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    Economie

    L’Italie rejoint le groupe des maillons faibles de la zone euro

    media Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi (G) aux côtés de son ministre des Finances, Giulio Tremonti (D), août 2011. Reuters/Tony Gentile

    Standard and Poor's a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi l’abaissement de la note de l’Italie. Un camouflet pour Rome qui estime sa situation peu comparable avec celle des autres pays affectés par la crise de la dette. Il est vrai qu’entre la Grèce et l’Italie, deux pays de la zone euro actuellement dans l’œil du cyclone, il n’y a pas photo.

    Quel est le niveau d’endettement ?

    Il faut savoir que faire partie de la zone euro obéit à des critères très stricts. Il faut en théorie respecter le fameux Pacte de stabilité qui impose une dette inférieure à 60% du produit intérieur brut (PIB) et un déficit public inférieur à 3% de PIB. Et la Grèce ne respecte plus ce Pacte depuis des années. Lorsque l’actuel Premier ministre Georges Papandréou est arrivé au pouvoir, il a découvert une dette qui se montait à 115% du PIB contre 60% autorisé et un déficit public de 12,9% du PIB contre les 3% prévu par le Pacte. L’arrivée de la crise a aggravé la situation économique d’Athènes.

    A l’heure actuelle, la dette atteint la somme colossale de 360 milliards d’euros, soit 150% du PIB. Mais c’est une goutte d’eau quand on la compare au PIB de la zone euro : 4%. La dette publique italienne est beaucoup plus élevée en volume. Elle se monte, en effet, à 1 900 milliards d'euros. Soit l’équivalent de 120% de son PIB. Soit plus de 20% du PIB de la zone euro. Reste que le déficit budgétaire italien qui représente 4,6% du PIB est largement inférieur à celui de la Grèce.

    Qui détient la dette de ces deux pays ?

    Les principaux bailleurs de fonds de la Grèce sont l’Europe, le Fonds monétaire international et le secteur privé (banques, assurances et fonds d’investissement). Parmi les créanciers privés d'Athènes, on trouve, au premier rang, les banques allemandes et françaises très exposées à la dette souveraine grecque mais aussi à celle de l'Italie dans le collimateur des marchés depuis plusieurs semaines. En Italie, même si plusieurs banques internationales, dont BNP Paribas, détiennent de la dette italienne, la majorité des créanciers de l’Italie sont les Italiens eux-mêmes.

    Quels effets sur la conjoncture ?

    Economie en récession, taux de chômage à 15% et surtout évasion fiscale, tels sont les principaux maux de la Grèce. Le pays pâtit d’une fraude fiscale généralisée des groupes publics et des entreprises privées : près de 35 milliards d’euros auraient ainsi échappé l’année dernière aux caisses de l’Etat grec. Pour ne rien arranger, le plan de rigueur mis en place depuis 2010 n’a fait qu’aggraver le chômage et entrainer le pays dans la récession. Le PIB a reculé de 4,5% en 2010 et l’année 2011 devrait connaître un recul à 3,2%.

    Tous les indicateurs sont également au rouge en Italie. Hausse du chômage, pouvoir d’achat des ménages en baisse, réduction de l’accès au crédit, déclin de la production industrielle, résultat : le PIB a baissé de plus de 4,5% en 2010. Le gouvernement Berlusconi a mis en place des mesures d'austérité. L'objectif : ramener le budget à l'équilibre dès 2013. Pour y parvenir, il prévoit près de 60 milliards d'euros d'économies, combinant hausse des impôts et baisse des dépenses (réduction du train de vie de l’Etat, lutte contre l’évasion fiscale). Mais au contraire de la Grèce, l’économie italienne, la troisième de la zone euro, détient de sérieux atouts : le faible endettement des ménages, le fort taux d’épargne et un secteur bancaire sain, alors que la Grèce vit essentiellement du tourisme.

    Dans quel contexte politique ?

    Malgré l’opposition de la rue, des députés et la pression de l’Union européenne, le Premier ministre grec a obtenu la confiance du Parlement pour faire passer son plan de rigueur. Georges Papandréou a un atout considérable : les députés sont en majorité des socialistes. Si le gouvernement grec a la confiance de ses députés, c’est loin d’être le cas en Italie où la situation du gouvernement de Silvio Berlusconi est plus qu’instable. La majorité gouvernementale dans son ensemble est affaiblie par deux défaites récentes dans les urnes, ce qui a contribué à attiser les craintes des investisseurs à l’égard de l’Italie. Outre ses déboires judiciaires, le Premier ministre s’est distingué dernièrement par les polémiques avec son propre ministre de l’Economie et des Finances.

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