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    Economie

    L’Egypte, une puissance énergétique en plein chaos

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    Ces deux dernières semaines, l’Egypte a été le théâtre de nombreux troubles sociaux et politiques. Des remous qui ont provoqué la hausse des cours du pétrole –le baril a de nouveau franchi lundi 31 janvier 2011 la barre des 100 dollars, en raison de son rôle stratégique pour le marché du brut.

    Les hydrocarbures sont loin de représenter l’essentiel des ressources de l’Egypte. Le tourisme qui représente 11% du PIB égyptien, est plus important. Il constitue un gisement de revenus et d’emplois bienvenus dans un pays marqué par le chômage et une grande pauvreté.

    Malgré un secteur industriel complet (textile, technologies de l'information, équipements électriques), l’Egypte reste un pays très agricole qui emploie 31% d’actifs. Sur le plan économique toujours, l’Egypte est la deuxième destination des investissements étrangers sur le continent africain et la troisième du Proche-Orient, avec un encourt de 73 milliards de dollars d’investissement.

    Un pays gazier

    Sur le plan énergétique l’Egypte est d’abord un nœud stratégique pour les échanges pétroliers. Il abrite, en effet, deux routes pétrolières capitales, le canal de Suez et l'oléoduc Suez-Méditerranée (Sumed). Plus d’un million de barils de brut transitent chaque jour de la mer Rouge à la Méditerranée via le canal. L’oléoduc Sumed convoie aussi un million de barils de brut par jour.

    En matière de ressources fossiles, avec 700 000 barils par jour, l’Egypte est un petit pays producteur de pétrole. Sa production représente un peu moins de 1% de l’extraction mondiale de brut. L’Egypte est également un pays gazier comme l’explique Francis Perrin de la revue Pétrole et gaz arabes : « Le gaz est devenu un enjeu important avec des découvertes notamment en Méditerranée, dans le delta du Nil et dans le désert occidental. Depuis plusieurs années, les réserves gazières sont régulièrement revues à la hausse ». L’Egypte exporte du gaz vers Israël, mais aussi vers la Jordanie, la Syrie et le Liban. Le pays est aussi exportateur de gaz naturel liquéfié avec des usines de liquéfaction de gaz à Idku et Damiette.

    Un effet domino dans la région

    Les marchés craignent que la révolution en cours, ne mettent à mal les livraisons du pétrole du Moyen-Orient vers l’Europe et les Etats-Unis. Si le canal dysfonctionnait ou fermait, les supertankers devraient faire un détour de 10 000 kilomètres par le Cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud. Cette réorganisation du transport entrainerait des délais et des coûts supplémentaires et donc une hausse des cours pétroliers. Lundi, les cours du brut ont dépassé à Londres la barre symbolique des 100 dollars, un niveau inédit depuis octobre 2008.

    Mais pour Francis Perrin, le risque est pour le moment faible de voir les Egyptiens s'en prendre aux voies de transit ou aux installations pétrolières et gazières qui représentent une manne importante pour le pays : « Ni pour la production, ni pour le transit, il y a d’éléments concrets qui permettent de s’inquiéter. Mais les marchés réagissent et anticipent un effet domino dans la région. Ils craignent une contagion possible à d’autres pays arabes producteurs et exportateurs pétroliers, comme la Jordanie, l’Algérie, le Yémen. ». Une contagion qui se manifeste déjà ponctuellement par des manifestations en Algérie, au Yémen et en Jordanie.

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