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    Dépêche

    Coupe Davis: "un rêve qui se réalise" pour Benoît Paire

    Par AFP
    media Benoît Paire vainqueur de la demi-finale de Coupe Davis face à Pablo Carreno Busta à Lille le 14 septembre 2018 AFP

    "C'est un rêve qui se réalise": Benoît Paire n'a pas caché sa joie après avoir apporté à la France le premier point de la demi-finale de la Coupe Davis en battant l'Espagnol Pablo Carreno Busta, vendredi à Villeneuve-d'Ascq.

    "C'est la plus grande émotion que j'ai ressentie sur un court de tennis", a ajouté l'Avignonnais, qui effectuait ses débuts dans la compétition.

    QUESTION: Que ressentez-vous après cette victoire ?

    REPONSE: "Gagner en trois sets contre Carreno Busta pour mon premier match en Coupe Davis, c'est beau. Je suis très content et très fier de mon jeu et de ce que j'ai fait, et surtout très heureux d'avoir donné un point à mon équipe, c'est le plus important. J'ai toujours voulu jouer la Coupe Davis, jouer pour l'équipe de France. Avant je n'étais peut-être pas prêt. Le plus important c'est que quand le capitaine m'a appelé, j'étais prêt à jouer et à donner le meilleur de moi-même pour l'équipe. C'est un match très important pour moi et pour l'équipe aujourd'hui."

    Q: Cette victoire est-elle une des plus grandes émotions de votre carrière ?

    R: "Bien sûr. Pour moi c'est la plus grande émotion que j'ai ressentie sur un court de tennis. Le plus dur c'était les 15 minutes avant le match, la descente, l'hymne, être sur le court. Ca n'a pas été simple pour moi à gérer, mais je m'y attendais, j'avais prévenu le capitaine que ça allait être dur, donc on s'était préparé à ça. On avait fait pas mal de repérages pour essayer que ça se passe le mieux possible mais ça a vraiment été dur. C'est un rêve qui se réalise et je suis vraiment content d'avoir rapporté un point à l'équipe."

    Q: Pendant la Marseillaise, on vous a vu la tête baissée. A quoi pensiez-vous ?

    R: "A éviter de trop pleurer déjà ! Je me battais, je me disais +Benoît reste calme, reste calme+. Je pensais à tout ce qui s'était passé. Ca n'a pas été simple depuis les Jeux olympiques (il avait été exclu de l'équipe de France durant les JO de Rio en 2016, ndlr). Pour moi, c'est du passé, j'avais juste envie de montrer à tout le monde que j'étais capable de bien me comporter, de me battre jusqu'au bout, de ne rien lâcher. C'est vrai que cet hymne a été très dur au début, il faut que je progresse là-dessus pour éviter de pleurer à chaque Marseillaise."

    Q: Yannick Noah et vous avez beaucoup échangé durant le match. Est-ce que ça vous a aidé ?

    R: "Avec Yannick il y a eu beaucoup de communion. Je discute beaucoup pendant les matches. J'aime bien raconter ma vie. On a discuté, on s'est dit ce qui se passait. Je lui ai raconté mes sensations pendant le match, que j'avais du mal à servir, que j'avais un mauvais rythme, que sur les retours j'avais l'impression de faire beaucoup mieux et que c'était dommage de ne pas breaker car j'avais des possibilités. On a eu un discours de coach à joueur. J'ai aussi regardé mes proches et le Team France."

    Q: Etes-vous satisfait d'avoir réussi à garder la tête froide ?

    R: "Rester dedans c'est facile quand on joue un match de Coupe Davis. Comment penser que je puisse m'énerver ou péter les plombs sur un match de Coupe Davis alors que je représente la France ? J'avais juste envie de me battre, la seule appréhension c'était d'avoir les jambes coupées par la pression. Mais pour le reste, je savais que ça allait bien se passer. Même si ça a été un peu dur au début, je n'ai pas lâché. J'ai sauvé une balle de set à 5-3, une autre à 5-4. J'avais envie de me battre pour chaque point, il fallait tout donner. J'avais envie de profiter de cette ambiance."

    Propos recueillis en conférence de presse

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