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    Dépêche

    Natation: Bonnet a pris son envol, les nouveaux visages discrets

    Par AFP
    media La nageuse française Charlotte Bonnée, sacrée championne d'Europe du 200 m à Glasgow, le 6 août 2018 AFP

    Or du 200 m, des relais 4x100 m dames et mixte, plus bronze du 100 m : Charlotte Bonnet a pris son envol et porté la natation française, secondée par Mehdy Metella malgré sa forme chancelante, aux Championnats d'Europe à Glasgow.

    Avec sept médailles, dont quatre en or - la moisson continentale tricolore la plus légère depuis 2002 (six médailles, un titre) -, le très ouvert objectif fédéral de six à dix podiums est tenu. Mais le chemin est encore long pour les nouveaux venus.

    . Bonnet version 2.0

    Dans le bassin écossais, on a été témoin de l'envol de Bonnet. Au bout d'une saison au cours de laquelle elle a franchi des frontières chronométriques significatives, la Niçoise de 23 ans a répondu avec autorité aux attentes en coiffant sa première couronne internationale, en individuel, en grand bassin, sur 200 m, record personnel lui ouvrant des perspectives dans les eaux internationales en prime (1:54.95). Elle a pris soin d'y ajouter deux médailles d'or en relais et une en bronze sur la distance reine (53.35).

    Assumer un statut inédit de favorite, réussir à son meilleur niveau en grand championnat, et même prendre ses responsabilités dans le groupe tricolore : l'élève de Fabrice Pellerin a accumulé les bons points. Une réussite qui "traduit plein de choses", selon son entraîneur, "de la confiance, de l'estime de soi, du travail bien mené dans l'eau et hors de l'eau et une maturité."

    "J'ai fait presque tous mes meilleurs temps, je me suis alignée sur tous les relais : je ne pouvais pas faire mieux en termes de médailles et d'investissement", estime Bonnet, pas du genre à se mettre en avant mais manifestement habitée par une assurance nouvelle.

    Elle en aura sans doute besoin pour apprivoiser son nouveau statut. "Ca y est, Charlotte Bonnet, maintenant on va en entendre parler ! On va l'attendre encore plus au tournant", prévient le capitaine des Bleus Jérémy Stravius.

    La triple médaillée d'or à Glasgow, entrée en équipe de France à seize ans, se sent désormais prête à faire face.

    "Avec des articles sur moi dans Closer, je n'ai pas trop le choix !", lance-t-elle, surprise de se découvrir dans la presse people.

    "Ca va avec les résultats : je ne peux pas continuer à progresser et à être sur les podiums, et rester dans l'ombre toute ma vie", assume-t-elle.

    "C'est une autre facette, pas forcément facile à gérer, mais je suis prête à affronter ça", affirme Bonnet, convaincue que "le meilleur reste à venir".

    . La génération 2024 encore tendre

    Si Bonnet a été impliquée dans quatre des sept médailles tricolores, Metella (26 ans), en dépit d'une saison chaotique, l'a été dans trois : argent du 100 m papillon, bronze du 100 m et or avec le 4x100 m mixte. Ce qui met en évidence le rôle crucial du duo pour la natation française post-génération dorée.

    Derrière, avantage aux nageuses : la surprise Fantine Lesaffre (23 ans), en or sur 400 m 4 nages et finaliste du 200 m 4 nages, a fait un bond en avant considérable. Trois autres ont nagé des finales (Wattel, Hénique et Gastaldello), et deux records de France ont été améliorés en relais 4x100 m (3:34.65 contre 3:36.85) – médaillé d'or - et 4x100 m 4 nages (3:59.85 contre 4:01.05 en 2009). Autant de signes d'un regain de forme pour une natation féminine en délicate posture depuis quelques années.

    Côté messieurs, seuls trois nageurs – sur quinze - ont atteint des finales individuelles : Metella, Stravius, sur 50 m dos, et Damien Joly, sur 800 m et 1500 m. Plus d'un tiers – la plupart faisant leurs premiers pas en équipe de France - n'ont pas passé le cap des séries (contre une seule nageuse sur dix).

    La confirmation que la reconstruction ne va pas se faire du jour au lendemain. "Il faut rester lucide et réaliste : l'écart avec les grandes nations est incontestable, résume Richard Martinez, le directeur de la natation course. "Mais il faut s'accrocher à la dynamique qui se met en place pour refaire petit à petit notre retard." D'autant que le niveau va se corser dès les Mondiaux-2019 (à Gwangju, en Corée du Sud), fenêtre sur les JO-2020.

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