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    Automobile: le Chinois Dongfeng et l'Etat dans le capital de PSA

    media Le groupe français PSA Peugeot-Citroën n'est plus une entreprise familiale avec l'arrivée de l'Etat et du Chinois Dongfeng au capital. © François Lafite

    Conseil de surveillance de PSA Peugeot-Citroën a donné ce mardi son aval pour l'entrée de l'Etat français et du groupe chinois Dongfeng au capital du constructeur automobile. Cette redistribution du capital peut permettre de sécuriser une entreprise en perte de vitesse. Mardi soir, le ministre français du Redressement productif Arnaud Montebourg a précisé que l'Etat mettrait 800 millions d'euros dans le groupe automobile dont il détiendra 14% du capital. 

    C'est d'abord un grand tournant pour la famille Peugeot. Avec la signature du protocole d'accord pour une prise de participation de l'Etat français et du chinois Dongfeng dans PSA, la famille va perdre, pour la seconde fois depuis 1931, le contrôle du groupe. La famille Peugeot ne détiendra plus que 14% du capital et devra occuper deux sièges sur les douze que comptera le Conseil de surveillance. Et surtout, Thierry Peugeot perdra la présidence du groupe automobile.

    Un tournant historique

    La participation des autres actionnaires principaux est équivalente à celle de la famille, 14%, le reste revenant aux actionnaires minoritaires. Il va falloir donc partager le pouvoir. Le conseil de surveillance devra aussi valider la nomination le 31 mars prochain de Carlos Tavares comme patron de la branche automobile, en remplacement de Philippe Varin.

    Des intérêts convergents

    La collaboration entre le groupe PSA et le chinois Dongfeng n'est pas nouvelle. Elle remonte à 1992, au sein d'une coentreprise nommée DPCA, Dongfeng Peugeot – Citroën automobiles. Ensemble, ils partagent trois usines près de la ville de Wuhan et emploient sur place 15 000 personnes. La reconfiguration actuelle repose sur deux intérêts convergents, estime Jean-François Dufour, directeur de DCA Chine-Analyse : « Pour PSA, c’est un besoin de financement, en sachant que cette opération, en l’associant au groupe Dengfeng, lui permettrait d’accéder à des capitaux apportés au moment de la reconfiguration du capital. Et éventuellement, à plus long terme, à des financements bancaires chinois. Et du côté chinois, on a un objectif stratégique très clairement défini qui est prioritairement l’acquisition des technologies pour que Dongfeng progresse sur ses propres marques automobiles ».

    Les Chinois veulent transformer leurs grandes entreprises d’Etat en géants mondiaux. Et pour cela ils ont besoin de technologies et de savoir-faire. Tout le monde se pose la question sur le danger éventuel du transfert de technologies. A long terme, Dongfeng pourrait devenir le concurrent de PSA sur le marché mondial. « Tout dépend de la manière dont le constructeur français mène ses négociations avec son partenaire », dit le directeur de DCA Chine-Analyse. Reste le troisième partenaire, l'Etat français, qui entre au capital pour contrebalancer le poids des Chinois. Dongfeng est directement lié au gouvernement de Pékin.

    Le risque de la division

    Le danger pourrait venir de l’éventuelle division des Français face à une position très cohérente du groupe chinois. « C’est lié à l’enjeu même du partenariat. Il repose sur un échange, financement et moyens donnés par la partie chinoise contre un transfert de technologies par la partie française. Toute la question, c’est le dosage de ces échanges, c’est que PSA obtienne suffisamment en retour de ce que va lui demander la partie chinoise. Si jamais les Français se divisaient, cela permettrait aux Chinois de jouer l’un contre l’autre, et d’obtenir des conditions beaucoup plus avantageuses que s’ils avaient face à eux une position française unie », conclut Jean-François Dufour.

    L'alliance avec Dongfeng devrait être entièrement bouclée avant la visite du président chinois Xi Jinping à Paris, fin mars. 

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