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    XV de France: ambition revue à la baisse pour le staff de Brunel

    Par AFP
    media L'entraîneur du XV de France, à Paris, le 27 décembre 2017 AFP/Archives

    Un adjoint avec peu d'expérience et deux hommes libres: faute d'avoir convaincu les meilleurs techniciens du Top 14, le président de la Fédération Bernard Laporte et le nouveau sélectionneur du XV de France Jacques Brunel ont choisi mercredi des fidèles pour devenir adjoints de la sélection.

    Du rêve à la réalité: après quelques jours d'atermoiements, les noms rendus publics sont ceux de trois ex-internationaux de l'époque où Laporte et Brunel étaient à la tête des Bleus: Sébastien Bruno, Jean-Baptiste Elissalde et Julien Bonnaire.

    Rappel des faits: mercredi 27 décembre, Laporte limogeait Guy Novès et annonçait l'instauration d'un paquet de 5-6 adjoints issus du Top 14 pour épauler Brunel dans l'opération de relance du XV de France, plombé par six défaites consécutives et un nul contre le Japon pour conclure 2017. "Dans l'idéal, j'aimerais un spécialiste de la mêlée, un de la touche, et deux ou trois techniciens de clubs plus généralistes", avait alors précisé Brunel à l'AFP.

    Une semaine plus tard, Laporte, sélectionneur entre 2000 et 2007, et Brunel, son adjoint de l'époque, n'ont séduit que trois hommes qu'il connaissent bien pour les avoir fait grandir, une décennie auparavant, sous le maillot national: Sébastien Bruno, chargé de la mêlée, Jean-Baptiste Elissalde qui entraînera les trois-quarts et Julien Bonnaire qui s'occupera de la touche.

    Laporte, dont les détracteurs lui reprochent un fonctionnement clanique, avait déjà installé ses hommes à Marcoussis, siège de la FFR, après son élection surprise à sa présidence le 3 décembre 2016 face au sortant Pierre Camou.

    Deux d'entre eux, Serge Simon et Bernard Viviès - l'autre adjoint de Laporte lors de son double mandat de sélectionneur - avaient même été placés au plus proche du XV de France de Guy Novès, choisi lui par Camou.

    - Les grands noms disent non -

    En nommant Brunel, un autre fidèle, Laporte espérait que l'ex-manager de Bordeaux-Bègles, "fédérateur", puisse rassembler au-delà de ses partisans en intégrant "à la pige" les meilleurs techniciens du championnat, qui viendraient apporter leur expertise pendant la fenêtre internationale pour retourner ensuite dans leur club.

    C'est un échec pour l'instant: Patrice Collazo (La Rochelle), Franck Azéma (Clermont), pourtant adjoint de Brunel à Perpignan lors du titre national de 2009, Pierre Mignoni (Lyon) et Fabien Galthié (Toulon), pourtant deux autres de ses ex-joueurs en Bleu, ont refusé une proposition pas si alléchante que cela tant le navire navigue en eaux troubles.

    Car si ces managers préfèrent rester au sein de leur club, c'est qu'ils y bénéficient d'un environnement stable et rencontrent du succès. Azéma a jugé "impensable de quitter l'ASM", envisageant cependant de participer à la tournée de juin en Nouvelle-Zélande, au moment des vacances du club. "Je suis entraîneur de club et la charge de travail que j'ai au quotidien ne me permet pas de faire autre chose que cela", a déclaré Galthié après un temps d'hésitation.

    Un danger de dispersion qui ne concerne à l'heure actuelle que le seul Bruno, adjoint de Mignoni à Lyon depuis 2015 et qui sera mis à disposition par son club durant le Tournoi des six nations. Selon la FFR, l'ex-talonneur sera présent à Marcoussis dès le début de la préparation des Bleus, à partir du 21 janvier, et ne fera pas d'aller-retour avec le LOU pendant la compétition.

    - Elissalde, ex-adjoint de Novès -

    Elissalde et Bonnaire, tous deux joueurs titulaires lors du mythique quart de finale de la Coupe du monde 2007 remporté face à la Nouvelle-Zélande pourtant archi-favorite (20-18) à Cardiff, étaient eux libres et plus faciles à convaincre.

    Elissalde, formé comme joueur puis comme entraîneur des arrières par Novès à Toulouse, avait quitté le Stade Toulousain sur un échec, celui d'un championnat 2016-2017 achevé par une humiliante 12e place et une première non-qualification pour la phase finale depuis quatre décennies.

    Le Rochelais d'origine avait récemment été engagé par la FFR pour entraîner l'équipe de France des moins de 18 ans. Les deux consultants Philippe Doussy (jeu au pied) et Jean-Marc Béderède (défense), nommés en même temps, étaient eux aussi déjà dans le giron fédéral. Bonnaire, joueur historique de Clermont, avait lui mis fin au printemps dernier à sa carrière de joueur.

    "Ce dispositif innovant mixe les compétences présentes au sein de nos clubs et celles émanant de l'encadrement technique fédéral", a positivé la FFR en vantant un dispositif "maintenu et renforcé jusqu'à la Coupe du monde 2019".

    L'attelage est en fait nettement plus classique qu'initialement présenté, et va devoir trouver son chemin dans l'urgence: le Tournoi commence dès le 3 février contre l'Irlande.

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