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    France

    ACID à Cannes: «La porte d’entrée pour lancer une carrière de cinéaste»

    media Le siège de l’ACID sur le boulevard de la Croisette au Festival de Cannes 2019. Siegfried Forster / RFI

    L’émergence et l’audace sont les mots clés de l’ACID qui ouvre ce mercredi 15 mai sa programmation avec des films du monde entier comme « point de départ d’une résistance à organiser ». Cette section parallèle du Festival de Cannes « est une première porte d’entrée idoine pour lancer une carrière de cinéaste » proclame Idir Serghine, lui-même réalisateur et l’un des deux co-présidents de l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion. Entretien.

    RFI : Comment définissez-vous un film « Acid » ?

    Idir Serghine : C’est un film audacieux dans l’écriture, dans le regard porté sur le monde, que ce soit dans le documentaire ou la fiction. C’est aussi du cinéma indépendant. Des films indépendants dans l’écriture, parfois aussi dans la manière dont ils sont financés. Ce sont des films courageux qui renouvellent la pratique du cinéma.

    Lire aussi : Cannes 2019: «Ce que la Quinzaine des réalisateurs apporte de nouveau»

    Parmi les films avec une écriture très particulière se trouvent par exemple Rêves de jeunesse d’Alain Raoust, Take Me Somewhere Nice d’Ena Sendijarevic, Des hommes d’Alice Odiot et Jean-Robert Viallet, Vif-Argent de Stéphane Batut. Grâce à leur sélection à l’Acid, que se passera-t-il pour ces films pendant le Festival de Cannes ?

    Déjà, le simple fait d’être porté à Cannes est quelque chose d’exceptionnel pour les films. Ainsi, ils sont mis en lumière de manière idéale. Cannes est le plus grand festival du monde. Ce qui est spécifique par rapport à l’Acid, c’est qu’on fait un travail de longues années, spécifiquement avec les exploitants des cinémas. Une grande partie de notre public est composée d’exploitants. Derrière, cela permet aux films d’avoir la perspective d’être montré et diffusé un peu partout, dans les petites, moyennes et grandes villes. C’est aussi une manière pour les futurs spectateurs d’identifier clairement une cinématographie où il y en a de la singularité, de l’audace, de la recherche, un regard unique sur le monde.

    Parmi les cinéastes dont le premier film a été programmé par l’Acid à Cannes se trouvent de grands noms : Philippe Faucon, Alain Gomis, Yolande Moreau, Pierre Schoeller… Que doivent-ils à l’Acid ?

    L’Acid est un laboratoire, une première porte d’entrée idoine pour lancer une carrière de cinéaste. C’est un endroit où l’on est un peu hors des contraintes classiques des systèmes de programmation et de sélection, etc. On accueille des cinéastes dont on est sûr de l’audace, du désir de porter quelque chose, un regard engagé et affirmé sur le monde. Pour tous ces cinéastes cités, oui, je pense que c’était un moment important et fort. Aujourd’hui, on trouve par exemple en lice pour la Palme d’or la réalisatrice Justine Triet. Son film La Bataille de Solférino était passé en 2013 par l’Acid. C’est un excellent exemple de lancement de carrière d’un auteur qui grandit après par la force de son talent.

     Lire aussi : Semaine de la Critique à Cannes: «La nouvelle génération de l’Afrique du Nord»

    Cette année se trouvent de nombreux films venus d’Afrique dans les différentes sélections et sections parallèles à Cannes. L’Acid avait lancé le premier film de la Tunisienne Kaouther Ben Hania, mais cette année, même si l’on trouve à l’Acid un film sur l’Afrique, Kongo, de Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav, il n’y a pas de film africain. Pourquoi ?

    C’est toute la difficulté. Cette année, on était quinze réalisateurs et réalisatrices à sélectionner des films. Ce sont quinze regards très différents des uns par rapport aux autres. On a reçu 400 films. C’est très compliqué d’en choisir neuf films.

    L’Acid, c’est l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion. Est-ce que cela inclut aussi les plateformes comme Netflix ?

    Oui, et en soi, on n’a absolument rien contre des plateformes comme Netflix. Même nous, en tant que cinéastes, on est abonnés à des plateformes, comme tout le monde. Mais, nous sommes surtout des ardents défenseurs des salles de cinéma. Pour nous, c’est à partir de la salle de cinéma que se fasse la véritable expérience cinématographique. Pour nous, la modernité est dans la salle, pas dans le streaming. On organise plus de 500 débats et rencontres pendant toute l’année pour que les cinéastes et le public se rencontrent et partagent leurs expériences dans les salles. C’est aussi l’occasion pour faire une éducation à l’image. Pour nous, la salle est la pierre angulaire de penser la diffusion d’un film. Après, on n’a rien contre les plateformes, mais chaque chose à son temps. D’abord les salles et ensuite les plateformes.

    Vous adhérez donc à la règle établie par le Festival de Cannes : un film Netflix qui ne sort pas d’abord en salles en France ne peut pas concourir à la Palme d’or.

    Oui et on en était déjà convaincu bien avant.

    Quand vous dites que Netflix n’est pas un ennemi du cinéma, qu’est-ce que cela signifie ?

    Ça pourrait être un partenaire potentiel, mais aujourd’hui on n’en est pas encore là. Par rapport à la France, Netflix n’est pas encore un partenaire financier qui permet aux cinéastes français de porter des films en salles. A titre personnel, je pense que Netflix devrait d’abord accepter les règles vertueuses qu’on a réussi à négocier et imposer aux grands diffuseurs classiques. Si Netflix acceptait les règles du soutien à la diversité des productions et la diffusion, la chronologie des médias, etc., à ce moment, cela pourrait être tout à fait un partenaire.

    ► La 27e édition de l’ACID se tient du 15 au 24 mai au Festival de Cannes.

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