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    Economie

    Les bourses européennes résistent au krach chinois

    media Un trader de la banque KBC à Bruxelles, le 25 août 2015. REUTERS/Yves Herman

    Les bourses européennes sont toutes reparties à la hausse mardi : le CAC 40 a clôturé à plus de 4%, Londres à plus de 3%. Un rebond bienvenu, après la débâcle de lundi : l'ensemble des bourses mondiales avaient plongé. En revanche, la chute continue pour les bourses chinoises. Shanghaï a fini la journée à près de -7%, alors qu'elle s'était déjà enfoncée à -8,5% au début de la semaine. Les bourses européennes et asiatiques semblent donc résister à l'effondrement de la Bourse chinoise.

    Les Bourses du monde entier se sont fait peur, mais la chute des cours en début de semaine semble finalement due à un mouvement de panique ponctuel, plus qu'à une vraie débâcle de fond. En assistant à l'effondrement de la Bourse de Shanghaï, les investisseurs se sont inquiétés des conséquences du ralentissement chinois sur la croissance mondiale. Mais après ce mouvement de défiance, les marchés se sont presque tous repris mardi. A part les bourses chinoises, seules Tokyo et Hong Kong ont clôturé à la baisse.

    La situation est bien différente en revanche pour les marchés chinois. La Bourse de Shanghaï poursuit sa déroute. Une déroute qu'elle a amorcée à la mi-juin : depuis cette date, l'indice de Shanghaï a perdu plus de 40% de sa valeur.

    Plusieurs facteurs expliquent cette chute. D'abord, il faut savoir que les cours de la Bourse chinoise ont grimpé très haut l'an dernier : jusqu'à 150% en un an. Des taux complètement déconnectés de l'économie réelle. Selon de nombreux experts, le dévissage actuel, c'est une sorte de réévaluation de la situation. Pour l'économiste Jean-Marc Daniel, « les bourses sont montées à des niveaux très élevés à cause de politiques monétaires très accommodantes. Celles-ci recherchent l'inflation : le prix des actions monte, mais pas le prix des biens de consommation courants. Il y a donc une sorte de correction naturelle qui se réalise, ce qui n'est pas inquiétant. »

    Ralentissement de la croissance

    Mais la chute des marchés chinois s'explique aussi par un ralentissement de la croissance. Depuis quelque temps, les principaux indicateurs économiques chinois sont dans le rouge. Le mois dernier, les exportations ont chuté de plus de 8%. Et l'indice de la production manufacturière a atteint son plus bas niveau depuis six ans. Quant à la croissance, Pékin l'estime à 7% cette année, ce qui serait le plus faible score de la Chine depuis un quart de siècle. Sans compter que la plupart des analystes considèrent que ces prévisions sont largement surévaluées par les autorités chinoises.

    Dans ce contexte, les entreprises chinoises font directement les frais de ce coup de frein. « Depuis le milieu des années 80, la réponse aux difficultés économiques a toujours été une accumulation de dettes, explique Jean-Marc Daniel. A présent, on purge les dettes d'un certain nombre d'acteurs économiques. En 2008, c'étaient les dettes des ménages américains. Depuis 2010, on purge les dettes des Etats européens... Et aujourd'hui, c'est au tour des entreprises chinoises, qui sont très endettées. Ce surendettement explique d'ailleurs la baisse de la valorisation des entreprises chinoises. »

    Des mesures attendues

    La fébrilité des marchés s'explique aussi par le fait que les investisseurs attendent des mesures fermes de la part de Pékin. Dans ce contexte, la banque centrale chinoise a annoncé mardi qu'elle abaissait à nouveau ses taux d'intérêt, pour la cinquième fois depuis novembre. Une mesure destinée à relancer la croissance, et à apaiser les marchés. D'ailleurs les bourses européennes ont tout de suite réagi positivement à cette annonce. Pourtant, jusqu'ici, ces mesures ne sont pas parvenues à enrayer le ralentissement de la croissance.

    Quant à la dévaluation du yuan, à laquelle la Chine a procédé à plusieurs reprises il y a deux semaines, elle avait notamment pour but de relancer les exportations. Mais les effets de cette mesure ne se feront pas sentir avant l'an prochain. Surtout, cette annonce a elle aussi contribué à l'affolement des marchés.

    Peu de conséquences mondiales

    Finalement, le krach boursier du début de semaine aura surtout des conséquences pour les Chinois eux-mêmes. D'abord pour les épargnants, qui sont très nombreux à investir de l'argent en bourse, parfois pour des sommes folles. Avec la chute des titres, ils risquent de perdre beaucoup. Les entreprises chinoises, cotées en bourses, sont elles aussi évidemment en première ligne. Sans compter que cet épisode risque de coûter cher à l'Etat lui-même, qui va injecter des milliards de yuans dans le système pour restaurer la confiance.

    Mais la chute des marchés risque d'avoir finalement assez peu de conséquences sur l'économie mondiale à court terme : d'après les experts, un ralentissement de la Chine n'amputerait que très peu la croissance des PIB américains et européens. Mais pour les années à venir, c'est un peu plus flou.

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