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    Economie

    France: Areva et EDF scellent leur rapprochement

    media EDF et Areva ont officialisé jeudi 30 juillet leur accord pour que l'électricien prenne le contrôle de la branche réacteurs du spécialiste du nucléaire. Reuters/路透社

    Electricité de France va devenir majoritaire dans le capital d'Areva, l'ancien fleuron du nucléaire français, dont les résultats semestriels viennent d'être rendus publics. Comme prévu, ces résultats sont mauvais, c'est pourquoi EDF a été chargée de « sauver », en quelque sorte, le groupe.

    L'accord trouvé est le premier pas pour sauver Areva de la faillite. EDF va racheter de 51 à 75 % de la division réacteurs du spécialiste français du nucléaire. Coût de l’opération : 2,7 milliards d’euros, un prix plus élevé que ce que EDF avait proposé au départ, mais un prix encore indicatif. Le montant final de ce rachat ne sera connu qu’à l’automne, quand EDF aura étudié tous les comptes d’Areva NP, le nom de cette division.

    Avec cet accord, on revient à la configuration de 2001 avant la fusion entre Cogema et Framatome en 2001. EDF reprenant ce que faisait Cogema, et Areva concentré sur la fourniture du combustible nucléaire et le retraitement des déchets. Là encore, EDF a fait un effort, l’électricien se serait engagé sur un contrat jusqu’en 2023. Mais tout cela ne sera pas suffisant pour sauver Areva qui vient d’indiquer avoir besoin de 7 milliards d’euros de financement d’ici 2017. Une débâcle liée à l'effondrement du marché nucléaire à la suite de la catastrophe de Fukushima qui a poussé certains pays comme l'Allemagne à sortir du nucléaire et d'autres, comme l'Italie, à renoncer à construire des réacteurs.

    Le début du démantèlement ?

    C'est la fin du modèle intégré : un groupe maîtrisant tous les maillons de la chaîne de production. Et la fin peut être aussi d'un groupe 100 % français. EDF majoritaire a en effet l'intention d'ouvrir le capital de la branche réacteur à d'autres investisseurs, français ou étrangers. Chinois et Japonais se seraient montré intéressés. Areva conservera cependant un pied dans cette activité réacteur avec 25 % des parts. Il reste des sujets de frictions, qui devront être négociés concernant la fourniture de combustible et le retraitement des déchets. Quel avenir pour l'usine Areva de La Hague, par exemple, et quel contrat entre Areva et EDF, son premier client ?

    Responsabilité de l'Etat

    Pour François Levêque, professeur d'économie à Mine Paris Tech et auteur du livre Nucléaire On/Off, l'Etat, actionnaire principal, a aussi sa part de responsabilité dans les difficultés du groupe nucléaire : « Les dirigeants d’Areva ont misé sur une stratégie de développement sur l’ensemble des métiers du nucléaire, et par ailleurs aussi sur une stratégie d’intégration horizontale en se développant dans les énergies renouvelables. Plus vous avez d’activités, plus vous avez besoin d’investissements élevés, plus il faut que votre actionnaire ait les poches profondes et puisse suivre. Or, cette stratégie qui réclamait des investissements colossaux n’était pas compatible avec les souhaits du premier actionnaire, à savoir l’Etat. L’Etat a très longtemps refusé de mettre la main à la poche, a refusé qu’Areva rentre en bourse de façon plus importante ». L’Etat a donc laissé la situation s’installer et n’a pas cherché à faire en sorte que la stratégie des dirigeants exécutifs soit compatible avec ses souhaits, ses besoins, selon François Levêque. L'Etat actionnaire « n’a pas fait son travail d’actionnaire », résumé le spécialiste.

    L’Etat va donc devoir mettre la main à la poche. Mais on ne connaîtra le montant du chèque qu’à la rentrée. Cependant un autre problème subsiste pour Areva : le chantier de l’EPR en Finlande dont le budget a explosé. Qui va payer ? On ne sait pas encore. A priori, ce ne sera pas EDF.

    On demandait que l'emploi soit l'axe principal. Entre les salariés d'Areva NP qui vont être repris par EDF, quels sont les doublons qui existent chez EDF ? Quel sera l'impact entre les deux entités sur la gestion de ces doublons là ? On peut se poser des grandes, grandes questions.
    Pour Michel Toudret, syndicaliste CFDT, la dislocation du groupe n'est pas une bonne nouvelle pour Areva 30/07/2015 Écouter


     ■ Y a-t-il encore un marché pour le nucléaire ?

    Colette Lewiner, experte en énergie et conseillère auprès du président de Capgemini, explique pourquoi, selon elle, il y a bel et bien un marché du nucléaire. Ainsi après l’accident de Fukushima, les marchés ont été affectés de manières diverses. « Certains pays comme l’Allemagne ont décidé de sortir du nucléaire, d’autres pays d’Europe ont décidé de ne pas se lancer dans la nucléaire comme l’Italie. En revanche, les pays d’Asie et notamment la Chine ont des projets qui ont été ralentis, dans un premier temps à cause de l’accident de Fukushima, mais aujourd’hui ces projets se développent. Et la Chine a un programme extrêmement ambitieux de construction de centrales nucléaires qui peut aller jusqu’à dix centrales par an. L’Afrique du Sud a aussi de gros problèmes de fourniture d’électricité, et pense donc à des appels d’offres sur le nucléaire. Il y a un marché. »

    La France a une position reconnue : « EDF a à la fois une expérience bien sûr de constructeur, mais aussi d’exploitant. Si on veut tenir les objectifs de non croissance des émissions de CO2, si on veut tenir un objectif d’augmentation limitée de la température de la planète, il faut de l’énergie nucléaire. Et cela, tous les instituts de projection et d’analyse le reconnaissent. Le nucléaire fait partie de ce que l’on appelle le mix énergétique », rapelle-t-elle.

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