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    Culture

    Les festivals de l'été, «un rapport plus convivial et plus festif à la culture»

    media L'édition 2019 des Rencontres internationales de la photographie à Arles, dans le sud de la France, débute ce 1er juillet. Arles2019

    Chaque année, le début de l'été marque le coup d'envoi de la saison des festivals qui s'ouvrent un peu partout en France. Ainsi, dans le sud du pays, les Rencontres de la photographie d'Arles démarrent ce 1er juillet, les Chorégies d'Orange mardi 2 juillet, et mercredi, ce sera le tour du festival lyrique d'Aix-en-Provence avant, le coup d'envoi du festival de théâtre d'Avignon en fin de semaine et des Eurockéennes de Belfort. Depuis une trentaine d'années, le phénomène « festival » a pris une ampleur inédite dans l'Hexagone. Emmanuel Négrier, chercheur au CNRS, excellent connaisseur de l'écosystème des festivals a tenté de comprendre pourquoi ces événements se multiplient dans le pays.

    RFI : Quand on regarde la carte des festivals l’été en France, on est frappé du nombre de manifestations à travers le pays. À quand remonte cette ferveur ?

    Emmanuel Négrier : Ça remonte aux années 90 pour les musiques de type classique, jazz, musique du monde en partie, et ça s’est accéléré dans les années 2000 avec des festivals de rock, de pop, de techno, d’électro, de hip-hop qui sont apparus au gré de l’augmentation considérable de l’écoute musicale grâce à la démultiplication des supports d’écoute.

    Vous parlez des festivals de musique. Cette semaine va démarrer le festival d’Avignon, qui est peut-être l’un des premiers grands festivals toutes disciplines artistiques confondues en France. On a le sentiment aussi que, en trente ans, il y a de plus en plus, non seulement de festivals, mais de toutes disciplines sur tout le territoire. Est-ce que qu'il y a un phénomène de multiplication, de diversification ?

    Non, c’est tout à fait exact. Il y a une événementialisation de la vie culturelle qui touche aussi bien le secteur théâtral que musical, que circassien, mais également littéraire. Le festival en tant que modalité est plus accessible à un public qui y trouve à la fois la satisfaction de ses goûts dans un contexte convivial. Les festivals sont véritablement des opérateurs de convivialité aussi.

    C’est une exception française, cette événementialisation de la culture ?

    Non, pas du tout. C’est un phénomène tout à fait généralisé dans l’ensemble des démocraties occidentales parce qu’il y a aussi des facteurs généraux, globaux ; d’une part, l’augmentation du nombre d’artistes, et donc d’augmentation de l’offre ; ensuite, pour ce qui est de la musique, la valeur nouvelle du « live » par rapport à la musique enregistrée dont les revenus se sont effondrés ; et le phénomène anthropologique d’un rapport plus convivial et plus festif à la culture, même dans des pays qui ont subi de fortes crises dans les années 2000-2010 comme l’Espagne par exemple, il y a des festivals qui ont fermé, mais il y en a beaucoup qui ont ouvert. C’est dire la dynamique du secteur.

    Une dynamique. Pourtant les temps sont durs économiquement pour le secteur culturel, avec la baisse des subventions publiques ?

    Oui, parce que le festival est une modalité extrêmement positive. Puis également, ça croise également l’enthousiasme public, mais aussi l’intérêt des collectivités territoriales. Il y a là un écosystème public, privé, lucratif et peu lucratif qui explique le maintien d’une dynamique même dans des contextes financièrement, voire même moralement moroses.

    Cela touche tous les milieux et tous les âges ?

    C’est tout à fait clair. Et je vous surprendrais à détailler un petit peu la sociologie de certains publics de festivals où on n’attend pas moins de trois générations partageant le même spectacle. Pour les Eurockéennes de Belfort par exemple, la spectatrice la plus âgée avait plus de 90 ans. Ce sont des festivals qui durent depuis longtemps et puis le goût du rock touche maintenant des gens qui ont découvert les Rolling Stones il y a des décennies et qui sont désormais au-delà de l’âge canonique de la retraite.

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