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    Economie

    Paris est-elle toujours une ville attractive?

    media Paris est la septième ville la plus chère des 30 étudiées. Getty Images/Hiroshi Higuchi

    La capitale française ne fait toujours pas partie du top 5 du classement des métropoles internationales les plus attractives. En 2014, elle arrive 6e derrière Londres, New York, Singapour, Toronto, San Francisco. Une situation qui perdure depuis 2 ans. C’est le constat fait par PwC, un cabinet d’audit qui a comparé la situation de 30 villes, toutes capitales de la finance, du commerce et de la culture.

    Dix critères ont été étudiés pour arriver à ce classement, sorte de bulletin scolaire des capitales mondiales : la qualité de vie bien sûr, les transports, la santé et la sécurité ou encore la maturité technologique. Paris, l’orgueilleuse, ne fait toujours pas partie des 5 premiers bons élèves ! Elle arrive 6e cette année. Un léger mieux, donc par rapport à l'année dernière. En 2013, elle était en effet classée 7e.

    Embouteillages

    Le coût de la vie, le taux d’imposition des sociétés, et les charges locatives professionnelles sont les points faibles de la capitale française. Et bien sûr les sacro-saints embouteillages qui font pâlir n’importe quel touriste étranger dès le premier kilomètre effectué hors de l’aéroport. L’étude note une amélioration sensible en matière de sécurité et de santé. Les bons points se récoltent en matière d’éducation avec la présence des grandes écoles. Paris reste également championne en matière de capital intellectuel et d’innovation.

    Ville la plus dynamique de la zone euro

    La capitale française reste toutefois la ville la plus dynamique de la zone euro. Mais ce que le Parisien retiendra avant tout, c'est l'absence de Paris du top 5. Et, pour relancer l'attractivité de la Ville Lumière, rien de tel qu'un projet colossal d'aménagement. C'est dire si les Parisiens vont désormais miser sur le Grand Paris.

    → Consulter l'étude de PwC


    → INTERVIEW

    Jean-Louis Missika est adjoint au maire de Paris chargé de l’Urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité.  RFI lui a demandé si ce genre de classement était un indicateur important pour lui...

    Jean-Louis Missika : Bien sûr c’est un indicateur important. Ce n’est pas un seul classement qui est un indicateur important, c’est l’ensemble des classements et surtout leur évolution dans le temps. Donc ce qui pour nous est fondamental, c’est de voir à la fois là où l’on fait de bonnes performances, là où l’on fait de mauvaises performances, et de comprendre pourquoi.

    Paris, championne de la culture, de l’innovation. Bon point pour ses bibliothèques et ses universités. Par contre, point noir : c’est le logement ?

    C’est vrai que les loyers sont chers à Paris. En même temps, il faut voir qu’on compare des choses qui sont difficilement comparables parce que quand vous pensez qu’une ville comme Londres est dix fois plus grande qu’une ville comme Paris, vous comprenez mieux pourquoi en termes de loyers, elle s’en sort mieux que Paris. Si on mesurait la moyenne des loyers sur Paris et la Petite couronne, ce qu’on appelle le Grand Paris, notre performance serait nettement meilleure.

    Vous citez Londres. On sent une forme de rivalités peut-être ?

    Nous sommes les deux seules villes européennes classées dans le top 10. J’ajoute que Paris est la seule ville non anglophone, si l'on considère que Stockholm est « quasiment » une ville anglophone. Donc, bien évidemment, la rivalité entre Londres et Paris existe. Nous avons des atouts, ils ont des atouts et notamment ils ont des atouts fiscaux que nous n’avons pas. Mais bien sûr, Londres et Paris sont concurrentes, mais en même temps sont alliées parce qu’un jour il faudra regarder la compétition mondiale entre les grandes villes à l’échelle des mégapoles que ce soit Shanghai, Tokyo ou Delhi. Et là l’alliance entre Londres et Paris sera fondamentale.

    Troisième place pour l’environnement. Est-ce que vous n’êtes pas étonné après les pics de pollution qu’on a connus ces derniers mois ?

    Non, je ne suis pas étonné parce que Paris a nettement progressé sur ces sujets-là. Puis nous comparons des villes qui sont toutes polluées. Alors, certes, nous avons connu des pics de pollution, mais comparés à Shanghaï ou Pékin, les pics de pollution parisiens sont extrêmement faibles.

    Shanghaï et Pékin qui ne sont pas dans le classement ?

    Ils ne sont pas dans les dix premiers. Ils sont dans le classement mais ils ne sont pas dans les dix premiers. Ils sont loin derrière. Il y en a une des deux qui est vers la dix-huitième place.

    Est-ce que ce type de classement peut vous servir pour lancer des chantiers, pour débattre ou c’est surtout de la communication ?

    Non, il n’y a pas que de la communication. Ça nous permet de voir où est-ce qu’on peut améliorer notre politique. Ça nous permet bien sûr de communiquer à l’international et de faire venir des entreprises à Paris. Mais ça nous permet aussi de regarder précisément dans tel ou tel domaine parce que si vous prenez la catégorie innovation, derrière cette catégorie, il y a plein de sous-classements. Et dans ces sous-classements, parfois nous sommes premiers, parfois nous sommes septièmes. Donc c’est intéressant de regarder dans le détail ces classements, surtout quand vous êtes un responsable politique, pour pouvoir justement voir là où vous pouvez faire mieux.

    Dans le domaine du transport, on voit une forme de grand écart. Numéro cinq pour les transports en commun, premier pour la possibilité de se déplacer en ville partout; par contre, quatorzième pour les embouteillages ?

    Je ne voudrais pas trop critiquer le système, mais on parle des embouteillages en centre-ville et on compare là des embouteillages de centre-ville avec des embouteillages de villes plus grandes que nous. Mais c’est vrai qu’on peut faire beaucoup mieux en matière d’embouteillages. Il y a beaucoup de critères du classement qui sont des critères nationaux et qui, donc, handicapent Paris parce que ce sont des critères nationaux au lieu d’être locaux.

    A la lecture de ce classement, si vous deviez définir une seule priorité, ce serait laquelle ?

    Le logement. Et c’est une des priorités de la mandature d’Anne Higalgo.

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