Les migrants sanitaires des Comores affluent à Mayotte.

En plein milieu de l'océan Indien, entre Madagascar et le Mozambique, Mayotte, 101ème département français est devenue une destination privilégiée pour les migrants. De nombreux Comoriens prennent le risque de faire la traversée sur de petites barques, les kwassas kwassas. L'île comorienne d'Anjouan ne se trouve qu'à 70 kms. Beaucoup viennent sur l'île pour se faire soigner, les femmes viennent même à Mayotte pour y accoucher, si bien que le seul hôpital de l'île est débordé.

Arrivées en barques des Comores, de nombreuses femmes viennent à Mayotte pour y accoucher. C'est à Kaweni, le plus grand bidonville de l'île, qu'elles échouent après une traversée de tous les dangers.

A Kaweni, Afan Hassan Hussein raconte avec le sourire sa pathologie musculaire qui le laisse sans force. Aux Comores explique-t-il les soins sont à la fois défaillants et hors de prix.

Les médicaments sont une denrée rare aux Comores. A Kaweni les enfants montrent les notices, tels des trophés.

Farouk a 17 ans. Il est arrivé des Comores en kwassa kwassa suite à un très grave accident de moto. Il a failli mourir sur l'embarcation et marche désormais avec des béquilles à Kaweni.

Le service des urgences du centre hospitalier de Mayotte ne désemplit pas et est confronté quotidiennement à ces questions migratoires.

Les pompiers, le Samu, l'administration pénitenciaire et la police amènent à tour de rôle les migrants sanitaires en situation d'urgence.

Le docteur Bah Assoumani, chef de urgences, accompagnée d'une aide-soignante rend visite à un malade diabétique originaire des Comores.

La maternité de Mayotte est la première de France et l'une des plus importantes d'Europe: presque 9 000 naissances par an. Beaucoup de parturientes sont originaires des Comores.

Au service des urgences, le docteur Bah Assoumani doit aussi s'occuper des nouveaux-nés.

Le centre hospitalier de Mayotte est équipé d'appareillages de dernière génération contrairement aux hôpitaux vétustes des Comores. Voilà pourquoi de nombreux Comoriens tentent la traversée clandestine.

Une maman au service des urgences.

Après une journée chargée à la maternité, les sages-femmes se réunnissent afin de remplir les dossiers administratifs.

Un instant de répit pour la chef des urgences, le docteur Bah Assoumani.

Après une matinée de soin, le bébé s'endort sur les genoux d'une mère exténuée par toutes ces épreuves.

Toherdine est Comorien. Il s'occupe de sa fille née le matin même tandis que sa mère est en réanimation. Ses trois enfants sont nés à Mayotte et il espère qu'ils deviendront un jour français.