La pollution du lagon sur l'île de Mayotte

Avec sa double barrière de corail, le lagon de Mayotte, est un des joyaux de l’océan Indien. Mais un joyau menacé. La pression démographique, le manque de tri des déchets, l’érosion et donc l’envasement : l’île est confrontée à de nombreux défis alors qu’elle veut inscrire le lagon au patrimoine mondial de l’Unesco.

Avec sa double barrière de corail, le lagon de Mayotte, est un des joyaux de l’océan Indien. Mais un joyau menacé. La pression démographique, le manque de tri des déchets, l’érosion et donc l’envasement.

Les rues de Mayotte résonnent en permanence de cris d’enfants. Ici la natalité atteint des records.On estime que la population de l’île a été multipliée par 4 en 30 ans.

A Kaweni, le quartier le plus peuplé de la ville de Mamoudzou, le plus défavorisé aussi, la gestion des eaux et des déchets n’a pas suivi.

Julien Gauquelin, un jeune français de métropole, très investi dans son association Jeune Kaweni Espoir ne peut que constater les dégats.

A quelques dizaines de kilometres au sud de Mamoudzou, le paradis existe pourtant.

On est loin de la ville et il faut prendre le bateau, pour découvrir le troisième plus grand lagon du monde. Avec sa société Expleau, Taz, emmène régulièrement des clients en plongée à la découverte de ce lieu magique.

Mais aujourd’hui ce lagon d’exception, fermé avec une double barrière de corail, est menacé. Taz a créé l’association Messo, il y a quelques années.

Pour Taz, c’est surtout par le biais de l’éducation aux métiers de la mer qu’il va convaincre les Mahorais de protéger leur île. Des habitants qui, curieusement, connaissent très peu leur lagon.

Les rivières, le lagon et entre les deux la mangrove. Cet entre mer et terre, qui sert de filtre naturel pour la pollution et qui est lui aussi touché.

C’est à l’embouchure de la rivière kwale que l’on retrouve Anil Akbaraly, ingénieur du département, chargé de la qualité des eaux. Aujourd’hui son service commence à équiper l’île en poubelles spécifiques pour le tri, les trio. Mais, l’île revient de loin.

Aujourd’hui, l’île n’a que 2 stations d’épuration, il en faudrait 5, pour un coût estimé à 900 millions d’euros. L’urbanisation, la déforestation contribuent aussi aux glissements de terrain et à l’envasement du lagon.

Pour sauver le lagon, il faudra faire vite, plus vite que la croissance démographique de l’île. La course est engagée.