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    Economie

    Rapport Cnuced : aider les pays les moins avancés à créer leurs propres capacités productives

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    Les mécanismes internationaux d’appui destinés à favoriser le développement dans les pays les moins avancés (PMA) n’ont pas donné jusqu’à présent les effets escomptés. Comment réformer les régimes économiques mondiaux pour favoriser le développement et réduire la pauvreté dans ces pays ? C’est la question que se pose dans son rapport la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced).

    Ça ne sert à rien de poursuivre la politique internationale actuelle, conçue pour promouvoir le développement des pays les moins avancés (PMA). Ils n’avancent pas ! La conclusion de la Cnuced est d’une évidence alarmante. Les experts des Nations unies mettent en garde : si les nouveaux prêts aident à amortir les effets de ralentissement, ils contribuent aussi au risque de surendettement.

    Pour aider les pays les moins avancés, la communauté internationale devrait soutenir leurs efforts nationaux. Les gouvernements de ces pays ne sont pas épargnés non plus. Ils doivent y mettre du leur, et créer des conditions favorables à l’accumulation du capital et au progrès technologique. Les transformations structurelles sont indispensables pour permettre à ces pays d’être moins tributaires des exportations de produits de base. La coopération Sud-Sud est encore une fois préconisée.

    Les effets de la crise mondiale

    L’un des effets de la récession mondiale a été une forte baisse de l’emploi. Deux pays, parmi les PMA, sont cités en exemple. Au Cambodge le ralentissement du secteur de l’habillement a entraîné la perte de 63 000 emplois à la fin de 2008 et au début de 2009. 30% des emplois de la construction ont également disparu au cours de 2009. En République démocratique du Congo, la baisse d’activité dans le secteur des industries extractives s’est traduite par la perte de près de 100 000 emplois.

    Si la contagion financière directe a été grave dans certains cas, d’une manière générale, elle a eu des effets relativement circonscrits. Pour une fois, la faiblesse du développement du secteur financier des PMA a été leur allié. La récession mondiale leur a porté toutefois un coup, à travers le commerce international et ces pays ont vu leurs recettes d’exportations diminuées de 26% en 2009.

    La situation s’est particulièrement détériorée dans les pays exportateurs de pétrole et de ressources minérales, tels que l’Angola, la Guinée équatoriale, la Sierra Leone, ou encore le Tchad. Les pays insulaires tels que les Îles Salomon, les Maldives et le Samoa ont également été touchés dans leur croissance.

    Investir pour créer les emplois

    Que faire pour s’en sortir ? Ne pas se laisser bercer par le chant des sirènes du système banquier mondial. La libéralisation générale du commerce et des flux capitaux n’entraîne pas automatiquement une plus grande diversification économique, estime la Cnuced. Créer ses propres capacités productives c’est principalement créer les emplois mieux rémunérés. Dans les PMA ces emplois se situent de plus en plus en dehors du secteur agricole. Il faut donc mettre en place des politiques nationales d’investissement pour permettre aux gens de vivre dignement de leur travail.

    Eliminer l’extrême pauvreté

    D’après le rapport de la Cnuced, 53% de la population totale des pays les moins développés vivaient dans l’extrême pauvreté en 2007. Très peu se sont vus dans leur propre vie atteindre l’objectif du Millénaire. Rappelons qu’en 2000 les 189 États ont convenu d’améliorer le niveau de vie de la population mondiale à travers les huit objectifs désignés et ceci avant 2015. Sur la liste de ces objectifs en premier lieu figuraient la réduction d’extrême pauvreté et de faim. Jusqu’à présent deux pays ont quitté le groupe des PMA suite à leur croissance économique : le Botswana, en 1984 et le Cap-Vert en 2007. Depuis 2009, c’est aux Samoa d’attendre une décision qui pourrait en faire le troisième pays à quitter le groupe.

    La catégorie des pays les moins avancés (PMA) établie par l’Organisation des Nations unies (ONU) en 1971 regroupe les pays les moins développés où le revenu par habitant n’excède pas 900 dollars USD (674,288€). Ce sont des pays vulnérables économiquement, avec des indicateurs de santé, de nutrition et de scolarisation qui ne permettent pas le développement social, et dans lesquels l’Etat est souvent défaillant.

    Afrique : Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Comores, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tanzanie, Tchad, Togo, Zambie.

    Asie : Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Cambodge, Laos, Maldives, Myanmar, Népal, Timor oriental, Yémen.

    Amérique : Haïti.

    Océanie : Kiribati, Salomon, Samoa, Tuvalu, Vanuatu.

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