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    Economie

    Objectif n°3 : les inégalités hommes-femmes toujours tenaces

    media Femmes travaillant dans une usine de noix de cajou au Togo. © Josiane Faubert

    L’objectif n°3 de la Campagne du millénaire des Nations unies est tout entier dédié aux femmes. Si tous les êtres humains sont censés être égaux en droit, les disparités entre les sexes restent flagrantes, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, des postes à responsabilité comme dans le monde politique.

    De fortes disparités dans l’accès à l’éducation
     
    L’objectif onusien d’une parité totale des sexes dans les enseignements primaires et secondaires ne sera pas atteint en 2015, mais les chiffres sont prometteurs. En 2008, dans les pays en voie de développement, les taux d’inscription dans le premier et le second cycle comptabilisent plus de 95 filles pour 100 garçons. L’Amérique Latine, les Caraïbes, l’Asie font figure de meilleurs élèves ayant déjà atteint ou dépassé les objectifs fixés. La situation a par contre empiré en Océanie et en Afrique subsaharienne. Les écarts se creusent encore plus pour les études supérieures : 76 filles pour 100 garçons en Asie du Sud et seulement 67 en Afrique subsaharienne.

     

    Notre dossier spécial

    La pauvreté est un facteur très aggravant : les filles venant des 60% des ménages les plus pauvres ont trois fois plus de chances de ne pas être scolarisées à l’école primaire que celles des ménages les plus riches. Robert Toubon, de l’ONG Equilibres et Populations se veut réaliste : « bien que l’on puisse être critique, notamment sur la qualité des progrès réalisés, ces objectifs ont mobilisé la communauté internationale et nous ont permis, à nous acteurs de la société civile, d’aller demander des comptes aux gouvernements ».

    Des inégalités criantes sur le marché de l’emploi

    L’égalité des sexes sur le marché du travail est encore plus faible. En Asie du Sud, en Afrique du Nord et en Asie de l’Ouest, les femmes représentent seulement 20% des personnes employées dans les secteurs non-agricoles. Plus globalement, même quand les femmes ont un emploi, elles restent moins bien payées que les hommes, avec des emplois plus précaires. La récente crise financière a multiplié les emplois informels* où les femmes sont surreprésentées. Les postes à responsabilités – cadres moyens ou supérieurs- restent réservés aux hommes. En Asie de l’Ouest, en Asie du Sud et en Afrique du Nord, moins de 10% des postes de haut niveau ou de responsabilité politique sont occupés par les femmes.

    Robert Toubon préfère relativiser cet indicateur : « s’en tenir aux postes politiques et économiques, c’est avoir une vue des choses un peu étroite. L’égalité hommes-femmes doit exister dans toutes les circonstances de la vie quotidienne ». Et de rappeler que lorsque des femmes ont été nommées chefs d’Etat, en Inde ou au Pakistan par exemple, la condition des femmes n’avait pas foncièrement évolué. Par contre le système des quotas a permis une quasi-parité au Parlement rwandais. Au Mozambique, c’est le droit de la famille qui a été modifié en 2005 : les femmes ont le droit de divorcer, de créer des contrats de mariage ou d’hériter d’un bien. Des lois qui ont données un véritable statut aux femmes de ce pays.

    * Le secteur informel comprend les travailleurs familiaux non rémunérés, employés sans contrat écrit ni avantages sociaux, propriétaire de petite entreprise…etc.

    Cajou espoir : place aux femmes !
    Francois Locoh Donou dans son entreprise, Cajou Espoir @Josiane Faubert

    A Tchamba, à 400 km de Lomé au Togo, Cajou Espoir est une entreprise sociale pas comme les autres. Produisant 350 tonnes de noix de cajou transformées en 2010, elle emploie à 75% des femmes ! François Locoh-Donou, togolais d’origine travaillant à Londres, investit en Afrique depuis plus de 10 ans pour développer l’emploi dans les zones rurales. « Employer des femmes est un vrai choix, même si le travail de la noix de cajou est généralement plutôt réservée aux femmes. Le travail féminin est une plus grande source de développement car l’argent profite en priorité au foyer ou aux enfants, ce qui n’est pas toujours le cas avec les emplois masculins. Bien évidemment, il n’y a pas de différence de salaire à travail équivalent ! Les investissements privés dans l’agriculture sont encore trop rares en Afrique ou laissés aux ONG, je suis pourtant persuadé que c’est le défi n°1 de l’Afrique dans les 20 prochaines années, celui qui permettra aussi de générer des emplois durables. »

    Pour en savoir plus :

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