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    Dépêche

    Ana Obarrio, une championne argentine qui monte au filet à 83 ans

    Par AFP
    media Ana Obarrio, joueuse de tennis argentine de 83 ans, lors d'un match à Hurlingham, le 12 décembre 2016, près de Buenos Aires AFP

    Ana Obarrio était une promesse du tennis argentin dans les années 1950, puis son mariage l'a éloignée des courts. Une fois veuve, cette mère de 10 enfants a repris du service et à 83 ans, elle remporte tournoi sur tournoi.

    Jeu, set et match. Elle vient de gagner le Masters argentin, catégorie 80+, dans le club coquet d'Hurlingham, une banlieue de Buenos Aires.

    Trois fois par semaine, elle chausse, pour s'entraîner, des tennis ressemblant aux chaussures que portaient les joueuses dans les années 1950. Son short et sa chemisette sont aussi d'un autre âge.

    "J'ai gagné", dit-elle en quittant le court, sous les yeux de six de ses petits-enfants et deux de ses filles.

    "Personne ne peut la battre", assure sa fille Laura Pereyra Iraola.

    Sol et Lupe, 20 et 19 ans, ne trouvent "rien de bizarre dans le fait d'avoir une grand-mère qui dispute des tournois de tennis et qui aime conduire seule 300 km", de Buenos Aires à leur maison de campagne de Rauch.

    "Elle a un esprit libre et indépendante", poursuit Lupe.

    Si elle a le look d'une joueuse d'un autre temps, elle a l'esprit jeune et utilise sur son téléphone portable la messagerie Whatsapp pour communiquer avec ses 10 enfants et ses 37 petits-enfants. Son âge ne la freine en rien.

    "Je m'entraîne avec des amies, mais durant l'année, je joue 10 tournois, c'est ça mon véritable entraînement", raconte-t-elle à une journaliste de l'AFP, après avoir vaincu Rosa Gema Bare, une rivale de 80 ans.

    Elle a à peine transpiré, malgré une partie d'une heure sur terre battue, jouée par 30 degrés. Rafraîchie, cheveux longs et blancs lâchés, Ana croise les jambes et, en relisant de vieux articles jaunis, se remémore l'année 1949, quand la presse argentine contait ses exploits.

    - Soif de victoire -

    Pour assouvir sa passion pour le tennis, sa famille lui a fait construire un court de tennis dans leur propriété située dans la Pampa, au milieu de champs de maïs, de blé et de soja.

    "J'ai l'esprit de compétition, j'aime gagner", affirme la grand-mère.

    "Je mets mes chaussures de tennis, je sens la terre battue sous mes pieds et cela me procure un plaisir immense", confie l'octogénaire. "Le plus important, ce sont mes enfants, mais le tennis fait partie de ma vie, de mon bonheur".

    Championne dans les catégories de jeunes, elle s'est arrêtée de jouer à 18 ans quand elle a connu son mari, pour se consacrer à la maternité pendant 20 ans.

    "Je devais jouer un tournoi très important, en double mixte, avec le champion d'Italie. A mon mari, cela ne plaisait pas que je joue en double avec un homme, alors je n'ai pas disputé le tournoi, et à partir de ce moment, j'ai arrêté le tennis".

    Elle ajoute aussitôt : "Je n'ai aucun regret. Si c'était à refaire, je le referais".

    "J'ai eu 10 enfants, très rapprochés", souligne-t-elle. "Je n'avais le temps de rien, pas même de lire le journal".

    Durant tout ce temps consacré à élever ses jeunes enfants, elle n'a pas touché une balle. A 40 ans, elle a timidement repris le tennis. Mais c'est à 60 ans qu'elle s'y est remise sérieusement. Une fois son mari mort et enterré.

    "Ana a toujours été une dame du tennis, elle a toujours été supérieure, et de loin, aux joueuses de sa catégorie", assure Norma Baylon, finaliste de Roland Garros en 1964.

    Chez les seniors, "l'objectif est de courir moins et de placer ses coups", souligne Roberto Alvarez, le directeur du tournoi des vétérans.

    "L'âge n'est pas un obstacle, je ne me rends plus compte de mon âge", dit en souriant Ana Obarrio, qui prend soin d'éviter les conseils des médecins.

    Numéro un des 80+ dans son pays en 2015 - avant de retomber à la 3e place après une blessure -, elle a de nouveaux objectifs cette année: "Mon obsession est de gagner le championnat du monde, à Orlando (Etats-Unis) en 2017".

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