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Crise alimentaire: la FAO tire la sonnette d'alarme
Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, les prix alimentaires ont grimpé de 6% au mois de juillet 2012 après trois mois consécutifs de baisse. Une hausse qui concerne en particulier le blé et le maïs du fait de la sécheresse aux Etats-Unis et de conditions climatiques difficiles en Europe et dans les anciens pays du bloc soviétique. Peut-on craindre pour autant une répétition de la crise alimentaire de 2008 ? Eléments de réponse.
En un mois, on a constaté une hausse de 23% des prix pour le mais, et de 19% pour le blé. Pour certains produits alimentaires la cote d'alerte est désormais largement atteinte.
Aux yeux des experts de la FAO, le scénario d'une crise alimentaire -à l'image de ce qui s'était passé en 2008- n'est pas encore d 'actualité mais le risque existe, comme l'explique Concepcion Calpé, économiste à l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture : «Nous ne sommes pas encore dans une crise... comme en 2008 où on avait vu des populations descendre dans la rue, on en est pas encore à ce point là mais, compte tenu des conditions économiques difficiles, les marges possibles pour une hausse des prix alimentaires sont très minces.»
Pour éviter une répétition de la crise de 2008, la FAO demande aux populations des pays importateurs de ne pas céder à la panique et de ne pas se précipiter sur les stocks de denrées alimentaires. Elle demande surtout aux pays producteurs de ne pas restreindre leurs exportations.
Pour l'année 2012 le risque d'une crise alimentaire majeure semble réduit mais la FAO s'attend au pire, l'année prochaine, en cas de mauvaises récoltes.
Sur la crise de 2008 écoutez Jacques Diouf, alors directeur général de la FAO, au micro de Christophe Boisbouvier
Le droit à l'alimentation est un droit inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme

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Quelle est notre vraie identité sur terre ? Pourquoi sommes no
Quelle est notre vraie identité sur terre ? Pourquoi sommes nous ?
Dans la vie, il y’a des évènements qui vous marquent à jamais. Le texte qui suit se veut un témoignage d’une tragédie ; le récit d’un cataclysme humain, une situation un peu plus révoltante devant laquelle je n’ai pas pu sécher mes larmes et celles de mon pays. Ma terre pleure, mon peuple pleure et je pleure avec, mais les pauvres eux meurent tout simplement.
Le mal me tien toujours a cœur plus d’une semaine après ma rencontre avec Maino, une mère de deux enfants dans la région de Maradi au Sud-Est du Niger. Assise sur une vielle natte, ses deux petites filles Raya, 5 ans et Salamou, 2 ans étaient couvertes d`un vieux pagne. J’avais cru d’être devant deux cadavres de petits enfants.
Notre arrivée était un vent d’espoir pour Maino, qui pensait que nous étions des médecins ou encore des représentants de la sous préfecture, car cela fait plus d’un mois qu’ils auraient appris que le sous préfet allait leur rendre visite avec beaucoup de nourriture, d’eau, et de médicaments pour aider les gens du village.
Après un accueil de joie, Maino nous demande d’où est ce qu’on venait? De Niamey lui répond un collègue. “ Avez- vous à manger pour mes deux filles malades et aux gens du village?” Maino demanda car ses deux petites filles Raya et Salamou n’avaient rien mangé depuis plus de trois jours à l`exception de quelques feuilles vertes qu‘elle cueillait dans la brousse a quelque kilomètres du village.
Ces feuilles vertes ne sont autres que de l’herbe que broutaient les animaux au paravent, et voilà qu’aujourd’hui, à cause de la famine qui sévit dans toute la région, cette herbe est devenue le menu le plus prisé par les habitants de ce village.
J`avais remarqué dans un coin de la case, une jarre conservée très précieusement, c’était le trésor de la maison selon Maino. C’etait de l’eau. “Ici l’eau c’est comme de l’or” racontait Maino. "On marche près de trois heures de temps chaque jour sous le soleil pour pouvoir remplir une seule jarre. On ne se lave plus avec ; on la boit" dit elle. Mélinda, une femme américaine qui nous accompagnait, fondut de larmes dans les bras de son mari Steve. Les mots nous manquaient pour décrire la scène, et je n’avait pas pu aussi empêcher mes larmes de couler lorsque la pauvre mère souleva le pagne qui couvrait ses deux filles. Mes deux amis, Steve et Melinda etaitent choqués devant une telle situation d’urgence a laquelle nous fûmes restés impuissants.
Les yeux fixés sur la petite bouteille d’eau que je tenais en main, Maino une fois de plus demanda : "avez vous a manger ou a boire pour nous?". Non, pas pour le moment je replique dans une voix tremblante tout en lui tendant la petite bouteille d’eau que je tenais dans ma main. Melinda et Steve en remarquant mon geste me demandèrent très rapidement d’aller chercher le restant des bouteilles d’eau qu`on avait dans dans la voiture. Il ne restait que Six bouteilles et un paquet de biscuit. Maino sans hésiter réveilla ses deux filles. Ces dernières n`arrivaient même pas a s`asseoir par manque d’énergie. Elles n`avaient pas pu mâcher les biscuits qu`on leur tendit. A l`idée de Mélinda, Il fallait vite moudre les biscuits et les mélanger a l’eau afin que les pauvre filles puissent avaler quelques cuillerées. Malgré cela il était presque impossible pour la plus petite Salamou d’avaler une seule cuillère de la bouillie des biscuits. "Il lui faut un sérum" rétorqua Steve, mais on ne l`a pas. On était loin de la ville.
Devant une telle situation, j’osais demander à Maino où se trouvait son mari et elle me fit comprendre que ce dernier avait quitté le village pour la ville quatre mois auparavant a la recherche d’un travail afin de pouvoir nourrir toute la famille; mais depuis elles sont sans nouvelle. "Et le chef du village, où habite t`il j`ajoutais. "Je ne le connais pas" me répondit t`elle. Et le sous prefet je demande."J`ai entendu tout simplement parler du sous préfet" repliqua t`elle, mais ne l’avait jamais vu. Sans aucun pouvoir, nous quittons la case de Maino avec la promesse de revenir dans moins d’une semaine avec beaucoup d’eau et de nourritures pour elle et pour les autres. Les yeux tous rouges remplis de larmes et de douleur, abbatue et vaincu par une famine severe, Maino nous pria de bien vouloir tenir notre promesse et de revenir le plutôt que possible avec beaucoup de nourritures et surtout d’eau et du lait si possible pour sauver ses filles.
En sortant du village Steve et Melinda décident de rencontrer le chef du village s’il y’a lieu. En posant des questions par ci par la, avec quelques directives nous voilà dans une grande cours habitée par plusieurs femmes et enfants c’est chez le chef du village «Maigari ». Les salutations furent courtes et nos questions étaient simples.
Adamou, le chef du village nous évoque la situation très critique, inquiétante et urgente de la famine qui sévit dans le village ; du nombre d’enfants qui meurent chaque jour, (au moins 5 enfants meurent de faim chaque jour dans ce village); du manque d’eau, mais aussi du nombre de jeunes hommes qui quittent le village chaque matin vers les grandes villes. Nous lui demandons d’après l’aide du sous préfet qui devrait être la. « Cela fait plus d’un mois que la nouvelle nous est parvenue mais rien jusqu’ici, pour vous dire monsieur, je n’ai rencontré le sous qu’une seule fois en deux ans » nous dit il.
Dans un journal que je tenais en main était la photo de tous les membres du gouvernement nigérien, ils étaient une vingtaine sinon plus. Je tendu le journal a Adamou qui contempla la photo pendant un bon moment sous ses vieilles lunettes, mais hélas a ma grande consternation, Adamou ne reconnait ni le président de la république, ni le premier ministre non plus le président de l’assemblée. « Qui sont ces gens » me demande t’il, « ce sont les membres du gouvernement du Niger » je répond.
Dans un sac accroché au mur de sa cours, Adamou fait sortir pleins de photos dans lesquelles se trouvait deux couples blancs entourés de femmes, hommes et enfants du village tous joyeux et souriants; d’autres photos avec lui même, ses conseillers et les deux couples blancs en photo de famille. Tout en les montrant de doigts et en citant leurs noms (joseph, Anne, Michael et Cindy) « ce sont eux notre gouvernement ici » me dit il, « car tous les deux ou trois mois ces gens que tu vois, nous rendent visite et nous apportent de la nourriture, des médicaments, des habilles et des jouets pour nos enfants, ils nous demandent quelles sont nos préoccupations et nos besoins dans le village, et ils ne nous ont jamais parlé de leur parti politique ni de voter pour eux » ajoute t’il.
Qui sont ces noms que le chef du village nous a cité ? Pas besoin de le savoir, une chose certaine, ils semblent êtres plus important et plus populaire que « certains » aux yeux de ce chef et des villageois.
Ayant perdu tout espoir a ce gouvernement, a qui adresser ma colère, mon cri et mon incapacité sans être la cause d’un conflit politique qui attirera la haine des dirigeants politiques de mon pays sur moi et peut être même sur ces gens de bonnes volontés qui aident les habitants de ce village et de plusieurs autres villages en Afrique?
Pour moi, le seul espace libre sans être cautionné n’est autres les réseaux sociaux comme Facebook, ou encore les medias et les espaces de jeunes de mon pays.
Facebook, en dehors d'être un réseau social de liberté d'expression, est aussi un salon de beauté, un scénario de film, un espace de rêve pour beaucoup de gens.
C’est sur cette page que mon message ferra mouche a sa cible qui est la jeunesse, car pour moi, nos dirigeants eux savent et ignorent, mais quand a nous jeunes on ne sais pas et on ignores les conditions alarmantes de la famine, de la misère et de la pauvreté dans nos villages.
Alors, il est temps d’agir afin de prendre conscience, que l’Afrique et le Niger en particulier est en danger.
Des belles tenues de soirée, des photos posant comme des étoiles, des fêtes, des soirées VIP, chacun de nous veut se faire beau et belle. On se précipite tous pour se faire voir et apprécier, par un joli commentaire. Tout cela est agréable et amusant, rien de mal à ce sujet, comme quelqu'un me l’avait dit, « occupe toi de tes oignons mon cher, on ne vie qu’une seule fois, et nous allons donc profiter de la vie aux maximum ».
Cependant, je plains beaucoup mes frères et sœurs Africains pauvres dans la vie réelle, pauvres en Afrique mais veulent êtres riches, célèbres et brillants sur Facebook, en l'utilisant comme album photo ou gallérie d’exhibition physique et charnelle au lieu d'en faire une école ou un outil de communication éducatif et révolutionnaire pour développer leurs idées et leurs pays ou encore aider les autres d ‘une façons ou d’une autre.
Peut être aussi que je me trompe sur ma cible, et qu’elle ne doit pas être la jeunesse, mais plutôt nos dirigeants politiques et nos riches commerçants. Et bien c’est tout simplement parce que j’ai plus d’espoir à la jeunesse qu’à tous ces « je ne sais quoi » que je m’adresse a vous.
Si seulement chacun de nous peut peindre la réalité de son pays, sa ville, son village ou sa région, beaucoup de cœurs seront brisés et peut-être notre cœur et nos sentiments pencheront un peu vers les personnes nécessiteuses, pauvres, malades et affamées du Niger et d'Afrique.
En agissant de telle manière, nous allons sans doute apporter un changement dans nos mentalités et dans nos comportements à travers beaucoup de réseaux-sociaux afin de pouvoir contribuer intellectuellement, physiquement, et même matériellement au développement de nos pays.
On peut se déguiser autant de fois qu’on veut derrière notre page, sur nos images, nos photos dans nos tenues de soirées et champagnes, mais la réalité de notre quotidien Africain est commune a tous. Ailleurs, ici ou la bas, nous avons tous la même identité, nous sommes des Africains.
Mon nom est ZOUBAIR, je suis de la République du NIGER (Afrique de l'Ouest). Dans mon pays, les gens meurent de faim, des milliers d'enfants meurent chaque jour de faim et de malnutrition, ils ont besoin de lait et de médicaments, de nombreuses femmes souffrent et meurent de complications de maternité et de grossesse, les mariages précoces, l’excision, la fistule, la discrimination de la femme et même l’esclavage... sont encore des pratiques courantes dans mon pays. Des enfants, des hommes et des femmes en milieu rural sont dans un grand besoin de nourriture, d'eau « source de vie », de médicaments, de vêtements et beaucoup de choses simples pour survivre, ils ont faim et luttent pour leur survie, ils veulent de l’aide.
Pourtant j’ai un « gouvernement », j'ai une culture, et j'aime mon pays, mais telle est ma véritable identité, je suis Nigérien et je suis fier de l’être, même que j’ai faim j’ai très faim, mon peuple a très très faim et a besoins d’aide.
En m’engageant dans la lutte contre la famine et pour le développement du Niger, j’ai décide de ne plus êtres un « Niger-Rien », mais plutôt un Nigérien.
Quelle est ton identité mon frère, quelle est ton identité ma sœur? Qu’elle est l’identité de ton pays, de ta ville et de ton village ? Quelle est notre identité ? Est-ce important pour nous?
Si oui, alors fais circuler ce message afin qu’il atteigne les hommes et femmes de bonne foi, publie le sur ton mur, ta page, ton website envois le au gouvernement et institutions compétentes de ton pays et de toute la planète, partout ou tu peux envois le. C’est un cri de jeunesse, c’est ton cri, c’est un cri universel. En agissant ainsi, je crois et je suis convaincu que beaucoup d’entres nous prendront conscience et s’engageront pour la cause afin de sauver des vies en ce moment même au Niger, au Mali, au Soudan, en Somalie, au Tchad, en Mauritanie, Sénégal, Côte Ivoire, Burkina, Gambie, Guinée, Nigéria, Libéria, Sierra Leone, République Démocratique du Congo, Zimbabwe ..... L’Afrique a besoin de toi, moi, lui et de toute sa jeunesse, elle a besoin de nous.
Prenons conscience de notre mal afin de savoir le guérir a temps. Si j’avais pris conscience de cette famine plutôt, j’aurai bien pu faire quelque chose afin de pouvoir sauver la petite Salamou qui décède juste trois jours après que nous ayons quitté le village et Raya une semaine après que nous l’ayons évacué a l’hôpital de Maradi malgré tous les efforts de l’équipe médicale. Que leurs âmes reposent en paix. Amen.
Qu’elle est ta vraie identité ? Pourquoi sommes nous sur terre ? Que faisons nous sur terre ?
Pour aider ou faire des dons au Niger, Contactez: NCC (Conseil de la Communauté Nigérienne aux États Unis -New York): 646 591 5572/646 372 0145 ou ACJN (Association des Clubs des jeunes Nigériens) Niamey-Niger: (227) 94 28 64 66 / (227) 96 80 30 35.
****BIRDSON***