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    Economie

    Le PIB mondial progressera moins que prévu, selon le FMI

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    La croissance mondiale sera portée par les pays avancés et sera plus faible que prévue dans les pays émergents. C’est le constat du Fonds monétaire international (FMI), qui a revu à la baisse ses prévisions de progression du produit intérieur brut (PIB) dans le monde pour cette année et l'année prochaine. Malgré cela, l’institution basée à Washington passe un message optimiste.

    Le Fonds prévoit tout de même une progression du PIB mondial de 2,9% cette année et 3,6% en 2014, donc un demi-point de croissance de plus l’année prochaine. Le FMI donne par conséquent un message positif. Pour les pays développés comme pour les pays en développement, 2014 sera en effet une année meilleure que 2013, et cela vaut pour toutes les zones.

    « Pour la première fois depuis 2010, le Japon, les États-Unis et la zone euro accélèrent en même temps », souligne Thierry Apoteker, économiste du groupe de recherche TAC, spécialisé dans les pays émergents.

    Faiblesse des émergents

    Toutes les institutions internationales (FMI, OCDE, Banque mondiale, banques régionales) partagent aujourd'hui le même constat : les pays émergents comme le Brésil, la Russie ou l’Inde vont contribuer moins qu’auparavant à la progression du PIB mondial. Les prévisions montrent que l'activité économique dans le monde devrait être davantage tirée par les pays avancés comme le Japon, la zone euro ou les Etats-Unis.

    Cela s'explique en partie par la diminution sensible de la croissance des pays émergents. Ces pays vont enregistrer cette année une augmentation de leur PIB de 4,5% et en 2014, de 5,1%, soit 0,4 et 0,5% de moins que leurs prévisions.

    Aux États-Unis, l'impasse budgétaire que traverse le pays a généré de nouvelles tensions. La réserve fédérale américaine (FED) qui soutient de façon massive l'économie américaine depuis la crise de 2008, a annoncé qu'elle allait réduire la voilure.

     → A (RE)LIRE : Shutdown: vers une sortie de crise ? 

    Un changement de cap de la politique monétaire de la FED pourrait mettre à mal la stabilité financière dans le monde. Incontestablement, si la banque centrale américaine décide de réduire ses injections de liquidités, c'est-à-dire ses achats massifs d'obligations sur les marchés, les pays émergents vont souffrir. Ils auront à faire face à une fuite brutale de capitaux.

    Cela pourrait dévaluer leurs monnaies et priver ces pays et leurs entreprises d'une source cruciale de financement. Selon le Fonds, l’Indonésie, la Turquie, les Philippines, la Turquie ou le Brésil seraient les plus exposés et verraient leurs coûts de financement flamber en cas de nouvel assèchement de capitaux.

    Chute des flux de capitaux vers les émergents

    Les rumeurs sur un éventuel resserrement de la politique monétaire américaine ont déjà provoqué l’été dernier une chute brutale de l’afflux de capitaux dans les pays émergents. Selon une récente étude du lobby bancaire international, les flux de capitaux vers les pays émergents devraient fondre cette année de 12,6% par rapport à 2012.

    Le changement de politique monétaire de la réserve fédérale n'est pas non plus sans risques pour les États-Unis et les pays avancés. Des hausses des taux d'intérêt à long terme ne sont pas exclues, avec toutes les conséquences sur le financement de l'économie réelle.

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