GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 16 Novembre
Dimanche 17 Novembre
Lundi 18 Novembre
Mardi 19 Novembre
Aujourd'hui
Jeudi 21 Novembre
Vendredi 22 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Gaz russe: pas de compromis entre Poutine et Porochenko à Milan

    media Aucun accord sur le conflit gazier n'a été trouvé entre les présidents russe et ukrainien, réunis vendredi 17 octobre 2014 à Milan, en Italie. REUTERS/Ukrainian Presidential Press Service

    Trois rencontres internationales sur l’Ukraine se sont tenues, vendredi 17 octobre, en marge du sommet Europe-Asie à Milan. La dernière réunion s’est tenue exclusivement entre les chefs d'Etat russe et ukrainien, et à l'issue de laquelle Petro Porochenko a présenté aux journalistes les principales décisions prises. Pour l'heure, il n’y a pas d'accord sur un règlement du conflit gazier entre Moscou et Kiev mais des bases de discussions ont été esquissées.

    Alors qu’à l’issue du premier tour des entretiens, le président russe Vladimir Poutine se disait content des discussions sur l’Ukraine, la chancelière allemande Angela Merkel remarquait que celles-ci n’ont permis « aucune avancée notable ». Même son de cloche du côté du président ukrainien : « Je ne suis pas très optimiste », a-t-il dit en réagissant aux négociations politiques avec son homologue russe.

    Petro Porochenko est devenu un peu plus optimiste après la deuxième rencontre, consacrée surtout à la question des livraisons du gaz russe à l’Ukraine et à l’Europe. « Nous avons fait quelques progrès limités sur la question du gaz, nous nous sommes mis d’accord sur les paramètres essentiels du contrat. Nous sommes maintenant en train de travailler sur un accord concernant les fonds nécessaires pour financer la mise en œuvre du contrat », a déclaré le président ukrainien à la presse.

    Toutefois, après son tête-à-tête avec Vladimir Poutine, il a constaté l’absence de « résultats pratiques » dans les discussions sur le gaz.

    Désillusion à Kiev

    Dans les médias et sur les réseaux sociaux ukrainiens, les commentaires ont été cyniques et amers, commente notre envoyé spécial à Zaporijia (sud), Sébastien Gobert. La seule satisfaction qui est ressortie des négociations, c'est que Petro Porochenko, polyglotte, a été le seul chef d'Etat à ne pas avoir besoin d'interprète pendant les pourparlers.

    Les réactions ont aussi été mitigées quant à l'annonce d'efforts communs pour renforcer le contrôle de la frontière. Ce n'est pas la première fois, et les Ukrainiens en voient le résultat aujourd'hui dans le Donbass. L'ancien gouverneur de la région de Donetsk, Serhiy Tarouta, a tout simplement proposé de fermer la frontière, pour mettre un terme à la guerre en deux ou trois semaines.

    Pour le Premier ministre Arseniy Iatseniouk, l'Ukraine résoudra ses problèmes un à un et se remettra sur pied, alors que les foyers ukrainiens subissent une forte augmentation du prix du gaz, en l'absence de livraison de Moscou.

    Vers une pénurie de gaz en Ukraine

    En dette avec son fournisseur Gazprom, l'Ukraine ne reçoit plus de gaz russe depuis le mois de juin, sauf pour en fournir aux clients européens de la Russie. Kiev a reconnu qu'elle ne disposait pas de stocks suffisants pour faire face à ses besoins cet hiver, par conséquent elle pourrait prélever une partie du gaz destiné à l'Europe qui transite par son territoire.

    Toutefois, les Européens disposent de deux autres voies d'approvisionnement, via l'Allemagne et la Pologne. Au total, l'Europe ne dépend qu'à 15% du gaz russe qui transite par l'Ukraine, mais certains pays européens sont plus dépendants du gazoduc ukrainien que d'autres : la Slovaquie, la Hongrie ou la Bulgarie, et dans une moindre mesure, l'Allemagne et l'Italie. La France serait moins pénalisée car elle s'approvisionne beaucoup en Norvège et en Algérie.

    Selon le commissaire européen à l'énergie, l'Europe peut faire face. Les stocks dont disposent l'Allemagne, l'Italie et la France n'ont jamais été aussi hauts, ils sont pleins à 90%. De plus, Moscou n'a pas les moyens de se priver longtemps de la manne gazière, tant son besoin en devises est grand.

    Même si les bases des négociations semblent esquissées, tout se jouera donc le 21 octobre, date de réunion à Bruxelles entre l’Ukraine, la Russie et la Commission européenne.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.