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    Economie

    «Mistral»: Moscou réclame 1,163 milliard d'euros d'indemnisation

    media Les deux navire de guerre «Mistral» - le «Sébastopol» et le «Vladivostok» - construits à Saint-Nazaire, dans l'ouest de la France, suite à un accord entre Moscou et Paris conclu en juin 2011. Photo du 20 décembre 2014. AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD

    Les deux navires de type Mistral construits en France dans les cales de Saint-Nazaire et qui devaient être livrés à la Russie ne le seront pas. L'échéance pour la date de livraison arrive à son terme ce samedi 16 mai. Moscou pourra demander le remboursement des 890 millions versés déjà avec en plus des pénalités. Paris propose une rupture de contrat.

    Avec notre correspondant à Moscou, Etienne Bouche

    Dans son édition de vendredi, le journal russe Kommersant faisait état du contentieux opposant la France et la Russie concernant la rupture du contrat des navires Mistral. Le quotidien citait des sources du complexe militaro-industriel russe. Moscou rejette les propositions françaises de dédommagement.

    Officiellement, le ton de Moscou dans l'affaire des Mistral est modéré. A plusieurs reprises, la diplomatie russe, et Vladimir Poutine lui-même, ont minimisé l'importance d'une non-livraison des navires français. Le porte-parole du Kremlin l'a redit vendredi, il ne s'agit pas pour l'heure d'un dossier problématique.

    Pourtant, en coulisses, le rapport de force est plus tendu : les deux pays ne sont pas d'accord sur le prix à payer. Le ministère russe de la Défense évalue « les coûts et les pertes » à 1,163 milliard d'euros. La France propose 785 millions d'euros de dédommagements. Pour le versement de cette compensation, Paris pose une condition : Moscou doit fournir une autorisation écrite pour la revente des Mistral. En l'état actuel, la proposition ne convient pas à la Russie.

    En déplacement en Serbie, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a été interrogé vendredi sur ce sujet. « Ce qui concerne la politique étrangère, notamment le degré de fiabilité de nos partenaires, a été éclairci depuis longtemps. A présent, il s'agit d'une question purement juridique et commerciale », a-t-il déclaré.

    Un contrat qui empoisonne les relations entre les deux pays depuis des mois

    Les deux porte-hélicoptères s'appellent Vladivostok et Sébastopol. Deux navires de guerre qui auraient dû quitter le port de Saint-Nazaire depuis déjà plusieurs mois. Mais l'implication de la Russie dans les affrontements en Ukraine est venue geler la livraison de ces navires. Paris refuse de transférer les bâtiments de guerre à un Etat en conflit, comme le stipule l'accord. La date butoir arrive et Moscou est donc en droit de demander des comptes.

    L'accord avait été signé sous Nicolas Sarkozy, en juin 2011, pour deux navires de type Mistral, évalué à 1,2 milliard d'euros. La Russie a déjà payé 890 millions d'euros, et c'est cette somme que Moscou peut réclamer. Moscou espère bien obtenir des pénalités. La Russie avance donc un préjudice de 1,163 milliard d'euros qu'elle justifie par les dépenses de formation de l'équipage, la construction de la base maritime censée abriter les navires, ainsi que celle des quatre hélicoptères. C'est une bataille de chiffres à laquelle se livrent les deux pays qui souhaitent aboutir à un accord avant la fin mai.

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