Journée internationale sans achat - 
Article publié le : samedi 27 novembre 2010 - Dernière modification le : samedi 27 novembre 2010

En France, la Journée internationale sans achat marquée par les anti-pubs

Une affiche de la Journée sans achat (JSA), ou « Buy Nothing Day » aux Etats-Unis.
Une affiche de la Journée sans achat (JSA), ou « Buy Nothing Day » aux Etats-Unis.
adbusters.org/

Par RFI

Ce samedi 27 novembre, c'est la Journée internationale sans achat. Une invitation aux consommateurs du monde entier à boycotter la surconsommation et à réfléchir sur les sens de nos achats. De nombreux actions et débats sont organisés pour l'occasion. A Paris, le Collectif des déboulonneurs contre le système publicitaire ont une nouvelle fois barbouillé des panneaux publicitaires.

« Merci, messieurs les policiers de les avoir laissés finir leurs messages. Donc, c’est des zones d’intoxications mentales. Stop à la pub ! Travaille, consomme, crève et tais-toi ! ».

Ces messages, quatre déboulonneurs les peignent en grandes lettres bleu ciel, rouges ou jaunes, au pinceau ou à la bombe. C'est leur « droit de réponse », disent-ils, face aux messages imposés par la pub.

Pour Raphaël, un des membres du Collectif, cette action cadre bien avec l'objectif de la journée sans achat, à savoir : démonter la machine à consommer. « En priorité, c’est une façon de lutter contre l’idéologie dominante, qui est : posséder donne le bonheur. Plus on possède, plus on est heureux. Qui est faux. Qui est faux… Qui est faux, il faut le répéter. Répéter encore et encore. Ça a des corolaires innombrables : l’environnement, la santé, le rapport entre les gens, l’individualisme, le rapport entre les pays… Donc, voilà ».

Tous les mois, les déboulonneurs barbouillent des panneaux publicitaires à Paris. Ce samedi, comme d'habitude, les forces de l'ordre les ont emmenés au poste. L'affaire se termine à chaque fois devant la justice.

Parfois, ça se solde par une victoire pour le Collectif. En avril dernier des déboulonneurs ont été relaxés pour la première fois par le tribunal correctionnel de Paris au nom de la « liberté d'expression ».

tags: Commerce et Echanges - France
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