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    Economie

    UE-Etats-Unis: reprise des pourparlers sur un traité de libre-échange

    media Les négociateurs européens et américains se retrouvent pour lancer le 5e tour des négociations commerciales. Getty Images

    Les négociateurs européens et américains se retrouvent à partir de ce lundi 19 mai aux Etats-Unis pour lancer le cinquième tour des négociations commerciales. Les deux partenaires se sont lancés depuis juillet dernier dans des pourparlers en faveur d’un traité de libre-échange qui pourrait rapporter jusqu’à 120 milliards d’euros à l’économie européenne.

    Avec notre bureau de Bruxelles,

    Présenté comme le moyen de relancer la croissance en Europe, l’accord de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis cristallise désormais les oppositions au point d’en faire un enjeu du scrutin européen.

    Plusieurs éléments peuvent expliquer ce glissement : tout d’abord, le manque de transparence. Le mandat de négociation de la Commission européenne qui agit au nom des Vingt-Huit n’est toujours pas public.

    L’autre point de friction concerne le contenu de cet accord. Selon les élus écologistes du Parlement européen, ce traité pourrait avoir des conséquences sur les normes sociales, sanitaires et environnementales en Europe. Face à cette mobilisation, la Commission européenne a bien donné quelques gages de bonne volonté : une consultation publique est actuellement en cours. L’institution vient aussi de publier ses positions sur certains points des pourparlers mais sur des thèmes tels que les cosmétiques, le textile ou encore les produits pharmaceutiques. Des gestes qui semblent insuffisants au regard de la contestation.

    Vague d'hostilité croissante

    Ce week-end, des opposants se sont mobilisés. A Paris, ils étaient plusieurs centaines samedi. Ce dimanche, la mobilisation était plus faible. Des membres du Parti pirate et du Parti pour la décroissance ont manifesté leur mécontentement.

    Un abaissement des normes environnementales et sanitaires, voilà l'une des inquiétudes des détracteurs du traité de libre-échange transatlantique. Christian Ghiotti, candidat du Parti pour la décroissance aux élections européennes craint aussi que les Etats perdent de leur puissance face aux entreprises.

    « Le danger essentiel, explique-t-il, c’est la dérégulation, c’est quelque chose qui va permettre à des entreprises d’assigner en justice des entreprises dans des tribunaux, nouvellement créés, qui sont extra-territoriaux, des Etats souverains et les faire payer si ces Etats refusent l’activité commerciale de ces entreprises. »

    Le Parti pirate, qui milite pour l'égalité des droits, partage ces appréhensions. Une vision peut-être catastrophiste, concède Véronique Vermorel, candidate du Parti pirate aux européennes. Une vision en partie liée au flou qui règne autour des négociations. La jeune femme réclame d'ailleurs de la transparence.

    « Le citoyen lambda doit avoir accès à ces négociations, on doit savoir qui est là durant ces négociations, quels sont les lobbies qui sont derrière, comment ca va nous impacter, pourquoi ce sont des non-élus qui s’occupent de cela », affirme-t-elle.

    Le Parti pour la décroissance et le Parti pirate ne sont pas seuls à exiger plus de transparence. Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg a reconnu vendredi 16 mai ne pas avoir suffisamment d'informations sur le futur traité.


     ■ VU DES ETATS-UNIS : une inquiétude partagée par les syndicats

    Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Cappomaccio

    Les Européens anti-accord de libre-échange avec les Etats-Unis ont fait de cette négociation un thème de campagne. A Washington, ce sujet ne fait pas la Une de l’actualité, mais l’AFL-CIO, la plus importante fédération syndicale des Etats-Unis, publie sur son site un guide pour les négociateurs américains. Si les syndicats européens s’inquiètent des effets possibles de cet accord de libre-échange avec les Etats-Unis, il en est de même outre-Atlantique.

    « L’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Europe pourrait être bénéfique pour les travailleurs américains », écrit l’AFL-CIO. La centrale syndicale n’est donc pas fondamentalement hostile à cette négociation, même si elle est préoccupée par d’éventuels effets pervers.

    Et ses craintes ressemblent fort à celle des Européens : l’AFL-CIO s’inquiète d’un nivellement par le bas des salaires et des droits, et surtout d’une baisse des créations d’emplois, car les entreprises américaines pourraient être tentées d’embaucher sur le Vieux continent, et c’est l’est de l’Europe qui est montrée du doigt.

    Le syndicat décrit l’Union européenne comme un ensemble hétéroclite, qui n’a pas su harmoniser les droits des travailleurs. « Si le niveau de protection des employés est bon en Europe de l’Ouest, ce n’est pas le cas en Roumanie ou en Bulgarie », explique l’AFL-CIO à ses membres. « Nous ne pouvons pas prendre le risque d’un nivellement par le bas », reprend la Fédération qui détaille les crises économiques en Grèce et en Espagne, ayant eu pour résultat des cures d’austérité.

    La centrale syndicale demande aux négociateurs américains d’être vigilants, et de travailler à une harmonisation des droits des travailleurs par le haut.

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