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    Coupe Davis: pour Noah: "99% des gens pensent que c'est une formalité..."

    Par AFP
    media Le capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis Yannick Noah, le 14 septembre 2017, à Lille, où il affronte la Serbie AFP

    La demi-finale de Coupe Davis contre la Serbie, privée de ses meilleurs éléments dont Novak Djokovic, n'a rien d'une formalité pour les Français, estime leur capitaine Yannick Noah.

    "99% des gens pensent que c'est une formalité", mais "on est suffisamment lucide pour savoir que le match va être difficile", explique-t-il à la veille des deux premiers simples vendredi.

    Q: Quel a été votre discours pour éviter l'excès de confiance?

    R: "On essaie de prendre un peu de recul par rapport à l'environnement. On est suffisamment lucide pour savoir que le match va être difficile. Ce n'est pas évident, parce que les questions que l'on nous pose vont toutes dans la même direction. On nous dit que cela va être facile. 99% des gens pensent que c'est une formalité... C'est toujours à l'encontre de ce qui nous semble être essentiel, à savoir que le match va être difficile. La plupart des gens dans les tribunes verront nos adversaires pour la première fois. Entre le moment où ils vont les découvrir et le moment où ils verront leur qualité, il y aura un temps... Ce qui compte pour nous, c'est de faire abstraction de tout cela au quotidien. Cela fait un mois ou un mois et demi que l'on se prépare à ce niveau-là."

    Q: Ce statut de favori vous met-il une pression supplémentaire?

    R: "La plus grosse pression au départ, c'est notre volonté d'arriver en finale. Après en fonction des matches, le scénario change. L'exercice consiste à s'adapter à ce qui nous est proposé. En début de saison, on avait un tableau pourri. On jouait le Japon de Nishikori, finalement il n'était pas là, puis la Grande-Bretagne d'Andy Murray et finalement il n'était pas là non plus. Maintenant c'est la Serbie sans Djokovic. On a déjà vécu cette situation. Il ne reste plus qu'à gagner les matches, être sérieux et produire du bon tennis. Quand tu sais que dans 15 jours, tu vas jouer contre Djoko, le réveil est plus tonique! Tu te dis: +J'ai intérêt à être prêt+. Quand tu joues un joueur moins bien classé, naturellement tu n'y penses pas tout de suite. Notre boulot, c'est justement d'être très vigilant depuis le début de la préparation."

    Q: Avez-vous un plan B au cas où Nicolas Mahut devait renoncer au double?

    R: "Lucas (Pouille) et Jo (Tsonga) peuvent jouer. Cela dépendra de la première journée, si les matches sont très longs. Dans un premier temps, Nico est favori. A 90%, ce sera lui. Il a 35 ans et se connaît bien. Forcément, la machine est plus sensible. Dès qu'il a le moindre pépin, il est plus vigilant. C'est plus de l'appréhension qu'autre chose à mon avis. Il ne s'agit pas d'être à fond le mardi puis d'être cassé le samedi. Le staff médical est sur le coup. Il a dû subir 7 heures de soin hier (mercredi) entre l'IRM, les massages, le chaud et le froid... Il a joué beaucoup ces derniers temps. Il n'est pas à une journée ou deux d'entraînement en plus."

    Q: Que savez-vous de Laslo Djere qui va honorer sa première sélection en équipe de Serbie?

    R: "Lucas (Pouille) a déjà joué contre lui. J'ai pu regarder des résumés et deux matches qu'il a joué sur terre battue. J'ai une idée du joueur qu'il est. C'est bien de voir des vidéos mais c'est un jeune qui progresse. Ce ne sera peut-être pas le même. Il est solide, costaud et capable de se sublimer lors d'un match. En Serbie, il y a une vraie culture de la Coupe Davis. Et puis, ils ont eu le temps de se préparer et jouer en Coupe Davis quand on n'a rien à perdre c'est agréable aussi."

    Propos recueillis en conférence de presse

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