Retraités à Madère et au Portugal

Avec un déficit budgétaire à 4,4 %, le double de ce qu’il devrait être selon l’UE, le Portugal fait les yeux doux aux retraités européens et à leur compte en banque. Entre 2010 et 2013, le nombre d’entrées de nouveaux résidents au Portugal a triplé. Et l’île portugaise de Madère ne fait pas exception. Ce qui attire les retraités : le statut de résident non habituel, avec 10 ans sans impôt sur le revenu, un marché immobilier, à la vente ou à la location, très attractif, et un cadre de vie pas cher et agréable.

Prendre sa retraite à Madère, c’est du sport. Dans cette île volcanique, balayée par les vents de l’Atlantique, le relief est très accidenté.

Pour rentrer chez elle, Monica a chaussé ses baskets. C’est vrai que la vue de sa terrasse est à couper le souffle.

Monica est née en Argentine, elle s’est mariée en Suisse Allemande, a vécu en Haïti et a parcouru le monde avec ses trois enfants. Et c’est finalement à Madère qu’elle a posé ses valises. Une nouvelle vie à 70 ans passés

Les clients étrangers, c'est la clientèle choisie par Lucy Da Silva pour son agence Prime Properties Madeira.

Avec le risque terroriste en Afrique du Nord, beaucoup d’investisseurs se tournent vers cette île si calme et prospère. Et le gouvernement régional fait tout pour attirer ces clients, qui pourront aussi louer leur bien aux vacanciers la moitié de l’année.

Avec la crise économique, les prix de l’immobilier s’étaient effondrés. Ils commencent à peine à repartir à la hausse.

Mais attention aux mauvais calculs. Pour bénéficier du statut très privilégié de Résident Non Habituel, il faut vraiment vivre au Portugal, et pas seulement faire semblant.

Enfin, pour ceux qui seraient tentés uniquement par l’aspect financier de l’aventure, mieux vaut garder en tête qu’au bout de dix ans, le fisc portugais reviendra frapper à votre porte !