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    Eurogroupe: Tsipras tente de mettre toutes les chances de son côté

    media Le Premier ministre grec Alexis Tsipras (de dos) et son nouveau ministre des Finances Euclide Tsakalotos, lors de la cérémonie d'intronisation de ce dernier au palais présidentiel d'Athènes, lundi 6 juillet 2015. REUTERS/Alkis Konstantinidis

    Au lendemain de la victoire du « non » au référendum et à la veille du sommet de l’Eurogroupe, le Premier ministre Alexis Tsipras a multiplié les gestes pour donner à la Grèce toutes ses chances pour la reprise des négociations. Car si la Grèce revient à la table des discussions en position de force, les débats ne s'annoncent pas faciles pour autant.

    Article mis à jour après les déclarations de M. Juncker devant le Parlement

    L'après-référendum grec a commencé par la démission de Yanis Varoufakis. On pouvait pourtant s’attendre à ce qu’après la victoire du « non », le populaire ministre des Finances soit maintenu à son poste. Mais Alexis Tsipras a, semble-t-il, voulu faire un geste à l'égard des créanciers, avec lesquelles les relations de M. Varoufakis étaient difficiles. Il a donc nommé à sa place Euclide Tsakalotos. Cet ancien vice-ministre des Affaires étrangères mène déjà l'équipe des négociateurs du programme d'aide grec. Une personnalité plus discrète, et moins conflictuelle que son prédécesseur.

    A la veille d'un nouveau sommet de l'Eugroupe, qui aura lieu ce mardi en présence du Premier ministre grec, ce dernier semble donc vouloir mettre toutes les chances de son côté. Il sera accompagné de son nouveau ministre à Bruxelles, et entend soumettre une nouvelle proposition d'accord pour obtenir un prêt de 29 milliards d'euros sur deux ans. Le mandat de M. Tsakalotos consistera à faire se réunir les demandes des créanciers et la claire opposition à l'austérité exprimée par les Grecs dimanche.

    A Athènes, réunion au sommet

    Alexis Tsipras cherche à rassembler au-delà de son camp dans son pays. Pour préparer son voyage en Belgique, il a ainsi réuni lundi au palais présidentiel les dirigeants de six des sept formations politiques grecques représentées au Parlement, dont cinq partis d'opposition. Ensemble, sans représentant du parti néo-nazi Aube dorée, ils ont discuté des plans du gouvernement et de la stratégie à adopter pour s'assurer d'un accord avec les institutions européennes. La réunion a eu lieu sous la houlette du président de la République hellénique Prokopis Pavlopoulos.

    Selon le journal conservateur I Kathimerini, le Premier ministre grec aurait informé ses interlocuteurs de sa volonté de proposer un accord sur la base des dernières propositions de la Commission européenne, et non celles du référendum de dimanche, explique notre correspondante à Athènes Charlotte Stiévenard. Il aurait indiqué qu'il demanderait une mise en place plus progressive des mesures. Les socialistes du Pasok, les conservateurs du parti Nouvelle démocratie et les centristes du mouvement La Rivière ont assuré Alexis Tsipras de leur soutien dans sa recherche d'un accord avec les Européens et le FMI.

    En fait, à l'exception du Parti communiste, l'ensemble des participants, dont ceux qui avaient appelé à voter « oui » contre le gouvernement dimanche, ont signé une déclaration commune après la réunion. Le texte met l'accent sur le besoin de relancer la croissance en Grèce et affirme clairement la volonté grecque de rester dans la zone euro. L'objectif immédiat, c'est la réouverture des banques. Celles-ci restent fermées jusqu'à mercredi et les retraits sont toujours limités à 60 euros par jour.

    Juncker monte au créneau

    Avant l'Eurogroupe puis le sommet du jour à Bruxelles, en présence des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est exprimé à Strasbourg devant les eurodéputés. « Ma volonté, mon souhait, est d'éviter un " Grexit " », a assuré le Luxembourgeois pour sa première sortie depuis le référendum grec. M. Juncker, qui estime qu'il « est temps de se retrouver à la table des négociations » pour « trouver une solution », a avoué qu'il « y en a, dans l'Union européenne, qui ouvertement ou sans le dire souhaitent que la Grèce quitte la zone euro ».

    Et le chef de l'exécutif européen de lancer que « les réponses les plus simples sont souvent les mauvaises », que « l'Europe est un combat permanent pour trouver des compromis », que « nous allons paver la voie à la recherche d'une solution », et ce même si cette solution, « on ne la trouvera pas aujourd'hui », a-t-il concédé, avant de préciser qu'il allait tout de même demander à M. Tsipras « une explication » sur sa décision précipitée d'organiser un référendum le 5 juillet, sur des bases qui « n'existaient plus depuis longtemps ». Une décision qui l'avait pris de court.

    La position de la BCE

    Une journée de mobilisation à tous les échelons s'est donc engagée ce mardi. Chez les créanciers, les langues se délient, mais pour l'instant, aucune solution n'est sur la table pour autant. Pour la Banque centrale européenne, pas question de fermer le robinet des aides d’urgence en tout cas. Sinon, en quelques jours, les banques grecques se retrouveraient à sec et cela reviendrait à précipiter le pays dans le chaos, sans laisser sa chance à une reprise des négociations.

    Lundi, le conseil des gouverneurs de la BCE, qui soutient donc par un fil de plus en plus ténu le secteur bancaire d'Athènes, a décidé de ne pas augmenter le volume des liquidités d'urgence mises à disposition des banques grecques, qui ne peuvent pas raisonnablement rouvrir sans cela, ainsi que d'augmenter la décote imposée aux obligations que lesdites banques apportent en garantie de ces liquidités.

    Dans l'UE, les faucons ont le dessus

    Le Fonds monétaire international est tout aussi clair. Il se dit d'accord, comme auparavant, pour soutenir la Grèce, mais selon les mêmes règles, c'est-à-dire : pas un sou avant le remboursement du 1,6 milliard d'euros échus depuis le 30 juin dernier. Quant aux gouvernements des 18 autres pays de la zone euro, à l'instar du couple franco-allemand, ils répètent à l'envi qu'ils respectent certes le résultat du référendum grec, mais que leur démocratie à chacun d'entre eux est aussi digne de respect que celle des Grecs.

    Alors que lundi soir à Paris, François Hollande ne paraît pas avoir réussi à beaucoup infléchir la fermeté d'Angela Merkel, parmi ces dix-huit, le front des « faucons » se durcit autour de l'Allemagne, avec les Pays-Bas, la Finlande, les pays d'Europe centrale et les Etats baltes. En face, le clan des « colombes » (France, Italie, Espagne) ne pèse plus vraiment très lourd, analyse notre correspondant à Bruxelles Quentin Dickinson.

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