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    Economie

    La crise des subprimes hante toujours les propriétaires américains

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    Il y a cinq ans jour pour jour ce jeudi 9 août 2012, la crise des subprimes, commencée aux Etats-Unis, plongeait l'économie mondiale dans la débâcle. Aujourd'hui, cette crise des crédits immobiliers à risques semble derrière nous. Mais ce n'est pas le cas pour les propriétaires endettés américains. L'Agence fédérale de financement du logement (FHFA) vient de refuser un plan d'aide proposé par le gouvernement pour effacer une partie de leur dette.

    Il y a cinq ans, la crise des subprimes emmène avec elle l'économie mondiale dans la débâcle. Les banques en faillite refusent de se prêter de l'argent entre elles, les marchés boursiers deviennent volatils et flirtent souvent avec le rouge, le dollar s'effondre et les investisseurs se ruent vers l'or et les matières premières. Les symptômes sont tous là : c'est la crise.

    Elle est d'ampleur mondiale et les grands noms de la finance sont touchés les uns après les autres. D’abord la britannique HSBC, puis Citigroup, le numéro un américain, et enfin Lehman Brothers, qui ne se survivra pas à la crise. Le krach mondial est évité de justesse grâce à l’intervention massive des institutions monétaires comme la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE).

    1200 milliards de dollars de crédits

    A l'origine de ce marasme : les crédits immobiliers à risques. L'Amérique vit à crédit. Tout le monde veut devenir propriétaire de sa maison et, pour les plus modestes, les banques inventent les fameuses « subprimes ». Crédit à taux variable, gagé sur la valeur des biens immobiliers, ce type d’emprunt rencontre un succès phénoménal et sera souscrit par des millions de ménages américains, pour un montant total de 1200 milliards de dollars.

    Tout repose sur les taux variables : si les taux de la Fed baissent, les remboursements coûtent moins cher. Mais si les taux de la Fed augmentent, c'est le contraire. Or au printemps 2007, la hausse des taux de la Fed provoque un retournement du marché immobilier. Pour les emprunteurs qui ne peuvent plus rembourser, la vente du bien hypothéqué ne suffit plus à compenser, puisque sa valeur baisse. Et les ménages américains sont de plus en plus nombreux à ne pas pouvoir rembourser leurs prêts.

    Mais c'est en réalité la titrisation, la grande coupable de la crise des subprimes. Les banques ont « saucissonné » les crédits immobiliers pour les intégrer dans des produits financiers complexes. Ces produits sont vendus tout autour du globe. Le ver est dans la pomme de la finance mondiale. Quand les détenteurs de ces titres s'aperçoivent qu'ils sont toxiques, ils essaient de les vendre. Personne n'en veut et c'est la panique : perte de confiance, assèchement brutal des liquidités et gel du marché interbancaire.

    La page n'est pas encore tournée

    Cinq ans plus tard, alors que le pire semble passé, les propriétaires endettés américains en font encore les frais. Fin juillet, l'Agence fédérale de financement du logement (FHFA), chargée de chapeauter Fanny Mae et Freddy Mac, les deux institutions responsables du refinancement immobilier, leur refuse un plan d'aide. Promesse de campagne du président Barack Obama, ce plan devait effacer une partie de la dette des propriétaires fonciers n'ayant pu rembourser leur crédit depuis moins d'un an. L'Etat aurait payé 67 centimes pour un dollar effacé, pour un coût total de 2,7 milliards de dollars, prélevés sur le Programme d'aide aux biens en difficulté.

    Selon la Maison Blanche, ce plan devait permettre trois choses. D'abord aider les propriétaires à rembourser le reste de leur crédit, ensuite permettre au Trésor public d'économiser 1 milliard de dollars par rapport au plan initial de refinancement, enfin relancer le secteur de l'immobilier, en berne depuis 2008.

    Mais la FHFA ne l'entend pas de cette oreille. Selon l'agence, les bénéfices de cette mesure n'en compensent ni les coûts, ni les risques. Pour elle, l’économie réalisée ne serait que de 500 millions de dollars, deux fois moins qu’espéré par la Maison Blanche. D'autre part, l'agence redoute qu'elle encourage les propriétaires à ne plus rembourser leur crédit. Enfin, elle s’inquiète pour les deux organismes chargés de piloter le refinancement. Au bord de la faillite en 2008, Fanny Mae et Freddy Mac avaient été placés sous tutelle de l'Etat, qui avait alors déboursé 180 milliards de dollars.

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