Economie - 
Article publié le : lundi 17 décembre 2012 à 14:37 - Dernière modification le : lundi 17 décembre 2012 à 14:37

Le Blackberry n'est plus à la table des grands

Il y a encore 5 ans, le Blackberry du canadien Rim était quasiment seul au monde sur le marché du téléphone intelligent.
Il y a encore 5 ans, le Blackberry du canadien Rim était quasiment seul au monde sur le marché du téléphone intelligent.
REUTERS/Bobby Yip/Files

Par Guillaume Naudin

L'entreprise canadienne Rim, inventeur du Blackberry, ne fait plus partie du Nasdaq, l'indice qui rassemble les 100 plus importantes valeurs technologiques à la Bourse de New York. C'est la sanction d'un effondrement des ventes.

C'est la conséquence logique d'une chute continue qui dure depuis quelques années. Il y a encore 5 ans, le Blackberry du canadien Rim (Research in motion) était quasiment seul au monde sur le marché du téléphone intelligent, qu'il avait pour ainsi dire inventé. Les cadres dirigeants toujours connectés se l'arrachaient.

C'était avant l'iPhone d'Apple et son interface intuitive, bientôt suivi par les téléphones coréens embarquant le système d'exploitation Androïd signé Google. Ce mouvement, la gamme Blackberry, avec ses claviers physiques et ses petits écrans, a tardé à le suivre. Aux Etats-Unis, la part de marché de Rim est passé de près de 50% à seulement 6 ou 7%.

Tentative de relance

Mais l'entreprise canadienne n'entend pas se rendre sans combattre. C'est pour cela qu'elle lance un nouveau système d'exploitation à la fin du mois de janvier.

BB 10 sera aussi tactile, comme la concurrence, tout en insistant sur le sérieux qui séduit les professionnels, sans oublier les jeunes qui l'apprécient encore beaucoup. Réponse à partir de la fin janvier lorsque sortiront les nouveaux terminaux équipés, avant, en cas de succès, de peut-être revenir au sein du Nasdaq en fin d'année prochaine.

Un marché très volatile

Dans la compagnie canadienne, on veut croire à une retour encore possible parce que, et Rim a payé pour le savoir, le marché des téléphones intelligents est très volatile. Ainsi après des années de domination quasiment sans partage de l'iPhone d'Apple ce sont les appareils sous Androïd qui dominent les ventes.

Rim promet de faire aussi bien et même mieux. À la fin novembre, avant la sortie du Nasdaq donc, l'action avait fait un bon quand un analyste avait relevé ses prévisions de ventes de la nouvelle génération de téléphones intelligents canadiens.

tags: Canada - Crise économique - Telecom
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(1) Réaction

Mais il pourrait revenir plus

Mais il pourrait revenir plus vite qu'on ne le pense.
C'est très malin de leur part d'avoir proposé de tester leur nouvel appareil par des entreprises.
Étant donné qu'ils sont leurs principaux clients, le retour utilisateur vaudra de l'or.

Fermer