dans ce média naissant un moyen de promouvoir leur travail d’un point de vue commercial, notamment grâce à ce qu’on appelait à l’époque les « films d’actualités ». Pathé mais aussi Gaumont distribuaient sous licence partout dans le monde des séquences filmées sur les défilés parisiens, dans une démarche entre reportage et documentaire, qui ont certainement inspiré des personnalités comme le journaliste Loïc Prigent, qui signe la série Le Jour d’Avant, ou Ian Bonhôte et Peter Ettedgui, auteurs du film McQueen, à l’affiche en ce moment dans le circuit commercial.

    Dès le début, on y montrait les coulisses des maisons de couture et on faisait de la mode parisienne un outil du soft power français auquel les créateurs n’étaient pas insensibles. D’ailleurs, Paul Poiret filmait ses défilés et partait avec ses bobines sous le bras lors de ses tournées promotionnelles à travers le monde. Certains des films courts de cette époque sont également diffusés dans le programme proposé par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, entre publicités des grands magasins, images des collections de Jean Patou, ou encore les créations de Sonia Delaunay.

    Les coulisses de la mode sont aussi représentées dans des fictions, comme Au Bonheur des dames, de Julien Duvivier, version grand écran du romain homonyme d’Émile Zola, ou encore Le Coup de Foudre, de Clarence Bagder. Interprété par Clara Bow, ce dernier, dont le titre original est tout simplement It, est le film qui a donné naissance, en 1927, à l’expression « It Girl », la fille qui tout le monde imite, personnage précurseur des influenceuses de nos jours.

    Et même si certaines de ces productions sont disponibles en ligne, rien ne vaut l’expérience de la salle obscure. Surtout que la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé propose toutes les séances accompagnées au piano.

    À lire aussi :

    Couture, haute couture et cinéma muet. Jusqu’au 21 mai à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.