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    Culture

    Cinéma: le réalisateur français Jean-Pierre Mocky est décédé

    media Le réalisateur français Jean-Pierre Mocky décédé à l'âge de 86 ans. Martin BUREAU / AFP

    Le réalisateur Jean-Pierre Mocky est mort à l'âge de 86 ans. Pour l'état-civil, il en avait 90, son père juif polonais ayant falsifié les papiers d'identité de son fils, le vieillissant de quelques années afin qu'il puisse prendre le bateau tout seul, se rendre en Algérie et ne pas être arrêté par la police pendant la Seconde Guerre mondiale. Artiste au franc-parler légendaire, auteur d'une œuvre prolifique et inégale, il a réalisé plus de 60 longs métrages, des comédies grinçantes ou des polars, des dizaines de téléfilms. Il a aussi fait démarrer toute une génération d'acteurs.

    Un anarchiste, c'est le mot qui revient le plus souvent pour qualifier l'homme et l'artiste. Jean-Pierre Mocky aimait dire qu'il n'était d'aucun club, ni d'aucune chapelle. Acteur, scénariste, et producteur, il voulait contrôler l'ensemble du processus de production de ses films avec une prédilection pour le cinéma comique populaire.

    Sur les plateaux de cinéma ou de télévision, ses coups de gueule légendaires lui ont valu une réputation de trublion. Inventif, inclassable, il a incarné une forme de cinéma comique populaire, et a connu les succès et la marginalité.

    Mocky se destine très jeune au métier d'acteur, mais ne réussit qu'à enchaîner une multitude de seconds rôles comme une apparition en 1942 à 9 ans dans « Les visiteurs du soir » de Marcel Carné tourné en partie au studio de la Victorine à Nice, sa ville natale.

    Au début j'ai été au conservatoire d'art dramatique de Paris (...) et je me destinais à être tout simplement acteur.

    Jean-Pierre Mocky raconte comment il est devenu réalisateur

    Extrait de «Paris Arts et Lettres» diffusé le 18/02/1982

    09/08/2019 Écouter

    Après la Seconde Guerre mondiale, il aurait pu devenir un jeune premier, mais n'enchaîne qu'une multitude de seconds rôles, à l'ombre des stars de l'époque Jean Gabin ou Fernandel. Pour se donner une dernière chance, il produit son premier film La tête contre les murs en 1958 et s’octroie le rôle principal. Le film ne sera pas un succès, Jean-Pierre Mocky insiste alors sur la réalisation. L'année suivante son film « Les dragueurs » avec Charles Aznavour et Jacques Charrier marche bien.

    Ses œuvres portent le label de l'humour noir. Il croque les mœurs de l'époque, où les absurdités du système politique. Il dénonce la télévision qui rend bête dans La grande lessive, la corruption dans Y-a-t-il un Français dans la salle ? ou le fanatisme sportif dans A mort l'arbitre !.

    A partir des années 1990, le public n'est plus au rendez-vous, mais ce travailleur acharné bricole quelquefois jusqu'à trois films par an avec les moyens du bord. Des films peu distribués. Jean- Pierre Mocky séducteur infatigable avait renoncé à compter sa progéniture. « J’ai 17 enfants connus », reconnaissait-il dans un livre de souvenir publié en 2016.

    Les échecs commerciaux qui ont jalonné son oeuvre de réalisateur n'ont jamais freiné son appétit, a confirmé son fils Stanislas Nordey, directeur du Théâtre national de Strasbourg. « Il a travaillé jusqu'au bout. Il y a deux-trois jours, il
    était encore conscient et il parlait de son prochain projet qu'il devait tourner avec (Gérard) Depardieu, (Isabelle) Huppert et Laurent Lafitte », a-t-il déclaré sur BFM TV. « Mon père était hors des clous, hors du système, il aimait produire ses films pour avoir une liberté totale
     », a-t-il ajouté.

    Le ministre de la Culture, Franck Riester, dans un tweet a rendu hommage au réalisateur en soulignant « un style, une gouaille, des amitiés, des coups de gueule et surtout du cinéma, son cinéma : unique, inclassable, provocateur
    et poétique
     ».

    « Ses films n'épargnaient rien ni personne, et dénonçaient inlassablement les travers et les dérives de la société », a écrit l'ancien ministre de la Culture Jack Lang dans un communiqué publié sur son compte Twitter. « Sa filmographie était à son image : caustique, anticonformiste, loin des clichés », a ajouté Jack Lang dans son hommage.

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