GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 15 Septembre
Lundi 16 Septembre
Mardi 17 Septembre
Mercredi 18 Septembre
Aujourd'hui
Vendredi 20 Septembre
Samedi 21 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Israël: Benyamin Netanyahu appelle son rival Benny Gantz à la formation d'un gouvernement d'union nationale
    • Accident de Fukushima: trois anciens dirigeants de Tepco acquittés par le tribunal
    • Polynésie: saisie de 5,5 kilos de méthamphétamine à l'aéroport de Tahiti (parquet de Papeete)
    • Afghanistan: quinze morts lors d'un attentat à la voiture piégée dans le Sud (gouverneur)
    Culture

    À Visa pour l’image, les réalités de l'avortement illustrées dans une expo choc

    media Manifestation pro-avortement à Dublin, en Irlande, mai 2018. Kasia Strek

    25 millions d’avortements à risque par an. Chaque jour dans le monde, des dizaines de femmes en meurent car l’interruption volontaire de grossesse est interdite ou extrêmement restreinte dans les deux tiers des pays. C’est le thème d’une exposition choc au festival de photojournalisme Visa pour l’image, à Perpignan, dans le sud de la France. La Polonaise Kasia Strek a travaillé durant trois ans sur l’avortement dans plusieurs pays.

    Une salle d’opération pour illustrer l’avortement. La photo a été prise dans un hôpital allemand où de nombreuses femmes polonaises viennent se faire avorter car dans leur pays la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse est extrêmement restrictive.

    Et le poids de la religion est très présent, comme l’explique Kasia Strek, elle-même d’origine polonaise.

    « En Pologne, il y a énormément de médecins, et même les hôpitaux entiers qui signent une clause de conscience qui leur permet de ne pas procéder à l’avortement légal, parce que c’est la religion qui l’interdit. Et ça va jusqu’au point où il y a certaines régions dans le pays, où tous les hôpitaux signent ce document. Donc, les femmes ne peuvent pas accéder du tout à l’avortement, même en cas de danger pour la santé ou pour la vie.

    Sur cette image, poursuit-elle, on est effectivement dans une clinique en Allemagne où les femmes vont. Sur cette photo, on est effectivement dans la salle d’opération. Ce qui, pour moi, est extrêmement frappant quand je faisais cette photo, c’est que le médecin est au téléphone. Et il est au téléphone avec une femme qui l’appelle et qui va venir dans les semaines qui arrivent. Donc, même pendant qu’il est en train de faire l’avortement, il y a des femmes qui l’appellent tout le temps. »

    Des massages provoquant des hémorragies

    Les femmes n’ont pas toujours la possibilité d’avorter dans un hôpital avec un médecin qualifié. Aux Philippines, dans les quartiers pauvres, où Kasia Strek a travaillé, on fait souvent appel à une sage-femme locale.

    « Dans les bidonvilles, la façon de faire la plus récurrente, c’est une sage-femme qui fait des avortements en faisant des massages extrêmement douloureux, extrêmement profonds. Elle peut provoquer des hémorragies. Aux Philippines actuellement entre cinq et huit femmes qui meurent par jour à cause des avortements clandestins à risque », explique-t-elle.

    Le travail de Kasia Strek nous emmène aussi au Salvador. La photo d’une femme au regard perdu frappe les esprits. Maria Lopez Zelada, 40 ans, a passé 17 ans en prison pour avoir accouché d’un enfant mort-né, un cas non isolé au Salvador où l’avortement est totalement proscrit et condamné par la loi.

    ►À lire aussi: Au Salvador, au Nicaragua et au Honduras, interdiction totale d'avorter

    « Il y a actuellement, de ce que l’on sait, au moins 20 femmes qui purgent toujours de 30 à 40 ans de prison, souvent non pas pour l’avortement, mais pour les complications obstétriques qu’elles ont eues à l’accouchement. Ce sont des femmes pauvres, pas éduquées, qui vivent dans des zones sans accès aux soins médicaux souvent, dont la majorité se sont retrouvées toutes seules chez elles à accoucher. Les enfants étaient morts-nés ou morts juste avant l’accouchement, et les femmes ont été directement en prison. »

    La photographe polonaise Kasia Strek a travaillé trois ans sur l'avortement. AFP / RAYMOND ROIG

    L’activisme pro-avortement en Irlande

    Une note d’espoir conclut l’exposition. En Irlande l’avortement a été légalisé l’an dernier, par référendum, grâce à la mobilisation des citoyens.

    « En Irlande, précise-t-elle, je me suis concentrée un tout petit peu sur ces femmes militantes ou ces femmes qui sont devenues militantes à ce moment clé de l’histoire de leur pays, pour montrer un peu l’espoir et pour montrer que la mobilisation est possible. Ce qui était formidable en Irlande, c’est aussi que plusieurs organisations qui ont des idées un peu différentes se sont rejointes sur ce sujet pour travailler ensemble, pour se battre ensemble, et pour ensemble, changer le futur des femmes dans leur pays. »

    Si l’Irlande a légalisé l’avortement c’est aussi grâce à une lente évolution des mentalités. Dans d’autres pays le chemin est encore long.

    ► L’exposition de Kasia Strek intitulée « Le prix du choix » est à voir jusqu’au 15 septembre au festival Visa pour l’image à Perpignan.

    Le site de la photographe Kasia Strek

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.