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    Economie

    France: les pistes de Manuel Valls pour économiser 50 milliards

    media Le chef du gouvernement, Manuel Valls, après le Conseil des ministres le 16 avril 2014. REUTERS/Philippe Wojazer

    Le Premier ministre Manuel Valls a présenté ce mercredi matin, en Conseil des ministres, les choix du gouvernement pour économiser 50 milliards d'euros d'ici à 2017. Le but est à la fois de financer les baisses de charges du pacte de responsabilité et la réduction du déficit public. Comme prévu, l'annonce de ces mesures passe mal.

    Manuel Valls a donné un caractère solennel à sa prise de parole. Il est vrai que le sujet était difficile puisqu'il s'agissait essentiellement de donner le détail des 50 milliards d'économies annoncés par François Hollande.

    Le Premier ministre a certes demandé des efforts supplémentaires aux Français mais il a essayé de mettre ces efforts en perspective en rappelant que l'objectif était le « bien commun » puisqu'il s'agissait de « redresser » la France. Manuel Valls a insisté sur la nécessité de dire la vérité et d'assurer la justice. Mais il a aussi parlé d'une « nécessaire lucidité ».

    Les mesures

    Dix-huit milliards pour l'Etat, onze pour les collectivités territoriales, dix pour les dépenses de santé et onze pour les autres dépenses de la sécurité sociale. Total : 50 milliards comme annoncé lors du discours de politique générale. Mais cette fois-ci, Manuel Valls a précisé sa pensée, notamment sur le dernier volet resté assez flou jusque-là.

    Prestations sociales. Elles ne seront pas revalorisées avant octobre 2015. Cela concerne les retraites de base et cela pourrait aussi être le cas des retraites complémentaires qui relèvent des partenaires sociaux. Le niveau des autres prestations sociales sera aussi stable jusqu'à l'automne de l'an prochain.

    Le minimum vieillesse, les minimas sociaux et le Revenu de solidarité active (RSA) continueront à augmenter au rythme de l'inflation. Le gouvernement affiche en effet sa volonté de protéger les plus modestes. L'espoir de l'exécutif, c'est de voir repartir l'activité avant la fin du quinquennat. Ce qui permettrait de desserrer l'étau de ces mesures présentées comme provisoires.

    Le gel du point d'indice. Servant à calculer la rémunération des fonctionnaires, cette mesure est devenu la règle depuis 2010 et cela va continuer.

    Tenir l'engagement des 3%

    Au-delà des mesures elles-mêmes, Manuel Valls a surtout voulu donner un sens à cette politique d'économies et de réduction de la dette puisqu'il a confirmé la volonté de la France de tenir l'engagement de réduire les déficits publics à 3% d'ici 2015.

    « 50 milliards, rapportés aux 1800 milliards d'endettement, c'est très faible », estime l'économiste Pascal de Lima. Ce dernier se dit convaincu que la France ne pourrait pas atteindre les 3% de déficit promis à la Commission européenne pour fin 2015. Tout au plus Paris pourrait assurer 3,6%. « Ce qui est directement voté par le gouvernement Valls me paraît un tout petit peu ambitieux pour pouvoir dire que d'ici un an et demi ou deux on arrivera à l'objectif des 3% ».

    Réactions syndicales...

    Les réactions à ces annonces ne se sont pas faites attendre. La CGT condamne ce mercredi le gel du point d’indice qui sert de base au calcul du salaire des fonctionnaires.

    On ne peut pas se contenter de ces discours qui mettent en avant la qualité des fonctionnaires tout en sabrant leurs salaires.

    Marie-Laurence Bertrand

    Secrétaire confédérale de la CGT

    16/04/2014 - par RFI Écouter

    Même sentiment chez Force ouvrière, dont le secrétaire général déplore le projet de Manuel Valls. « De telles décisions vont pénaliser lourdement, notamment les plus défavorisés, et accroître les inégalités, la précarisation et la pauvreté », s'inquiète Jean-Claude Mailly.

    Seul Pierre Gattaz, le patron du Medef, encourage le Premier ministre dans un communiqué. Il réclame même qu'il aille plus vite : « le gouvernement doit aller plus vite et plus loin dans son ambition de diminuer les dépenses publiques et proposer de véritables réformes structurelles. »

    ...et politiques

    Plusieurs députés socialistes ont exprimé leur scepticisme. « Pour faire 50 milliards, le Premier ministre est obligé d'aller chercher des choses qui sont quand même lourdes : le gel des minima sociaux, pour un gouvernement de gauche, c'est quand même une mesure illisible et incompréhensible », s'inquiète Laurent Baumel, animateur de « La gauche populaire ».

    Nous savons qu'il faut faire des économies, mais pas dans n'importe quelles conditions.

    Christian Paul

    Député (PS) de la Nièvre

    16/04/2014 - par RFI Écouter

    Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale a tenu sur BFM TV à pondérer ces positions. « La totalité des députés socialistes, assure-t-il, à part ces quelques commentaires, partage aujourd'hui l'ambition qui a été portée par le Premier ministre. »

    Dans l'opposition, le président de l'UMP fustige le projet gouvernemental. « On attendait un plan de bataille qui devait générer des économies massives dans les dépenses publiques inutiles, [...] c'est toujours plus de com' mais toujours pas de réformes », s'impatiente Jean-François Copé dans un communiqué dénonçant des mesures « ponctuelles ».

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