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    Dépêche

    Supercoupe d'Italie: les supportrices toujours mécontentes

    Par AFP
    media Des supportrices de la Juventus, ici lors du choc contre la Lazio à Turin, le 25 août 2018, sont hostiles à la délocalisation de la Supercoupe d'Italie AFP/Archives

    Des "tifose", supportrices italiennes ont continué ce weekend à manifester leur mécontentement face aux conditions d'accès qui leur sont faites à Jeddah, en Arabie saoudite, où se jouera la finale de la Super coupe d'Italie.

    Ces femmes ont en effet eu la surprise de constater cette semaine qu'elles ne pourraient assister à ce match entre le Milan AC et la Juventus de Turin que dans des tribunes spécifiques réservées aux familles et donc en présence d'un homme.

    "La dignité des femmes est plus importante que l'argent. Ce match aurait donc dû être joué ailleurs", a affirmé à l'AFP Antonella Dell'Acqua, qui ne manque pas un match de son club préféré, le Milan AC.

    Cette "tifosa" ne comprend d'ailleurs pas pourquoi ce match doit être joué à l'étranger et non pas "à domicile", puisqu'il s'agit de la Super Coupe d'Italie.

    La Ligue italienne de football, qui a confirmé que cette finale aurait bien lieu à Jeddah, l'organise depuis plusieurs années à l'étranger pour valoriser le "calcio", le football italien.

    Mais les conditions d'accès des femmes au stade, révélées cette semaine lorsque les billets ont été mis en vente, ont immédiatement suscité une forte polémique.

    "Que la Supercoupe d'Italie se joue dans un pays islamique où les femmes ne peuvent aller au stade si elles ne sont pas accompagnées par des hommes est triste et dégoutant: moi, ce match je ne le regarderai pas", a ainsi affirmé Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur et patron de la Ligue (extrême droite).

    Le ministre italien des Affaires étrangères, Enzo Moavero Milanesi a tenté, samedi depuis Washington, de calmer le jeu en rappelant que les femmes étaient tout de même autorisées à assister au match. La présence des femmes "n'est pas remise en question", mais, a-t-il expliqué, il y a des règles "concernant leur présence limitée à certains secteurs du stade, pour des raisons que eux (les Saoudiens) définissent d'ordre public".

    "Nous sommes heureuses que les Saoudiennes puissent maintenant aller au stade, mais nous ne comprenons pas pourquoi, le fait de leur donner plus de liberté doit nous discriminer pour le simple fait de vouloir aller au stade et suivre notre équipe", a déclaré de son côté Miriam Crosta, une autre supportrice du Milan AC, interrogée samedi par l'AFP.

    Ce match "n'aurait pas dû être organisé dans un pays dans lequel il n'y a pas de respect pour la condition féminine", a estimé de son côté l'ancienne directrice générale du Milan AC Barbara Berlusconi, fille de l'ancien Premier ministre Silvio Berlusconi. Mais, a-t-elle ajouté, "il est un peu hypocrite de confier au football la mission de sauver le monde".

     
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