G 20 / Toronto - 
Article publié le : lundi 28 juin 2010 à 05:30 - Dernière modification le : lundi 28 juin 2010 à 09:58

Un sommet du G20 sans grand relief à Toronto

Photo de famille des leaders du G20 au sommet de Toronto au Canada, le 27 juin 2010.
Photo de famille des leaders du G20 au sommet de Toronto au Canada, le 27 juin 2010.
Photo: Jim Young / Reuters

Par RFI

Le sommet du G20 à Toronto au Canada s'est achevé dimanche 27 juin au soir sur quelques engagements et réaffirmation de grands principes. Ainsi priorité est donnée à la reprise mondiale, à charge pour chaque pays de s'organiser pour relancer la croissance tout en contenant le dérapage de la dette publique. Concernant la taxation financière, chère à Angela Merkel et Nicolas Sarkozy; les Etats sont libres de l'appliquer ou de choisir une autre façon de limiter les risques d'une nouvelle crise.

Avec notre envoyée spéciale à Toronto, Murielle Paradon

C’était le débat de ce sommet : comment relancer la croissance sans creuser davantage les déficits, et c’est un compromis qui se dégage. Les mesures de relance seront poursuivies, dit le communiqué final, comme le souhaitaient les Etats-Unis ; parallèlement les pays développés s’engagent à réduire leur déficit, de moitié d’ici 2013, ce qui satisfait les Européens.

Obama sur la réduction des déficits

Mais l'essentiel c'est que dans chaque pays, il nous faut reconnaître que la reprise est encore fragile et que nous avons encore du travail à faire pour rendre cette reprise durable

 

28/06/2010 par Anouk Desgroseilliers

Mais, et c’est la subtilité, la situation de chaque pays doit être prise en compte, dit le G20. Par exemple le Japon, qui est très endetté, n’est pas tenu de réduire rapidement ses déficits. Autrement, dit, chacun fera un peu comme il veut. Autre exemple qui illustre cette tendance : la taxe bancaire, chère à l’Allemagne et à la France, n’est citée que comme une approche parmi d’autres pour responsabiliser les banques et éviter de nouvelles crises financières. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’ont pas réussi à imposer cette taxe à l’ensemble des pays du G20, mais ils ont déjà dit qu’ils l’instaureraient de toutes façons dans leur propre pays.

Concernant les pays émergents, le G20 demande qu’il y ait un rééquilibrage dans la demande mondiale et que les taux de change soient plus flexibles dans certains pays émergents ; une allusion très claire à la Chine que Barack Obama a une nouvelle fois mise en cause dimanche. Enfin, concernant les pays pauvres, le G20 s’est contenté de dire qu’il fallait tenir les promesses d’aide au développement. L’idée d’une taxe sur les transactions financières pour soutenir ce développement n’a pas été retenue.

C’est donc un sommet sans grande décision qui s’est achevé au Canada, faute de consensus sur beaucoup de sujets, mais comme l’a déclaré Nicolas Sarkozy, «chaque sommet ne peut pas être historique». Un sommet que l’on annonçait « de transition » avant le prochain G20 en novembre, en Corée du Sud.
 

Le bilan de ce G20 selon Nicolas Sarkozy

(le G 20 )met du pragmatisme et de la souplesse. On (met) en cohérence, on accepte, en fonction des situations de chacun, des politiques différentes.

 

28/06/2010 par Murielle Paradon

Taxe sur les transactions financières

C’est la déception du côté des ONG : il n’a pas été décidé de taxer les transactions financières pour financer le développement et la lutte contre les changements climatiques. Tout reste à faire selon Sébastien Fourmy d’Oxfam, qui compte sur la prochaine présidence française du G8 et G20 en 2011 pour faire bouger les choses.

 

28/06/2010 par Murielle Paradon

tags: Canada - Crise économique
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